APPAREILS USITÉS EN ANGLETERRE
Régulateur Crompton. — Le régulateur primitif de M.Crompton était caractérisé par un électro-aimant à double armature : la première, assez massive, placée près des pôles de l'électro; la seconde, très légère, superposée à la première et maintenue à une certaine distance de la précédente par un ressort antagoniste.
Le rôle de l'armature principale était de produire l'écart des charbons ; celui de l'armature légère, d'opérer le rapprochement successif des pointes.
L'armature principale faisait corps avec le porte-charboD négatif; elle prenait une posilion déterminée quand le courant était envoyé dans le régulateur et conservait cette position jus* qu'à ce que le circuit fut rompu. L'armature légère portait ud bras coudé qui venait faire frein sur le dernier mobile d'un mouvement d'horlogerie, quand l'écart des pointes était normal, et qui laissait défiler les engrenages et la crémaillère, taillée sur une des faces de la tige positive, lorsque l'arc devenait trop grand.
L'électro-aimant n'avait ainsi, en marche normale, qu'à faire
mouvoir une pièce pesant quelques gi-ammes, ce qui rendait l'appareil extrêmement sensible : pouE. un millimètre de rapprochement, il fallait plus de cinquante déclenchements du mouvement d'horlogerie.
C'est, sans doute, cette.seosibililé exagérée qui rendait l'appareil trop délicat et trop difficile à régler, et qui en a fait abandonner l'exploitation au bout de quelques années.
Régulateur Crompton et Crabb. — Le nouveau régulateur manufacturé par M. Crompton est représenté (Fig. 181). Il se compose essentiellement d'un grand solénolde différentiel A B, dans lequel se meut un tube en fer J, maintenu dans une posilioD déterminée par un ressort antagoniste intérieur, dont on règlela tension et la hauteur dans le tube au moyen de deux vis facilement manœuvrables de l'extérieur.
Ce régulateur possède généralement deux patres de crayons, afin de pouvoir fonctionner 12 heures consécutives avec la même
garniture de charbons. Fig. lei. ~ Régul.tear Crompton et Crabb.
Les liges M et N sont taillées en crémaillères et engrènent avec des pignons sur Tarbre desquels sont calées les roues de frein C et D.
Les sabots E et F, commandés par les leviers G et H, solidaires de Tarmature du solénoïde A B, empêchent les roues G et D de tourner, tant que Tare voltaïque ne dépasse pas sa longueur de régime.
Les deux tiges extérieures V V servent à maintenir le globe entourant le fover lumineux.
Les porte-charbons inférieurs S et T sont supportés par une tige centrale.
Les leviers K et L, sur lesquels reposent les sabots de frein E et F, sont articulés en 0 et 0', et portent, entre les sabots de Tarticulation, deux petites tiges à peu près égales au rayon des roues G et D.
Si l'action du solénoïde amène les leviers L et K au-dessus de rhorizontale, tout le poids des tiges et des charbons est supporté par les roues GD, et le frottement entre ces roues et leurs sabots est suffisant pour les empêcher de tourner; par suite les crémaillères ne peuvent pas descendre. Quand, au contraire, les leviers L et K sont en dessous de l'horizontale, le poids est supporté par les petites tiges intermédiaires. Les roues peuvent alors tourner et les crémaillères s'abaissent jusqu'à ce que les pointes des crayons viennent se toucher.
Quand on envoie le courant dans le régulateur, il traverse d'abord le gros fil du solénoïde; le noyau se soulève et entraine les leviers L, K et les roues G, D; l'écart se produit entre les pointes et en même temps les roues sont embrayées. Au moment oii l'arc dépasse sa longueur normale, le courant dérivé qui traverse le fil fin du solénoïde devient plus fort, et le noyau s'abaisse avec les leviers et les roues. Ges dernières deviennent libres, et les crémaillères descendent d'une certaine quantité.
Les deux paires de charbons ne brûlent pas en même temps ; la petite tige intermédiaire de gauche est plus longue que celle de droite. Le charbon de droite est ainsi relevé avant celui de gauche, et, par suite, les charbons X sont séparés avant les charbons Y et maintenus à une trop grande distance pour qu'il y
BÉUULATEURS.A ABa 3!9
ait formation d'un arc entre eux. Quand les charbons Y sont brûlés, un arrêt empècbe leur porte-charbon de descendre davantage; l'arc devient très grand, et le noyau s'abaisse fortement, ce qui finit par rendre libre la seconde crémaillère et par amener les pointes des charbons X en contact.
La seconde paire de charbons brûle comme la première, et.
lorsqu'elle est consumée, un arrèl empêche la crémaillère de descendre plus bas; le mouvement du noyau tubulaire s'accentue encore jusqu'à ce qu'un contact vienne s'effectuer et mettre la lampe hors du circuit. Le même contact se produit si, pendant la marche, le courant est interrompu pour une cause quelconque : rupture d'un charbon, grippement d'une crémaillère, etc., etc. Le régulateur Crompton et Grabb est un appareil de premier ordre. Le nombre de ses npplications est considérable, sans
atteindre cependant celui des applications des régulateurs Gramme et Thomson-Rice.
Régulateur Rogers. — Le régulateur combiné par M. Francis Rogers, de Londres, est l'un des plus simples que nous connaissions. Nous le représentons (Fig. 182).
Le courant entre par la borne A et sort par la borne E.
Le solénoïde B B est garni de gros fil que traverse tout le courant.
Le manchon en fer doux F est terminé par une embase carrée en deux parties : Tune fixe, l'autre mobile. Ces deux parties sont reliées entre elles par quatre lamelles HH. La partie mobile G est munie d'une vis réglable à volonté, dont la tête vient reposer sur la plaque I (Fig. 183).
Dès que le circuit est fermé, l'armature pénètre dans le solénoïde; la pièce G vient appuyer sur la tige motrice et l'entraîne avec elle. L'arc jaillit entre les pointes D et C. Lorsque le courant s'affaiblit dans le solénoïde, le manchon en fer doux descend un peu; la pièce G cesse de presser contre la tige motrice, et celle-ci, en tombant, diminue la longueur de l'arc.
La longueur normale de l'arc est réglée au moyen del'écrou J. Il va sans dire que nous ne saurions recommander un appareil sans ressorts ni organe d'amortissement; nous le signalons à cause de la simplicité du désembrayeur.
Régulateur Lever. — M. Lever, de Manchester, a adopté le système de coinçage américain pour arrêter la descente du portecharbon positif; les détails de construction de son appareil sont assez originaux pour mériter une mention toute spéciale.
L'électro-aimant FF (Fig. 184) est garni de fil fin et placé en dérivation sur le courant principal. L'attraction de cet électroaimant sur son armature A est contrebalancée par un ressort D • facilement réglable en £. La rondelle de coinçage B, que nous • avons représentée à part (Fig. 186), est soulevée par le taquet 1 faisant corps avec le levier oscillant L sur lequel l'armature A se trouve fixée. Quand la rondelle est horizontale, le porte-charbon supérieur peut glisser librement sous l'action de la pesanteur;
RËGLTLATEURS A ARC. 33t
mais, quand elle est inclinée par le ressort, elle pince le portecharbon el le retient.
Le roncUoQQement du mécanisme se comprend à première vue : si la lampe n'est pas dans le circuit, la rondelle retient le porte-charbon et les deux crayons restent séparés l'un de l'autre, si leur contact n'est pas assuré d'avance ; quand on ferme le circuit, le courant traverse l'électro-aimant F; l'armature A est vivement attirée, ce qui donne la liberté à la tige C, et les deux pointes se touchent presque instantanément. A ce moment, le courant trouvant un passage ayant moins de résistance que les Tils de l'électroaimant, l'action magnétique de celui-ci diminue notablement, et le ressort D devenu prépondérant soulève l'armature L, la rondelle B et la tige C, que le coÎDçage rend solidaires entre elles. L'are se trouve ainsi établi.
Les crayons brûlent alors jusqu'à ce que l'augmentation de résistance de l'arc fasse dériver une proportion plus grande du courant dans les fils de l'électro-aimant et permette à
l'action magnétique d'équilibrer rig. im. — Régulateur Lever.
celle du ressort. La rondelle B prend, petit à petit, une position de plus en plus horizontale
et laisse enfin descendre la tige C. Cette descente est* généralement très faible, presque imperceptible, et la tige est de nouveau coincée, jusqu'à ce qu'une nouvelle augmentation de l'arc produise un nouveau réglage; et ainsi de suite, jusqu'à usure complète des crayons.
Une pompe à glycérine R amortit les mouvements brusques de l'armature.
Une vis G permet de régler la hauteur du support sur lequel repose la rondelle B lorsqu'elle est inactive.
Un écrou J limite le rapprochement de l'armature A des pôles de l'électro-aimant F. Les vis S S^ servent d'attaches aux conducteurs introduisant les tiges et, par suite, les charbons, dans le circuit.
Quand toutes les lampes d'un circuit sont mises en action, si les pointes ne se touchent dans aucune d'elles, la résistance des électro- ^^l'u^A^ "":A^"i aimants est très grande et, à moins d'être excitée
délie de coinçage ^
du régulateur Le- elle-mèmQ en dérivation, la dynamo est souvent
impuissante à produire l'excitation de son propre inducteur et celle des électro-aimants des lampes. Pour obvier à cette difficulté, M. Lever a imaginé un appareil automatique qui a pour effet de placer la dynamo en court circuit sur une dérivation de résistance modérée jusqu'à ce que le courant ait atteint son intensité normale. Cet appareil cesse d'agir dès que les lampes sont allumées.
Récemment M. Lèvera modifié plusieurs détails de son régulateur : il a remplacé l'électro-aimant par un solénoïde pour que l'armature ait une plus grande course ; il a ajouté un coupecircuit automatique analogue à celui de la lampe Brush, pour rendre les appareils indépendants les uns des autres lorsqu'ils sont placés en série ; il a complètement transformé le châssis et le bâti de la lampe pour en diminuer le volume, etc., etc.. Ces changements ont sensiblement amélioré la marche de l'appareil qui était souvent irrégulière avec la première disposition.
Régulateur Burgin. — Le mécanisme de cet appareil repré-
sente (Fig. 186) se compose d'un électro-aimant A à gros fil; d'une armature B garnie, au pourtour, de fil de très grande résistance et articulée aux deux leviers CG d'une poulie à friction D sur laquelle frotte le ressort K; d'un support T faisant corps avec l'armature et formé de deux fiasques entre lesquelles est placé l'arbre 0 de la poulie D; d'un ressort antagoniste R; d'une poulie P; d'un anneau M et de diverses pièces accessoires.
Les fils de l'électro-aimant et de l'armature sont enroulés de telle sorte que les pAles magnétiques engendrés dans l'armature sont de même nom que les pôles voisins de l'électro-aimant.
Le porle-charbon supérieur est suspendu au moyen d'une corde enroulée sur la poulie N. Cette corde passe sur la poulie Pet entre dans l'armature B, qui est perforée dans toute sa longueur.
Une deuxième corde, enroulée sur un tambour également placé sur l'arbre 0, a son extrémité garnie de l'anneau M et sert à remonter le porte-charbon supérieur quand les crayons sont usés.
A l'allumage, l' électro-aimant attire son armature ; les leviers CG
osciUent; l'arbre 0 s'élève ; l'arc ^'«- ***" " ''*^"'"*"^ "'"«'''■ se produit; en môme temps le ressort K embraye la roue D.
Par suite de la combustion des pointes des charbons, la longueur de l'arc augmente peu à peu, ainsi que sa résistance. Le courant dérivé autour de l'armature et l'aimantation de cette dernière augmentent par conséquent jusqu'à ce que la répulsion entre les polarités de même nom permette à l'armature de s'abaisser un peu. Le volant se dégage de l'action du frein et le porte-charbon supérieur descend un peu, grâce à son propre poids. Le courant dérivé autour de l'armature et son magnétisme diminuent immédiatement, et tout le système entre dans un état
d'équilibre instable entre l'action combinée de l'attraction magnétique et du ressort K, d'un côté, et celle du poids du portecharbon et du ressort R, de l'autre. Il s'ensuit un avancement presque continu du crayon positif et, parsuile,unefîxitéde lumière satisfaisante.
ArPAREILS USITÉS EN ALLEMAGNE
Régulateurs Siemens. — La maison Siemens et Halske, de Berlin, construit des régulateurs à arc de diverses formes et de diverses puissances, qui se recommandent tous par l'ingéniosité de leurs organes etleurbonne fabrication. Ne pouvant les décrire tous, nous allons présenter, Tivec quelques détails, les deux modèles qu'on rencontre fréquemment en France ; nous voulons parler du régulateur à vibration et du régulateur différentiel.
Le régulateur à vibration se compose (Fig. 187) d'un électroaimant E, dont le fil est traversé par le courant total de la source électrique (ce courant arrive par la borneK elquilterappareii par la borne Z); d'un trembleur constitué par l'armature A, le Fig. 187. - Régulateur à Tibration contact c, le levier oscillant T, le ^'""«'■- ressort /", le doigt m et la petite
came n; d'un mouvement d'horlogerie composé de h mobiles;
d'un porte-charbon positif R servant de moteur; d'un porte-
RÉGULATEURS A ARC. a35
charbon inférieur engrenant avec une roue ayant un diamètre tel que le foyer lumineux reste fixe dans l'espace ; des vis de réglage P et A:; et de divers organes accessoires.
Ce qui caractérise ce régulateur, c'est son trembleur électromagnétique, véritable rhéotome vibrant, analogue^ à ceux des sonneries électriques. Le rôle de ce trembleur est d'écarter les pointes en agissant sur la roue àrocbet u placée sur le même axe que le volant à ailettes du mouvement d'horlogerie .
Lorsque le courant traverse les fils de l'électro-aimant E, l'armature A est attirée, ce qui fait osciller le levier T et détermine un petit mouvement d'avancement du doigt m, lequel pousse le rochet d'un cran ; mais l'armature, en s'inclinant, se met en contact avec la borne K, ce qui supprime le courant dans les fils de l'électro-aimant et permet au ressort / de ramener toutes les pièces dans leur position primitive. Le courant traverse de nouveau les fils de l'électro-aimant, et le rochet avance d'un nouveau cran.
C'est un véritable moteur électrique qui fonctionne dès que le courant est interrompu totalement.
Son effet sur les porte-charbons se fait sentir quand les pointes se touchent ou quand l'arc est trop petit; si l'arc est assez long, le courant devient moins intense et l'amplitude des mouvements de l'armature est trop faible pour déterminer l'avancement d'un cran de la roue à rochet ; le moteur fonctionne toujours, mais il n'agit plus sur les engrenages ni, par conséquent, sur les porte-charbons.
Le petit bouton d, visible à l'extérieur, permet de constater la vibration normale du trembleur. La vis extérieure P est destinée à régler la tension du ressort /*, et la vis k, qui traverse également l'enveloppe de l'appareil, a pour objet de régler convenablement, pour le courant qu'on emploie, l'écart de l'armature A. La came n maintient le doigt m en dehors des crans de la roue à rochet quand les oscillations du levier T ne sont pas suffisantes pour actionner cette roue.
Il nous est maintenant facile d'expliquer le fonctionnement du régulateur à vibration.
Quand le courant ne passe pas, il n'y a qu'un moteur sus-
ceptible d'agir, c'est le porte-charbon positif : si les charbons sont éloignés, il fait mouvoir les engrenages et remonte la tige négative jusqu'à ce que les pointes se touchent.
Quand l'appareil est mis dans le circuit électrique, le trembleur éloigne les charbons, donne naissance à l'arc et continue à agir tant que celui-ci n'a pas atteint sa longueur normale; à ce moment, les vibrations continuent, mais les tiges restent fixes.
L'arc grandit par suite de l'usure des pointes, et le portecharbon positif descend, communiquant son mouvement aux roues d'engrenage, qui, de leur côté, relèvent le porte-charbon négatif.
Le trembleur fait marcher tout le système en sens inverse, si l'arc devient trop petit, et, grâce à ces deux moteurs qui |
s'équilibrent et se contrôlent pendant toute la durée delà marche, i
la lumière est d'une fixité remarquable.
Ce régulateur est en outre pourvu d'un petit mécanisme qui permet de faire mouvoir simultanément les. deux charbons et de déplacer le foyer sans éteindre la lumière.
L'emploi d'un trembleur électrique comme moteur est certainement une idée originale qui devrait donner et qui d'ailleurs donne de bons résultats ; cependant, il est rare que les mouvements de cliquet et de rochet fonctionnent longtemps d'une manière normale ; aussi la pratique industrielle n'a-t-elle pas consacré définitivement l'usage du régulateur à vibration. La maison Siemens elle-même a produit des appareils moins susceptibles de dérangements et beaucoup plus rationnels.
Tel est, par exemple, le régulateur différentiel que nous représentons (Fig. 188).
L'écart des charbons j)Our la formation de l'arc et le maintien de cet arc à longueur constante sont obtenus dans cet apppareil au moyen du déplacement d'un cylindre en fer doux S S dans deux solénoïdes TT et RR.
Le solénoïde TT est établi avec du fil fin ayant une grande résistance, et le solénoïde RR, avec du gros fil pouvant recevoir, sans échauffement anormal, autant d'ampères que l'arc luimême.
RÉGULATBURS^A ABC. 337
Le courant, eo arrivant au régulateur en L, se partage entre les deux bobines ; la plus grande partie passe dans le solénolde R et le porte-charboQ supérieur Z, traverse l'arc et ïe porte-charbon inférieur, et quitte l'appareil par la borne L,; l'autre partie traverse le solénoïde T et rejoint directement la borne de sortie L^.
Ainsi, le courant dérivé traverse une grande résistance fixe, et le courant principal U-averse l'arc qui lui oppose une résistance variable avec la distance des charbons.
Chaque bobine attire le barreau de fer doux avec une force proportionnelle à l'intensité du courant et au nombre de tours de fil. Il se produit donc, dans l'appareil, une série de mouvements dépendant uniquement de la résistance de l'arc. Si la distance des charbons devient trop grande, la résistance de l'arc augmentant en proportion, l'action du solénoïde T s'accroîtra, et le barreau sera déplacé vers le haut. Si, au contraire, la résistance de l'arc diminue, c'est le solénolde R qui devient prépondérant, et le mouvement inverse se produit. Il résulte de là que, en réglant convenablement le rapport des résistances des solénoïdes, l'équihbre du barreau est indépendant des variations d'intensité du courant total : il ne dépend plus que du rapport des courants principal et dérivé ou, ce qui revient au même, de la longueur de l'arc.
C'est là le principe de tous les régulateurs différentiels.
Dans l'appareil Siemens, la tige supérieure Z porte, à l'aide de la pince a, le charbon positif g, et les tiges inférieures sont reliées par une traverse b qui porte le charbon négatif h. La traverse b est fixe, de sorte que le foyer lumineux descend pendant toute la durée de la marche.
La tige Z est taillée en crémaillère et fait tourner une roue
338 ÉCLAIRAGE A L'ËLEGTRIGITË.
à échappement r par Tintermédiaire d*un pignon denté. La roue d'échappement est encliquetée par une ancre de mouvement d'horlogerie, laquelle est commandée par un petit balancier p. Ce balancier a pour effet de ne laisser échapper qu'une seule dent par chaque oscillation, et de rendre, par suite, la descente de la tige extrêmement lente.
Le noyau S porte en son milieu une traverse cc^y articulée en d et reliée à l'extrémité supérieure d'une règle AA. L'extrémité inférieure de cette règle est articulée à une seconde traverse r, ; les deux traverses sont calculées pour assurera AA une direction toujours verticale. L'ancre porte une petite cheville m qui vient se loger dans une entaille j/ lorsqu'une troisième traverse a: repose sur cette cheville, ce qui empêche alors le balancier de se mou* voir et les pointes de se rapprocher. Pour empêcher que les mouvements du noyau S soient brusques, les inventeurs ont placé, parallèlement au solénoïde R, une petite pompe à air dont la tige est actionnée par le levier cc^.
Quand le courant ne traverse pas l'appareil, Tancre est Ubre, et la tige supérieure descend rapidement jusqu'à ce que les charbons soient en contact. Dès que le circuit est fermé sur les borner LLj, le noyau est vivement attiré en bas : la règle A, la tige supérieure et tout le mouvement de réglage s'élèvent, et la lumière jaillit entre les pointes. Au moment où l'arc devient trop grand, le solénoïde T attire le noyau S, la règle A A s'abaisse un peu, et la petite cheville m se dégage, laissant le balancier en liberté. L'ancre oscille et la roue d'échappement se meut lentement sous l'influence de la tige Z qui descend et rapproche le& pointes. Tout cela est sans doute un peu compliqué; cependant l'intensité lumineuse subit peu de variations et, en somme, l'appareil fournit un service satisfaisant.
Signalons un dernier point qui n'est pas sans valeur.
Pour permettre de régler l'arc à la longueur normale qu'on désire et suivant l'intensité du courant électrique, le solénoïde supérieur peut monter ou descendre de manière à ce que le barreau de fer doux y soit plus ou moins engagé et, par suite, plus ou moins influencé. Ce mouvement est obtenu au moyen d'une tige filetée sur laquelle on agit par un bouton extérieur.
RÊGOLMEURS A AftO. 33»
La Ggure 189 représeate la dernière élude à laquelle la maison Siemens et Halske s'est arrêtée pour la construction des régulateurs à arc.
Le nouvel appareil contient deux électro-aimants, l'un à gros fil D pour établir le recul, l'autre à fil fin N pour régler la longueur de l'arc. Ce deroier est pourvu d'un trembleur C qui actionne une roue à rochet Z et fait tourner une vis S logée dans une des tiges de la lampe. Le porte-charbon supérieur coulisse entre les deux tiges verticales ; et, à l'aide d'un petit mécanisme M, il peut être embrayé avec la vis S de manière à descendre lorsque cette vis tourne.
Quand le courant traverse les électro-aimants, la roueZ, qui remplit le rôle d'armature delà bobine D, monte et soulève le crayon positif. (La roue Z est assez épaisse pour que le rochel K ne la quitte pas, malgré son déplacement vertical). Si l'arc est trop grand, ' l'électro-aimant N attire par son armalure et fait marcher le trembleur C, véritable mo-
leur éleclrique analogue à „i,.,....r s2.,'.'bp. J. lia», celui de la première lampe
Siemens, à celte différence près, que le premier éloignait les pointes quand la pesanteur les rapprochait d'uiie trop grande quantité, tandis que le second rapproche les pointes lorsqu'elles sont à une trop grande distance l'une de l'autre. Une vis, manœuvrée extérieurement, permet de régler la puissance du ressort aatagoaisteF.
Pour mettre de nouveaux crayons, on désembraye à la main le mécanisme M, cequircnd toutelibertéauporte-charbonsupérieur.
Cette lampe est une combinaison assez heureuse des lampes
Cance et Siemens (ancien modèle). Son mécanisme est logé dans
un espace restreint; son moteur est d'une grande simplicité; tous
les organes essentiels sont bien exécutés. Seules, les pinces
a charbons nous ont paru trop peu
larges pour bien maintenir les pointes
vis-à-vis l'une de l'autre.
Régulateur Fein. — Le régulateur Fein (Fig. 190) contient une série de rouages disposés à l'intérieur d'un châssis G ayant la forme d'un T, et deux solénoïdes E' E" dont les noyaux sont . articulés aux extrémités de ta traverse
du châssis.
Le châssis G est sujiporté par les plaques L; il oscille, en a, sur l'axe même de la roue R engrenant avec la crémaillère Z à laquelle est fixé le portecharbon positif K'.
Le dernier mobile B est arrêté dans sa rotation par un petit frein 0 placé à l'extrémité d'une lame flexible, fixée elle-même sur une pièce H dontla position est réglée par la vis S.
Le courant arrive parles bornesDD et traverse toujours le solénoïde en dérivation E". Il traverse également le solénoïde à gros fil E', mais seulement XJitrim II quand les charbons sont en contact ou
*" que l'arc est formé.
ri«.m.-R^g«l.taurFem. ^^ ^p^^^^ j^^ ^^^^^^ ^^ tOUChcnt.
Lorsqu'on ferme le circuit, rélectro-aimant E' a une action très prépondérante ; il attire vivement son noyau et fait osciller ta partie verticale du châssis G de droite à gauche. La roue B se trouve immédiatement embrayée et la tige Z est soulevée, ce qui donne donne naissance à l'arc.
REGULATEURS A ARC. 3il
Lorsque, par suite de l'usure des crayons, l'action du solénolde E" devient prépondérante, le châssis G oscille en sens inverse, ce qui dégage la roue R et laisse tomber la tige Z.
Si les crayons se brisent, ou sil'arc s'éteint par suite d'un tout autre accident, le courant atteint son maximum dans E", et la touche T, venant butter sur le plateau supérieur, établit un passage au courant principal à travers une résistance W égale à la résistance totale d'une lampe en fonction ; de sorte que le reste des foyers placés sur le mfinie circuit n'est pas influencé.
M. Fcin construit aussi des régulateurs sans soténoïde à gros fil, qui fonctionnent seulement au moyen d'un solénoïde en dérivation et d'un mécanisme analogue à celui que nous venons de décrire. Dans ces derniers appareils, au lieu d'un simple tube I recevant le crayon inférieur en K", il dispose un électro-aimant effectuant le recul des pointes au moment de l'allumage.
Régulateur Hauck. — Cet appareil (Fig. i9l) a son point lumineux fixe.
Ses deux porle-charbons C et D sont reliés entre eux par une corde sans tin, attachée en 0, passant sur la poulie H, contournant la roue L, puis les