‹ Éclairage à l'électricité; renseignements pratiques (volume 2)Chapitre 35 sur 98 · T. 1 o . I- 1 ., I . Fig. Wl.-RéguUWurHBuck · texte numérisé non relu

T. 1 o . I- 1 ., I . Fig. Wl.-RéguUWurHBuck

poulies B et a et finalement le galet

transversal placé à la partie inférieure du porte-charbon D, d'oii

elle va s'attacher au plateau situé en haut de l'appareil.

'Tant que la roue L est libre, le poids de la tige positive est suffisant pour faire tourner tous les galets et remonter la tige négative; mais, lorsque la roue L est embrayée, le frottement

de la corde sur son pourtour devient ' tel que les charbons et toutes les pièces du mécanisme restent immobiles.

Les poulies H et B sont placées à l'extrémité du. bras transversal de la pièce G, laquelle oscille en j et est maintenue à son extrémité inférieure dans une sorte d'étrier faisant corps avec l'armature M d'un solénoïde à deux bobines W.

L'armature M a deux noyaux ; elle est attirée en sens inverse de l'influence magnétique par un ressort horizontal V, dont la tension peut se régler de l'extérieur.

Le solénoïde est à gros fil; il reçoit tout le courant du circuit.

Une roue à frein E est montée sur le levier G. Sur l'axe de E se trouve un pignon engrenant avec la roue F, laquelle est taillée sur une partie de son épaisseur. Le sabot de frein se termine par un patin guidé par la vis e et maintenu dans une position déterminée au moyen d'une lame élastique dont la puissance est réglée par la vis de serrage K.

Au moment de l'alUimage, quand les bornes P de la lampe sont mises dans le circuit, l'armature M pénètre dans le solénoïde, et la pièce G s'incline de telle sorte que la poulie H s'élève, la poulie B s'abaisse et la roue E porte sur son frein.

Puis, quand le ressort antagoniste force l'armature M à sortir du solénoïde, par suite de l'affaiblissement du magnétisme, le levier G se rapproche de la position verticale et la roue E reprend sa liberté. Le porte-charbon positif descend, le porte-charbon négatif remonte et l'ensemble de ces mouvements diminue la longueur de l'arc.

Un bouton a permet d'enrayer la roue E de l'extérieur en agissant sur une équerre rf, à n'importe quel moment. Une vis U sert à limiter la longueur maxima de l'arc.

Le ressort R est disposé de façon à amortir les mouvements rapides de la roue E lorsqu'elle est désembrayée.

Le porte-charbon supérieur est guidé au moyen d'une série •

de vis placées sur la tète de la tige en Z, Z', Z", X, Y, 6, de ma- i

nière à ce que les deux pointes des charbons placés en ce soient toujours bien en regard l'une de l'autre.

Régulateur Wenzel. — Cet appareil est représenté (Fig. 192).

Entre deux plaleaux cylindriques, distants d'environ O^.'IO, se trouve placé l'ensemble du mécanisme, qui comprend notamment : une crémaillère g portant le charbon positif et engrenant ■avec un petit pignon, lequel fait corps avec un tambour en fer e; un solénolde diiïérentiel A et une bobine A' garnie de fll fm et destinée à augmenter la résistance du courant de dérivation du

fïg. 19i. — RéguUieor Wenzel.

«olénotde. Le noyau a est muni d'une équerre d qui frotte sur le tambourV, et il est sollicité en sens inverse du soténolde par le ressort f. Un petit buttoir c empêche l'équerre d de s'élever au delà d'une hauteur déterminée.

Lorsqueje circuit est fermé, le noyau a et l'équerre d descendent; l'équerre rf se trouve aimantée et entraîne te disque e qui, en tournant, fait monter ta crémaillère et écarter les pointes des crayons. Il y a formation de l'arc.

Quand l'arc dépasse sa longueur normale, le courant de déri-

vation augmente d'intensité, ce qui diminue l'aimantation du noyau a et de Téquerre d. Cette désaimantation partielle permet au disque e de tourner et au porte-charbon positif de descendre. Ces mouvements s'opèrent avec tant de précision que le disque en fer tourne constamment et que la lumière est d'une fixité absolue.

Régulateur Poege. — M. Poege, de Chem'nitz, a combiné un

régulateur dont nous représentons schématiquement le mécanisme (Fig. 193).

Cet appareil se compose d'un électro-aimant A, placé dans le circuit principal; d'une armature circulaire C en fer; d'un électro-aimant à ftl fin B; d'une vis sans fin D; d'une roue dentée E; d'une poulie K et d'un rochet G.

L'électro-aimant A attire l'armature C dès que le courant passe dans le régulateur ; la vis D, solidaire de l'armature, est soulevée et la roue E tourne un peu, ce qui produit l'écart des charbons.

Fig.193. — Mécanisme du régulateur Poege.

L'électro B, son armature N et le contact F constituent un trembleur qui fonctionne dès que le courant de dérivation est assez grand, c'est-à-dire dès que l'arc dépasse sa longueur de régime. Ce trembleur, agissant sur le rochet G, fait tourner l'armature C dont le pourtour est convenablement denté; la vis D participe au mouvement de l'armature et le communique à la roue E. Le porte-charbon H, guidé par la traverse STet suspendu par une corde enroulée sur la roue K, descend alors et rétablit récartement normal des pointes.

L'appareil est simple et très bien exécuté. Son fonctionnement ne laisse rien à désirer.

Régulateur Pilsen. — Ce régulateur est dû à la collaboration de MM. Piette et Krizik (Bohème). Il est basé sur ce fait' que l'action exercée par un solénoïde sur un noyau en fer doux de forme conique reste constante dans toutes les positions relatives du solénoïde et de son armature pendant la moite de la course de la dite armature.

La figure 19A est un schéma indiquant les divers éléments dont se compose le régulateur Pilsen.

Les pièces principales sont :

les noyaux en fer AB, ayant la forme de fusées allongées, renfermés dans deux tubes minces en laiton ; le solénoïde à gros filC; le solénoïde à double fil D ; l'électro intermittent £ ; et la résistance R en maillecbort.

Quand les charbons ne sont a.bd pas en contact et que le courant traverse le régulateur, il va de la borne positive au gros fil de l'électro D, passe par le contact F et la résistance R ; puis il rejoint la borne négative.

L'armature B est attirée, et, comme les deux porte-charbons sont reliés par une corde passant sur une poulie P, de diamètre égal à la distance des dits portecharbons, ils s'avancent l'un vers l'autre, et les pointes se touchent immédiatement.

tï

Fig. 194. — Régulateur Pilsen.

A ce moment, le courant traverse le solénoïde C et Télectroaimant E; ce dernier attire son armature et rompt le contactF, de sorte que Télectro-aimant D n'a plus que sa garniture de fil fin en dérivation surle circuit. L'armatureAestattiréeetrécart se produit.

Quand le courant dérivé, qui traverse le fil fin du solénoïde D, devient assez intense, par suite de la longueur exagérée dei'arc, Tarmature B est attirée et ramène l'écart des pointes à sa longueur normale.

Après usure complète des charbons, deux buttées convenablement disposées ramènent le courant dans le gros fil de l'électroaimant D et dans la résistance. L'appareil est alors en court circuit et n'influence en rien la marche de ceux installés sur les mêmes conducteurs.

Le régulateur Pilsen possède ainsi deux puissants solénoïdes à action diflërentielle, lui assurant une grande sensibilité; il est très bien équilibré ; sa construction est soignée ; son point lumineux reste fixe lorsqu'on a soin d'employer des crayons plus gros au positif qu'au négatif. C'est, pour tout dire en un mot, un excellent instrument industriel.

Si nous avions une légère critique à formuler, elle porterait uniquement sur le mode de liaison entre les deux porte-crayons : nous n'aimons pas beaucoup les connexions à ficelle dans les appareils mécaniques.

Régulateur Zipernowsky. — Les figures 195 et 196 représentent le régulateur Zipernowsky, que construit la maison Ganz, dePesth.

E est un solénoïde à fil fin recevant une dérivation du courant principal. L'armature en fer doux. plonge presque entièrement dans l'intérieur du solénoïde, et elle est articulée à l'extrémité d'un cadre m oscillant en son milieu sur les tourillons des pièces d'appui M. A l'autre extrémité du cadre m sont placées deux lames verticales portant une série de rouages et reliées en bas par un deuxième cadre oscillant n. Le mouvement d'horlogerie est donc mobile ; il participe au mouvement des tiges verticales du parallélogramme m n\ mais sa roue principale engrène constamment avec la tige positive taillée en crémaillère. Un

ressort R, agissant du côté des rouages, contrebalance le poids

du noyau en fer doux qui tend à relever l'ensemble desdits

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rouages. Lorsque la lampe est inacUve, le noyau maintieut le mouvement dans sa position supérieure, et le levier a embraye l'étoile calée sur le volant à ailettes c\ la crémaillère ne peut donc pas descendre et les charbons sont écartés. Quand le circuit est établi, le courant traverse le solénoïde, et le noyau, attiré de bas en haut, fait osciller tout le système opposé du parallélogramme et amène les charbons au contact. Au même moment, le courant devient faible dans le solénoïde, les rouages et la tige positive se relèvent un peu, et l'écart des pointes se produit.

Lorsque la longueur de l'arc devient trop grande, l'actioD du solénoïde augmente, l'attraction du noyau abaisse la partie m n du parallélogramme, le levier d'embrayage a rencontre une pièce fixe qui le soulève et dégage l'étoile. La tige positive descend alors jusqu'à ce que l'arc ait repris sa longueur de régime et que l'étoile soit embrayée de nouveau.

Quand les crayons sont presque complètement brûlés, l'arc s'interrompt et le courant se trouve lancé dans un électroaimant B B en dérivation sur les charbons par l'intermédiaire d'un contact métallique formé entre le porte-crayon positif et une pièce spéciale fixée en bas de l'appareil. L'électro-aimantBB attire son armature, qui fait corps avec le parallélogramme oscillant; les rouages s'abaissent et appliquent le ressort S contre la base de la lampe. Ce contact donne naissance à un court circuit qui rend l'appareil indépendant des autres foyers alimentés par la même dynamo.

Afm d'enlever toute brus- E querie aux mouvements du

noyau en fer doux, l'inventeur Fig. 197.— MécftniimedurtguiateurGatchor. ^ établi daus le uoyau môme ,

un petit cylindre à air dont le piston est emmanché à l'extrémité de la tige fixe /.

Régulateur Giilcher. — Le mécanisme de la lampe Gûlcher est représenté (Fig.197). — Il se compose d'un électro-aimant B, à

branches inégales, dont les fils sont traversés par le courant qui produit l'arc. Cet électro-aimant oscille en 0 et repose sur la vis V; une culasse métallique D équilibre une partie de son poids. La tige du porte-charbon positif D est en fer; elle sert d'armature à la petite branche de l'éleclro-aioiaot. Une pièce fixe A, également en fer, constitue l'armature de la grande branche. Une petite armature supplémentaire F, maintenue par un ressort R, a pour unique fonction de modérer la vivacité du mouvement de l'électro-aimant lorsqu'il est attiré énergiquement par la pièce A.

Les deux charbons étant en contact et le courant lancé dans l'appareil, l'électroaimant B oscille immédiatement sous l'influence de l'armature A. Dans ce mouveinent, la tige D qui adhère à l'autre pôle de l'électro-aimant est soulevée, et l'arc jaillit.

L'intensité du courant diminuant au fur et à mesure que les crayons s'usent, l'électro-aimant retombe bientôt sur sa buttée V, et la tige D descend quand la force attractive est insuflisante pour contrebalancer son propre poids. La résistance de l'arc diminue, et la tige est de nouveau rendue immobile par l'électro-aimant dont la puissance a augmenté.

Des cordes convenablement disposées font monter le porte-charbon négatif pendant que le positif descend, de manière à maintenir le foyer lumineux à la même hauteur.

Les régulateurs Gulcher s'établissent en dérivation sur un courant de grande intensité, avec 65 volts de force électromotrice ; ils sont d'une simplicité remarqaable et d'un fonctionnement assez réguUer. On ne

350 ÉCLAIBAGE Â L'ÉLECTRICITÉ.

leur reproche que d*être un peu capricieux, ce qui est facile à comprendre, étant donnée l'absence d'amortisseur dans les mouvements de la tige.

Régulateur Kremenestsky. — L'appareil Kremenestsky se compose de deux solénoïdes  et B (Fig. 198) enroulés, le premier avec du gros fil, le second avec du fil fin très résistant ; de deux noyaux en fer doux réunis par deux leviers articulés en genouillères et exerçant une pression contre le porte-charbon positif quand le solénoîde  est prépondérant ; de deux tringles servant de guides au p.orte-charbon négatif, lequel est supporté , par deux cordes venant s'enrouler sur les galets R R' ; et d'une pompe à air G, destinée à amortir la brusquerie des mouvements de ce porte-charbon.

Si la lampe est dans le circuit et si les charbons sont en contact, le solénoîde A attire son noyau et cale les leviers de la genouillère, ce qui élève le porte-charbon positif et donne naissance à l'arc. Quand l'écart des pointes augmente l'action du solénoîde B, le noyau inférieur est attiré, la genouillère se détend, la tige du crayon positif descend et fait monter en même temps la tige du crayon négatif; l'arc diminue ; le frein est de nouveau calé par l'influence de l'électro-aimant Â, et ainsi de suite.

Cette lampe est moins régulière que celle de Pilsen, parce que l'équilibre entre les attractions des solénoïdes et des contre* poids n'est pas exactement réalisé dans toutes les positions des tiges.

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