‹ Éclairage à l'électricité; renseignements pratiquesChapitre 22 sur 41 · PREMIÈRES MACHINES MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

PREMIÈRES MACHINES MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES

ht fois par seconde l'arc voltaîque cesse d'exister. La lumière ne nous en parait pas moins continue ; cela est dû à [a persistance bien connue des impressions de la lumière sur la rétine et aussi à ce que l'arc voltaique proprement dit n'entre que pour une fraction dans la production de la

Fio, i^. Machine de lu Suc

Pwtniere électrique, le restant étant dû h l'incandescence des charbons, incandescence qui ne cesse pas immédiatement avec le passage du courant. Mais comme on sait que les courants employés ne jouissent pas d'une tension suffisante pour que, dans les circonstances ordinaires, l'étincelle jaillisse à distance, qu'il suffit d'un souffle pour interrompre l'arc yoIlaîque et qu'alors celui-ci reste éteint jusqu'à ce que les charbons aient été ramenés au contact et écartés de nouveau,

on s'étonne tout d'abord que les cessations du courant, reproduites ainsi un si grand nombre de fois par seconde, n'amènent pas l'extinction de la lumière. Le fait est difficile à expliquer ; la tension du courant n'est pas suffisante pour que l'étincelle jaillisse à distance entre les charbons froids; mais quand ceux-ci sont, au préalable, portés à l'incandescence par le passage même du courant, l'atmosphère qui les entoure est devenue plus conductrice par l'élévation de la température, et sans doute aussi par la présence de particules charbonneuses ; la durée de rinlerruption étant trèscourte, les qualités de l'atmosphère qui entoure les charbons n'ont pas le temps d'être modifiées sensiblement, elle courant peut recommencer â passer. Les interruptions, en admettant que l'évolution du changement de courant soit accomplie pendant que le centre de la bobine parcourt un arc d'un millimètre, n'ont d'ailleurs qu'une durée d'un dixmillième de seconde.

Les pôles de la lampe étant alternativement de sens contraire, il en résulte que les deux charbons s'usent également. La lumière électrique tourne, pour ainsi dire, continuellement autour des charbons et éclaire successivement chaque point de l'horizon avec des variations d'intensité assez coitsidérables.

Les machines de V Alliance sont employées au phare de la Hève, au phare Gris-]\ez près de Calais, aux phares de Cronstadt, d'Odessa, etc. : elles ont été expérimentées sur plusieurs navires et dans divers locaux industriels. Elles vont très-bien et exigent peu de force motrice. Cependant elles ne se propagent pas, et bien que le brevet français soit dans le domaine public, personne autre que la compagnie elle-même ne songe à en construire.

Cette situation toute spéciale d'un bon appareil qui ne peut se vulgariser tient à une foule de causes qu'il est inutile de relater ici. Oisons seulement que le prix de ces machines est

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