‹ Eclairage des côtesChapitre 20 sur 61 · NEO · texte numérisé non relu

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dans la même proportion la puissance du faisceau émis par l'appareil optique. Cette notion de l'éclat est indépendante de l'intensité photométrique de la source elle-même. C’est ainsi que de deux sources lumineuses, par exemple un brûleur à 10 mèches et 1 bec Auer, dont la première donnera une valeur en becs Carcel plus élevée que la seconde, c’est le brüleur à gaz qui, introduit dans un appareil optique, fournira une puissance plus élevée, son éclat intrinsèque étant lui-même plus considérable. On peut donc dire que la puissance d’un appareil de phare est proportionnelle à l’éclat intrinsèque moyen de la source lumineuse qui l’éclaire.

Surface de la lentille ou section droite du faisceau. — Dans les appareils à éclats, le deuxième élément dont dépend la puissance lumineuse est la section droite du faisceau ou la surface de la lentille annulaire.

Lorsqu'on regarde à distance une lentille annulaire éclairée, on constate que chaque point paraît doué du même éclat que la source elle-même. La lentille agit donc pour l'œil comme si la source lumineuse s'était agrandie, sa surface étant devenue égale à celle de la lentille, tout en conservant son éclat primitif.

Cette observation n’est rigoureusement exacte que si la lentille est exempte d’aberration de sphéricité ou de défauts produisant des déviations ou des dispersions nuisibles des rayons. Dans la pratique, il en est toujours ainsi ; mais si l’on fait abstraction de ces pertes inévitables, on constate que la puissance comparée de 2 lentilles annulaires, de même construction, éclairées par des brûleurs ayant même éclat intrinsèque, est proportionnelle à la section droite de leur

faisceau, c’est-à-dire à la surface utile des lentilles.

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La longueur focale des lentilles n'intervient donc pas dans l'expression de la puissance. Deux lentilles de longueurs focales différentes, mais présentant même surface, donneront la même puissance avec la même source. Si l'on augmente la longueur focale dans les appareils de phares, en passant des petits ordres aux grands, c’est uniquement pour pouvoir augmenter la surface utile des lentilles.

Rendement de l’Optique. — Les considérations précédentes montrent que la puissance lumineuse d’une lentille annulaire parfaite est égale au produit de l'éclat intrinsèque moyen de la source par la section droite du faisceau au sortir de la lentille. Les principales causes de pertes sont l'absorption qu'éprouve la lumière en traversant les prismes, les réflexions à l'entrée et à la sortie de la lentille, les aberrations de sphéricité qu’entraînent les imperfections inévitables de la courbure, enfin les écarts que peuvent présenter les positions relatives des divers éléments, les uns par rapport aux autres, dans leur garniture métallique. Il faut donc affecter la valeur théorique de la puissance d’un coefficient pratique que l’expérience seule permet d'évaluer et qui

dépend de la nature ainsi que de la composition de l'optique.

EXPRESSION GÉNÉRALE DE LA PUISSANCE LUMINEUSE. — Désignons par :

P la puissance lumineuse d’une lentille annulaire, comptée en becs Carcel.

t l'éclat intrinsèque moyen de la source lumineuse.

S la section droite du faisceau à la sortie de la lentille.

x le coefficient de réduction ou rendement de l’optique.

On peut écrire immédiatement l’expression générale de la

puissance : RS US An)

C’est à l’aide de cette formule que l’on calcule la puissance des Feux-éclairs des divers ordres, en prenant comme base les mesures effectuées sur les appareils de l’ancien système d’après

la méthode que nous allons indiquer.

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