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MACHINERIE

MACHINES ÉLECTRIQUES. — Les machines électriques employées dans les Feux-éclairs sont des alternateurs produisant

un courant maximum de 5o ampères et 5o volts aux bornes,

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disposés de manière à pouvoir être couplés par deux en quantité, à l’aide d’un accouplement rigide muni d’un embrayage ; l’ensemble peut ainsi débiter l'intensité maxima de 100 ampères, nécessaire par temps de brume.

Le courant se rend à un tableau de distribution muni d’ampèremètre, voltmètre et commutateurs et, de là, dans la ligne jusqu’à la lampe.

La construction des alternateurs est prévue de manière à éviter toute manœuvre de rhéostat ou de bobine de self-induction.

Pour obtenir 25, 5o ou 100 ampères, les gardiens n’ont qu'à tourner des commutateurs et accoupler les machines au

moyen de l'embrayage.

MOTEURS A PÉTROLE. — Nous préconisons d’une manière spéciale les moteurs à pétrole ordinaire qui sont entrés maintenant dans la pratique courante pour un grand nombre d'applications. Nulle part, mieux que dans les phares, leurs qualités particulières ne trouvent un emploi plus rationnel. Le combustible qu'ils brülent est le même que celui dont le maniement est familier aux gardiens; son approvisionnement et sa manutention sont faciles.

Il suffit d'installer les réservoirs à un niveau supérieur à celui des moteurs avec une tuyauterie munie de robinets pour régler exactement la consommation.

Le refroidissement des cylindres, dans le système que nous COnstruisons — BREVETÉ $. G. D. G. — s'obtient au moyen d’une circulation d’eau contenue dans un réservoir fermé et dont le mouvement est assuré par une petite pompe reliée au moteur. On ne consomme donc pas d’eau et c’est là un

avantage considérable, sur les moteurs à vapeur et sur les

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moteurs à air chaud, pour une installation de phare, où il est

souvent difficile de se procurer de l’eau douce.

La commande des alternateurs se fait par courroie, chaque moteur commandant une machine électrique. La puissance des moteurs est de 5 chevaux.

L’allumage est obtenu au moyen d’une lampe à jet et la mise en marche n’exige qu’une dizaine de minutes. Quant à la consommation de pétrole ordinaire, elle ne dépasse pas 45o à 5oo grammes par cheval effectif et par heure, lorsque le moteur travaille en pleine charge.

En résumé, la machinerie d’un Feu-éclair électrique comprend: deux alternateurs réunis par un accouplement rigide et muni d’un embrayage, actionnés, à l’aide d’une courroie, par deux moteurs à pétrole; le tableau de distribution du courant ; les réservoirs à pétrole avec leur tuyauterie ; les réservoirs d’eau avec leur tuyauterie et la pompe de circulation.

Le service des moteurs à pétrole est fort simple : il consiste

à remplir tous les jours la boîte de graissage automatique,

allumer la lampe et chauffer le vaporisateur pour la mise en marche ; à l'arrêt, il suffit d’éteindre la lampe. L'entretien réclame le nettoyage :

1° du tube carburateur après 4o heures de service; 2° de la soupape d'échappement après 100 heures ; 3° du piston après 5oo heures.

Ces opérations se font avec la plus grande facilité et ne

nécessitent aucun outillage spécial.

FPT: PEUX PERMANEN“S

Les Feux permanents, décrits pour la première fois à l’occasion de l'Exposition de Chicago (‘), sont destinés à l’éclairage des points peu accessibles, tels que les jetées exposées, les tours balises, les points dangereux d'intérêt secondaire, qui ne comportent pas les dépenses d'établissement et d'entretien des phares ordinaires ; ils ne peuvent s'appliquer, du reste, qu'aux appareils des petits ordres, l'intensité du bec étant faible.

Jusqu'ici les feux permanents ont été employés seulement comme feux fixes.

Pour donner plus d’extension au système, nous avons cherché à réaliser un Feu-éclair permanent, permettant de varier

les apparences.

FEU PERMANENT FIXE

Le feu permanent fixe, représenté en coupe verticale et en

coupe horizontale sur la planche XVII, se compose d’une

(1) Notice sur les Appareils d'éclairage exposés à Chicago, page 129.

optique dioptrique de feux fixe de 6° ordre, supportée par une colonne en fonte et placée à l’intérieur d’une lanterne de 1"600 de diamètre.

La lampe du feu permanent constitue la partie originale du système. Le bec, sans disque, est muni d’une mêche d'épaisseur triple de celle des phares ordinaires : il peut être coiffé par deux sortes de viroles, dont l’une sert à l'allumage et l’autre à la marche normale.

Pour obtenir une marche permanente du feu pouvant durer plusieurs mois il est nécessaire de procéder à l’opération préalable du croûtage.

L'opération consiste à recouvrir la mèche d’un dépôt de goudron, aussi uniforme que possible, lequel maintient l’évaporation du pétrole et, supprimant les dépôts, entretient la flamme pendant un temps prolongé.

Le bec étant coiffé de la virole de croûütage, on fait saillir la mèche, puis on allume et on laisse brûler pendant 48 heures ; après ce temps, le dépôt de goudron forme une croûte lisse et sans dentelure. La hauteur de la flamme baisse pendant cette opération.

Pour la marche normale, on substitue à la virole de croûtage une autre virole de forme différente, on coiffe le bec avec une cheminée en mica incassable par la chaleur, et on allume en ayant soin de soulever la mèche d’une quantité suffisante.

L'expérience a montré que le bec ainsi préparé pouvait brûler pendant 3 et 4 mois, avec une intensité qui descendait,

au bout de 2 mois, à 1 bec Carcel environ; on peut donc

compter sur ce chiffre pour le calcul de la puissance, qui, en réalité, sera supérieure à l'évaluation pendant la première

période de fonctionnement.

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Un feu non gardé ne présentant jamais les garanties de sécurité d’un feu surveillé par un gardien, on prend la précaution, en France, à moins d’impossibilité absolue, de faire visiter tous les mois les feux permanents.

Le réservoir à pétrole est placé au-dessus de l'appareil dans la coupole; il est relié au bec par une tuyauterie pourvue d’un régulateur de débit avec flotteur cylindrique à mercure, dont le fonctionnement automatique est d’une grande sensibilité, quelles que soient les variations thermométriques et barométriques. La capacité du réservoir est calculée largement pour la durée maxima du feu.

En moyenne, on peut compter sur 60 à 80 jours de fonctionnement.

La lanterne à double coupole qui renferme le feu est disposée pour favoriser la ventilation et l'évacuation des fumées qui se produisent quelquefois à la fin de la période de fonctionnement.

On compte, à l’heure actuelle, une vingtaine de feux

permanents fixes installés en France et dans d’autres pays.

FEU-ÉCLAIR PERMANENT

Les résultats favorables, obtenus avec les feux permanents fixes, nous ont engagés à créer un système de Feu-éclair permanent pouvant donner des éclats équidistants, ou même groupés, et fournissant avec de nouvelles apparences, sans augmenter la consommation, une puissance beaucoup plus considérable.

Le progrès dans cette voie est le même que celui réalisé

he pour les phares ordinaires en passant de l’ancien système aux Feux-éclairs.

Le Feu-éclair permanent est représenté, en coupe verticale et en coupe horizontale, sur la planche XVII.

L'appareil optique est formé de 4 lentilles dioptriques de 6° ordre, disposées en carré et fixées dans une armature en aluminium portée par un flotteur à mercure. La forme cônique

de ce flotteur a pour but d’en réduire le poids et de diminuer

le frottement de l’ensemble.

Le bec du Feu-éclair permanent est alimenté, comme celui du Feu permanent fixe, par un réservoir suspendu dans la coupole et par une tuyauterie avec régulateur de débit. L’ensemble du réservoir, de la tuyauterie et du bec est fixe.

La partie tournante, c’est-à-dire l’appareil et son flotteur, est maintenue par deux pivots, l’un placé sous le bec et l’autre au fond de la cuve à mercure.

La rotation de l’appareïl, à la vitesse de 1 tour en 20 secondes, est obtenue au moyen d’une machine de rotation à ressorts, suscepüble de maintenir le mouvement pendant 60 jours environ ; nous avons supposé, en effet, qu'il serait toujours possible, dans une période de deux mois, de visiter le feu et de remonter la machine.

L'appareil est renfermé dans une lanterne de 1" 60 de diamètre,

à double coupole en cuivre, avec escalier et table de service.

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