LAMPES
Les lampes électriques employées dans les Feux-éclairs sont du système Serrin modifié par M. le Conducteur des Pontset-Chaussées Crorna, attaché à l’Administration française des Phares ; elles portent les charbons verticalement et sont alimentées par du courant alternatif.
La table de service est munie de deux rails sur lesquels on fait glisser la lampe pour l’introduire dans l'appareil optique ; l’embase tournante porte également deux rails que l’on amène en coïncidence avec les premiers ; ils sont maintenus dans cette direction par un verrou d'arrêt.
Pour le service, on retire la lampe de l'appareil puis on pousse la lampe de rechange, qui passe ainsi de la table de service à l’intérieur de l'appareil, où elle vient butter contre un arrêt indiquant qu’elle se trouve exactement au foyer.
Une lunette avec prisme à réflexion totale donne l’image de
V’arc électrique sur un écran marqué d’un repère ; le gardien &
BE tOSH:
peut donc, à tout instant, ramener le foyer lumineux à la
position qu'il doit occuper.
MACHINE DE ROTATION
Les machines de rotation des Feux-éclairs électriques ne différent aucunement de celles des Feux à huile. Le lecteur peut donc se reporter à la description que nous avons faite de
ces dernières, page 82.
LANTERNE
Les lanternes des Feux-éclairs électriques sont toujours cylindriques. La puissance considérable des Feux électriques donnerait lieu, avec des lanternes polygonales, à des éclats parasites, par réflexion sur les glaces planes, qui pourraient troubler l’apparence du feu jusqu’à une distance considérable.
Les lanternes des Feux électriques sont construites sur murette métallique ; elles sont munies d’un plancher de service intermédiaire avec escalier en fer. Leur diamètre, à l’intérieur
des montants, est de 3 mètres