‹ Éclairage Moderne et HygièneChapitre 10 sur 57 · PS UT · texte numérisé non relu

PS UT

venus en France pour l'Exposition. On est loin aussi des époques où « épaisseur et multiplicité des rideaux aux fenêtres laissaient la pièce dans un demijour que lon trouvait reposant; le soir, la lueur des bougies et des lampes à huile ne suffisait pas à écarter entièrement les ténèbres, sauf, aux jours de gala, quand les lustres et les candélabres étincelaient de mille feux; on vivait dans la pénombre : c'était la chambre de Pascal, où l’occupant se repliait sur lui-même, monde factice à l'écart de la vie et de la vérité >» (CLOUZOT).

On est bien loin encore de 1913, « engouement pour les intérieurs fumerie d'opium, éclairages mourants, divans profonds comme des tombeaux, coussins et tentures noir et or...

Dans l’intérieur nouveau, nos yeux s'ouvrent tout srands sur les arbres et sur le ciel. Ils ne regardent plus la fenêtre, mais ce qu’il y a au delà. Les baïes sont larges. La lumière entre à flot, réfléchie par la blancheur des plafonds, les revêtements des murs. Elle joue sur les surfaces polies des meubles, sur les étoffes de couleurs gaies. La nuit venue, la source lumineuse vient du dedans: d’éclairé, l’appartement devient éclairant.

« Plus de lumière ! >», le mot du vieux Goethe mourant est la devise de notre siècle et non seulement c’est notre demeure qui a soif de clarté, mais c’est nous-mêmes. Nous ne pourrions pas plus vivre dans une pièce éclairée aux chandelles que dans un appartement meublé en chêne Henri IL... Tantôt, c’est

un éclairage indirect produit par une herse électri-

Si TE

que dans la saillie d’une corniche et réfléchi par une voûte blanche; tantôt c’est le mur entier, fait de dalles de verre gravées, ou le plafond ou un pilastre qui s’illuminent ». (CLOUzoT).

Les miracles de l’électricité ne sont pas moindres dans l'éclairage public; ils nous ont été révélés par l'Eposition de 1925.

Aujourd’hui, nos statues, nos monuments, nos cathédrales, s’élancent lumineuses vers le fond noir du ciel, sous les feux rasants des projecteurs, qui découvrent leurs splendeurs cachées que le soleil luimême n'arrive pas à dévoiler. Et cependant, sous lPArc-de-Triomphe embrasé, vacille toujours la sym-

bolique Flamme du Souvenir.

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