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LE SOLEIL DANS LES MAISONS PAR LE SYSTÈME ARTHEL

Dans les grandes villes, de nombreux locaux ne reçoivent que peu ou pas le soleil. Cela tient à plusieurs causes :

I. La seule voie d'accès du soleil est la fenêtre qui est, dans la plupart des cas, un moyen insuffisant d’en-

soleillement. En *<ffet, elle a forcément une orienta-

tion fixe et cette orientation n’est pas nécessairement bonne. Il n’y a que la fenêtre exposée au sud qui reçoit le soleil plus de la moitié du temps.

II. Quelque que soit l’orientation de la fenêtre, lorsqu'un masque se trouve devant elle, le soleil ne peut pénétrer. C’est ce qui se passe dans toutes les rues étroites, cours et courettes aux profils de puits.

IT. Plus le soleil est bas sur l'horizon, plus la projection des rayons est longue dans la maison mais plus ils sont arrêtés par les maisons d’en face.

IV. Les rayons solaires tombant de haut en bas éclairent les parquets ou tapis qui absorbent en moyenne 55 pour 100 du rayonnement.

V. Les sous-sols, chambres borgnes, logements de concierge des vieux immeubles sont condamnés à ne jamais recevoir un rayon de soleil. Et l’on sait que les sous-sols sont couramment aménagés dans les constructions modernes qui en possèdent parfois deux ou trois où travaille de jour un nombreux personnel.

VI. Enfin, s’il est vrai que le soleil pénètre facilement par les fenêtres des façades sud, on peut constater, surtout l’été, et en toutes saisons dans les pays de grand soleil, que les habitants repoussent le soleil au dehors à l’aide de volets ou de stores, ou encore réduisent les ouvertures pour éviter à la fois Ja chaleur et la reverbération.

En résumé, de nombreux obstacles empêchent fe soleil de pénétrer normalement dans les locaux que l’on est amené à éclairer à l’électricité ce qui est coûteux, jamais parfait, tandis que là encore des millions de bougies solaires sont perdues sur les toits.

L'appareil Arthel : C’est pour remédier à ces graves inconvénients que Monsieur Jacques ARTHUYS, industriel parisien, inventa .un héliostat pratique, l’« Arthel ».

Cet appareil prend le soleil sur les toits, discipline l’ensoleillement des locaux en forçant les rayons solaires à utiliser des cheminements que naturellemerit ils ne peuvent pas suivre.

Le procédé est simple, il consiste essentiellement en un grand miroir tournant placé sur le toit de la maison. Ce miroir tournant renvoie les rayons du soleil sur un miroir fixe dont l'effet est de les réfléchir de haut en bas de manière à créer une colonne intérieure de soleil qui chemine par des vides existant des maisons (cours, courettes, cages d’escaliers spéciaux dans les maisons de l’avenir.

Sur cette colonne sont prélevés des faisceaux secondaires qui, par un jeu de miroirs et de lentilles sont transmis dans toutes les directions. Ces faisceaux de soleil sont enfin projetés sur les surfaces claires des locaux, c’est-à-dire les plafonds blancs dont le pouvoir d'absorption est très faible (10 à 15 pour 100).

Si on ajoute que le miroir tournant est automatiquement dirigée par le soleil lui-même, on conçoit aisément qu'un tel dispositif permet de réaliser un ensoleillement réel de n’importe quel local.

Par un dispositif ingénieux, lorsque le soleil ne brille plus, les sous-sols éclairés par le système « Arthel >» s’éclairent automatiquement à l’électricité.

« L'appareil est complètement asservi au soleil et

cela par le soleil lui-même qui est le cerveau du mécanisme. »

La distribution de la lumière : L’appareil capte et transmet une moyenne de 30.000 bougies par ciel très clair. Ce qui peut ensoleiller d’une manière convenable 700 à 750 m°? de plafond. Ces 200 à 400.000 Iumens ne sont pas répartis uniformément selon les endroits (salon, hall, couloir, salle de travail) grâce à la superficie variable des miroirs secondaires. La chaleur du soleil n’est plus à craindre car le soleil est ainsi déconcentré et réparti. La lumière ainsi distribuée et diffusée par les plafonds, n’incommode personne, tout phénomène d’éblouissement étant évité.

L'homme tire plein parti de la lumière du jour et se libère des servitudes de la lumière électrique si fatigante pour lies veux. La lumière artificielle doit disparaître chaque fois que le soleil brille au dehors, jusque dans les sous-sols le soleil doit combattre l’ombre si propice dans les locaux obscurs à la dissimulation de la « saleté ».

La maison devient claire, fraîche et gaie. On peut concevoir en sous-sol des jardins d’été, des piscines ensoleillées et user du soleil suivant ses besoins et sa fantaisie.

Exemples d'application : L'Intransigeant à Paris; Hôtel Métropole de Bruxelles; « City Magzijn » à la Haye; « Le palais des Arts » à Milan.

A l’hôtel métropole on relevait au luxmètre 60 lux quand la lumière électrique seule brûlait tout le long de l’année. En février on mesure maintenant

200 lux sans électricité.

io

Escalier de l’Intransigeant à Par’:

(Système Arthel).

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