‹ Éclairage Moderne et HygièneChapitre 55 sur 57 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. —— Le soleil étant indispensable à la vie normale de tout être vivant, la lumière doit être distribuée à l’homme largement, mais dans des conditions physiologiques déterminées.

2. — Il existe des « maladies de lumière » telles que l’ophtalmie des neiges. La lumière artificielle peut, si elle est émise par des appareils trop puissants, provoquer des troubles graves comme l’ophtalmie des artistes de cinéina. Dans l’éclairage courant, les troubles observés sont dus au phénomène d’éblouissement et aux insuffisances de l’éclairement du plan utile.

3. — Pour obtenir les résultats désirés, la maison doit être construite suivant des règles dictées par l’astronome et l’hygiéniste qui ont défini l’axe héliothermique.

4, — L’ensoleillement est devenu une des préoccupations essentielles des architectes et ingénieurs modernes qui cherchent à le réaliser au maximum dans leurs constructions. Cette préoccupation est une des dominantes de la conception architecturale moderne.

5. — La maison de verre est au point de vue de l'éclairage la réalisation la plus parfaite.

6. — Les éclairagistes dirigent leurs efforts vers l'obtention d’une lumière artificielle (dont la source

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est toujours électrique) se rapprochant par sa diffusion le plus possible de la lumière du jour afin d’éviter l’éblouissement et de produire des éclairements suffisants.

7. — Parmi les différents modes d'éclairage électrique moderne, le plus recommandable est léclairage indirect de lensemble et semi-indirect des points particuliers. Il doit être adapté à chaque pièce de lhabitation. Dans l’industrie il constitue un problème souvent difficile et qui ne comporte pas de solution univoque.

8. — L'entretien et la vérification de l'installation doivent être faits sérieusement afin d'éviter les pertes d'énergie et les accidents graves.

9. — Il est possible de conserver jusqu’au bout l'esprit scientifique dans l’étude des phénomènes qui paraissent ne devoir relever que de l'intuition et des circonstances locales. Mais les décorateurs, architectes, ingénieurs éclairagistes doivent combiner leurs efforts en abandonnant les règles simples établies pour des cas particuliers, et en appliquant directement les principes de l'optique, de la photomé-

trie et de la physiologie.

re LE DOYEN, LE PRÉSIDENT DE FA TRES Er.

JEAN LÉPINE. A. ROCHAIX.

Vu et permis d'imprimer :

LYON, le 9 novembre 1933.

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