TROISIÈME CITATION
Hebr. I, 6.
De même , lorsque Dieu introduit son premier né dans le monde^ il dit encore :
Psaume LXXXIX, 28.
Pour moi , je le fer ai mon pre-^ mier né^ je le mettrcù fort audessus des rois de la terre, 3ou «5^ postérité ne s'' éteindra points et son trône durera autant que les deux.
Que tous les anges de Dieu l'ado^ rent.
Ps. XCVII, 7.
Que tous les dieux des nations se prosternent devant lui.
Ps. CI\ , 4.
7. Mais à Végard des anges , Des vents il fait ses anges , et
voici comme il parle : Il fait deà des flammes de feu ses ministres, vents ses anges , et des flammes de feu ses ministres.
Dans les versets du Ps. LXXXIX^ qui précèdent la citation , David avait dit , 20 : Tu parlas autrefois en vision â ton bien-^aiméy tu lui dis ^ 21 : J'ai acquis Da^id pour mon serviteur y et je ï ai oint de mon huile sainte. . • . . . ^7: Tu es mon père y dira-^t-il en ntini^oquant/ 28 : Pour moi je le ferai mon premier né.
Le titre de mon premier né a le même sens que monjilsj dans la première et dans la seconde citation^ c'est une expression de préférence , comme serait celle de mon fils aîné. Dieu avait choisi David dans le peuple y pour le faire le plus grand roi de
la terre, il l'avait nommé son bien-aimé (i), et celuici devait appeler Dieu son père. 11 en était de même de son fils Salomon ^ dont le trône devait subsister éternellement. Jésus-Christ a été aussi le bien-aimé de Dieu, et il a appelé Dieu son père, comme dans les passages suivans : Tu es mon Fils bien aiméj en qui foi mis toute mon affection. Marc, 1, ii ; Luc, m, 22 : dans le royaume de mon Père. — Mon Pere^ que cette coupe passe loin de moi y Matth. XXVI, 29, 59.
L'auteur de TEpître aux Hébreux veut aussi que Jésus-Christ soit le premier né de Dieu , mais il ne futpas, comme David, au-dessus des rois de la terre.
La phrase que tous les anges de Dieu V adorent ^ est, suivant Beausobre , empruntée du Ps. XCVII, où on lit dans l'original hébreu , que tous les dieux des nations se prosternent deç^ant lui; et cela se dit de TEternel dont la puissance est infiniment supérieure à celle des autres dieux ; mais l'auteur de l'Epître a suivi la version des LXX, qui avaient subsistué le mot anges au mot dieux , et lui-même substitue les mots anges de Dieu aux mots dieux des nations , en sorte que s'il avait suivi l'original hébreu, la phrase aurait été toute différente, et Ton n'aurait pu en tirer aucun parti pour prouver la supériorité de Jésus-Christ, et pour autoriser le culte que plusieurs nations chrétiennes lui rendent.
( 1 ) Benjamin était aussi le bien aimé de l* Etemel, Deuter. XXXIII, la.
Des vents il fait ses anges , et des flammes de feu ses ministres. Cela veut dire que Dieu fait servir tous les phénomènes naturels à l'accomplissement de ses desseins. Beausobre croit que le sens est ici^ que es anges sont dans le rang des autres créatures de Dieu , et que, comme les vents et \e^ flammes y ils ne sont que les simples ministres de ses volontés.