DÉFENSE
DuMaîlre de ï univers, le seul ^rai Dieu ^ contre -la noui^elle secte établie dans Genève. ,•;.
Les membres de cette nouvelle secte , qui usuf^ pént le titre de Société évangélique , titre qui ne ]{>ëùt appartenir , à juste titre , qu à la Vénérable Com|ïagnîe des pasteurs , au lieu de témoigner leur reconnaissance au Dieu du ciel et de la terre , de ce qu'il leur a envoyé son Fils pour les éclairer, pour léuç apprendre à le connaître, à lui obéir, à le servir ^^ pour leur montrer le chemin du vrai b6nheilr.;'ljB détrônent , le dépouillent de sa suprématie, de^sa gloiVe , de sa toute-puissance ; lui ôtént jusqu'à son existence individuelle, pour en revêtir ce fiïs si humble , si obéissant , si soumis , si dévoué a la volonté de son Père. Ils appellent ce Fils : « le Sei- « gneur de gloire, a qui la gloire appartient, et cc'dàiaintenant et jusqu'au jour d'éternité; —devant, a lui se prosterne l'Eglise ; — elle lui adresse ses « plus doux hommages et ses prières ; et avec ces
(c milliers redoublés de saints, les millions ^doa
<c 'langes. ^ les trônes, les puissances des cieux, sei « p:osteinent devant lui (i).» ^^
(i) Voyez les feuilles de M. le ministre Malan , intitule'es Jésus-
,Qui ne croirait qu'il s'agit ioi du Maître de rumi-*" vers, du seul Etre dont la gloire est étemelle^ de-*" ▼ant lequel seul lespiommes doivent se prosterner , et auquel ik doivent adresser leurs prières; le seul Etre qui puisse remplir toute la pensée de Thomme et tout son amour , et satisfaire à son besoin ardent d^un protecteur tottt puissant.
Eh bien^ NON^ ce n'^est plus le Dieu d'Abraham^ le Dieu de Moïse ;, de Jésus^Chri^ ;, ç est son Fils, soii . envoyé , son représentant sur cette terre , , qui eçileJDieu des nouveaux sectaires. Four en fiiire ui;à Dieu^ ils lui attribuent l'éternité ^ Texistence essea-^ tîèlle par lui-même , la souveraine puissance (a) ^ Fadorâti^pn et la gloire dont i]s dépouillent le^ Père ; car il ne.peuty avQir deux Dieux, toute l'Eciri-; iure proclame qu'il n'y a qu'un seul Dieu j, et si le. Christ est vraiment Dieu, il n'y en a point d'autre^
Les sectaires trouvent, sans doute, comme opil'a^ trçs-bien dit , que le Père est devenu vieux , qu'ijl é§t caduc, qu'il n'a plus la force de gouverner Tunîvers, ni d'écouter les prières des homme$, qu'il fa^^ mettre à sa place son Fils , son image ^ son jÇhirîst^sbn oint , son élu , son héri tier , son, agnc^a^u^ i - fpn)
t^iUmm^-mm^m^mitL
Christ est t. étemel Dieu manifestées chair y Genève» i83i».]|jt ^f ^'« On a démontre cent fois que ce titre est fondé sur une f<%u8se yernon, mai» jes sectaires lui donnent lâ pi^éférenctf. Làfôntainellà dhi-
L'homme est de glace aux vérités^ • // est de feu pour les mensonges.
(a) Mâlan, mêmes feuilles > pag. 83, 84.
bien aimé (i% et quoique tous ces titres démontrefté r infériorité eVhi dépendance absolues d'un être di^ tinet^ il faut placer cette image ^ cet héritier du Père, sur son trône comme le seul Dieu;- il faut adresser nos prière^ à l'imagé /comme plus eapablë de nous exaucer! '•*
Où en sommes-nous , grand Dieu ! retombons^ nous dans Fadoration des^ hommes^ déifiés ; l'èl^ créé, l'être mortel et qui est vraiment niort^preft^ dra-tr>il de nouveau la place du Créateur! Cettii qui a été l'envoyé de Dieu sur cette terre, celui q«K8 Dieu a ressuscilié par sa puissance , et quîr sans^ ccite intervention miraculeuse serait resté au nombre dé# morts, sera/^t^ii déifié, et viendra*t^l occuper t^ trône du Souverain mai tre de l'univers ! : '•■: '>
Pour moi. j'imiterai Jésus , ei mon c^f^tA tou^ jours le Dieu que Jésus et les Prophètes m'ont fait connaître ; je lui adresserai mes prières, et je croira^l placer ma confiance d'une manière plus sûre qu0 ne le font les sectaires. .?.,.;.■••
Que je vous plains, étudians de laiiottvélle école de théologie; que d'erreurs on va vous inoculer^' outre l'orgueil , la. présomption, Téxèliâèisitie et lé mépris^ pour ceux qtii li'adoptent pas' vds tipinions;)
On vous enseignera que le Roi qui a él^cbuiiontld d'épines! sur le trône, dé la croix, est leRbidii^ monde, et non pas Dieu, car il i^ peut .pais y
(i) Ibid. pages 8 — ii , où Ton trouve tous ces titres donnés a Jc'sus , dont quelques-uns avaient déjà été donnes au roi David.
ayoir deux rois du inonde. On vous enseignera que j0Sus^C)irist çst. un ch^f qui est Dieu, ^u^il est ré^ {«résenté dans Funité avec 1^ Père^ comme ciiéateur^ eopservateuret gouverneur du monde ; C'est-à-dire que un et; ^n font un et non pas deux. Peut-on fausser à ce point la raison humaine ! Qui- a^t^il de pliis contraire à l'Evangile que de confondre Jésus- Clu*i$t avec Dieu , le Fik avec le Père , l'envoyé avec Celui qui eiivoye> l'être humain avec la Divipité! 41appellerjai: dotic anti-^vangélique ^ la gazette évangé^iquQ»
•^Pour moi.^ je ne méprise point la nouvelle secte , ipais elle me fait éprouver «m sentiment pénible , plirçe que je la crois fondée sur de graves erreurs > et que je voudrais voir la vérité enfin triompher > tandis^qu'eUe en fait reculer le moment.
Ne pourrait-on pas découvrir de l'orgueil et de la pil^o.mptipp dans le titre de la Gazette: éuangéii^ que. de(f<Églùie chrétienne ^ qui se publie à. Genève par la nouvelle secte , comme si les Méthodiites et Ifis Trinitaûpe^ f/oirmaient laseule Fglise chrétienne? Les Unitaires sont nombreiux.en: Angleterre^ et ssur*tqutdans leçJÊtats-Unis de l'Amérique j^ -ils rie prétendent point former l'Eglise chrétienne ^^ ipais une Église chrétiçnqe ; cependant ils. croient. ^posséder les vraies doctrine de l'Evangile exemptes de toute corruption; ils nont d'autre intérêt que cel«û de découvrir la vérité , ils ne veulent que la parole de Dieu.
Oeïiève , i5 janvier 1833.