‹ Eclaircissements sur le cercueil du roi memphite Mycerinus, traduits de l'anglais et accompagnes de notesChapitre 8 sur 12 · IX* 100 X · texte numérisé non relu

IX* 100 X

donne 431 ans aux trois

dynasties." Si l’on compare actuellement ce chiffre de 431 ans aux 409 ans qu’aurait duré, scion l’Africain, la IX e dynastie , l’esprit se trouve conduit à soupçouuer dans la dernière liste une erreur semblable à celle que nous avons cru distinguer précédemment, quand nous avons parlé des XV* - XVII* 1 dynasties.

Nous n’ajouterons donc que 431 ans?

aux 3191

précédemment obtenus, oc qui nous donnera , pour le principe de la VIII* dynastie , la date de 3622 av. J -C. ?

La VII* dynastie ne figure dans les listes que pour mémoire.

L’Africaiu lui donne 70, Eusébe 75 jours de durée. Les deux

auteurs s’accordent à attribuer 203 ans de durée à la VI e , ci 203

qui, en conséquence, aurait commencé l’an 3825 av. J.-C.

Les difficultés que présente la supputation de la V* dynastie me paraissent inextricables. Eusébe compte 31 rois de cette dynastie, originaire d’Eléphantinc , et ne donne pas le total des années de sa durée. De ces 3l princes, il ne nomme que le 1 er , Otlioès, sans préciser non plus le temps pendant lequel il a régné, et le 4*, Phiops, lequel, monté snr le Irène à six ans, aurait prolongé sou existence jusqu’à cent ans, ce qui lui donnerait un règne, unique dans l’histoire, mais non impossible, de 94 ans. George le Syncelle a compté ces 100 ans de la vie de Phiops pour toute In durée de la V* dynastie: mais il est inutile de relever une erreur aussi grossière, semblable d’ailleurs à toutes celles dont cet auteur a parsemé sa Chronographie.

Les renseignements fournis par l’Africain sont tout différents : cet écrivain nomme lient rois d'Eléphantine , parmi lesquels ne ligure ni l'Othoés, ni le Phiops d’Eusébe.

Le total des années qu’il assigne à la V e dynastie est de 248 ; mais les neuf régnes additionnés ne produisent que 218 ans. La mention que fait Eusèbe du roi Phiops et de la durée de son règne , n'est point non plus indifférente : nous trouvons en effet sous le n* 22 du Canon d'Eratosthcnc , un roi sfpapus, lequel aurait régné cent ans moins une heupe. Or, cette durée du règne d’Apapus coïncide d'une manière trop remarquable avec la durée de la vie de Phiops chez Euaèbe , pour que nous n'assignions pas h ccs traditions une origine commune ; d'autant plus que le règne même de Phiops, selon Euscbe, a duré près d’un siècle. Quant à la différence des deux noms, chez Eratoslhène et chez Eusèbe, elle s'explique naturellement, si l'on remoute à la source d’où cette double dénomination est sortie. eJ>IÇUCIE 9 en égyptien , veut dire le serpent : &- 1 !OTT^ dans 1 a mythologie égyptienne, est le nom propre d’un serpent monstrueux que les dieux de la lumière sont occupés à combattre dans le monde inférieur. Nous avons donc dans une liste le nom générique , dans l’autre le nom propre du serpent divin. Voyez d’ailleurs, dans la note M ( p. 43 }, un cartouche qui sc prête à la lecture des deux noms, Phiops et JÉpapus.

Nous n'avons donc aucune raison plausible pour sacrifier ici la liste d’Eusèbe à celle de l’Africain; et pourtant l'Africain étant le seul qui nous ait donné une somme totale applicable à la V* dynastie , nous nous voyons réduit , faute de mieux , à faire usage de cette somme. Ainsi 3825 ?

auxquels joignant les 248 de l’Africain, ci 248?

nous arrivons au chiffre de plus en plus hypothétique de 4073 ans?

pour le commencement de la V* dynastie.

Le roi Mycérinus appartient k la IV* dynastie : Eusébe ne le nomme point; mais nous le trouvons relaté par l’Africain, au 4* rang de cette dynastie, sous la forme M enchères. Eusébe assigne dix-sept règnes et 448 ans à la I\* dynastie : mais ici il est clair que l'évêque de Césaréc ne fait autre chose qu’additionner les chiffres que l’Africain donne aux III" et IV* dynasties, toutes deux Memphites. On s'en convaincra en comparant les résultats des deux listes :

III e selon l’Africain, 9 roU et 214 ans de durée.

IV* — 8 rois et 274 ans. (L’addition donne 284 ans; mais il doit y

avoir exagération dans la somme assignée à quelques règnes, particulièrement à celui de Mycérinus.)

en tout 17 rois et 488 ans. Eusèbe , IV* dynastie seulement, 17 rois

et 448 ans.

Ici donc nous avons un motif déterminant pour donner toute préférence aux chiffres de l'Africain. Eti partant de ccttc base, et en défalquant du total de la IV e dynastie la somme qui revient aux quatre princes qui ont régné après Mycérinus ,

Ratoesés Bicherès Sefercherès Tara pbt bis

25 ans Ô

nous-’ obtenons la somme de 63 ans, laquelle, jointe aux 4073 ans, résultat des précédents calculs, donnerait, à la fin du régne de Mycérinus, la date de 4136 avant J.-C.

On comprend du reste, d’après ce qui précède, combien un tel résultat est in* certain , même eu admettant l'authenticité de. la chronologie de Manéthon , puisque nous ne possédons de cette chronologie que des extraits discordants. Les doutes raisonnables ne pourraient cesser, que si l'on découvrait un Cauon complet des ruts d’Egypte, pareil k celui dont le musée de Turin possède les fragments, et si Ton parvenait , à l’aide des monuments contemporains des diverses époques, k contrôler l'authenticité d’un semblable Canon. Il n’y a ri eu d’impossible à ce que de nouvelles découvertes amènent un tel résultat.

Note E.

Le tombeau dont il est ici question , est situé à Biban-cl-Molouk , au fond de la vallée de l’Ouest et au delà de l’hypogée d’Aménophis III (Mcninon). Ce tombeau diffère essentiellement de ceux des autres rois Thébains, par 1a nature des représentations dont ses parois sont décorées. On n’y remorque aucun vestige du grand rituel funéraire , dont les scènes tapissent les sépulcres des Pharaons des XV IIP - XX # dynasties. Le roi y est j représenté se livrant aux délassements de la chasse et de la pèche, sujets fréquemment reproduits plus tard dans les tombeaux des riches particuliers. La simplicité toute primitire, qui caractérise cet hypogée, jointe ou style des peintures, évidemment plus ancien que dans les tombeaux des autres rois, avait fait assigner au Pharaon, pour lequel cette tombe a été décorée, une date très-reculée. La découverte que nous avons faite du cartouche- prénom de ce prince, sur une des pierres employées à la construction du massif de droite du grand Pylône à Karnak, paraît confirmer cette opinion. f. 2.

Charn pollion , dans ses lettres d'Egypte (p 24T), a lu le nom de ce roi Skhnï : on aurait peine à retrouver cette lecture sur le cartouche nom-propre que M. Roscllini a donné dans ses Monumenli tiorici (t. 1, Ta», J 11 , K.), et que nous avons reproduit nom-méme dans notre M usêe des antiquités égyptiennes, p. l9fV. ci-contre, n* ik Mais nous avons retrouvé depuis , dans les notes de notre voyage, une copie plus correcte de ce cartouche, que

nous reproduisons ici ( n* 2 ).

Vécritoira , symbole métonymique de l’idée : écrire (Eg C&Jb , ) , justifie complètement la lecture,

proposée par Cbampollion.

Note F.

Plat. Lcg. 1 , p. 656. Steph. Kat u api ta vt’ oûx i£v,v oute Çti»Yp3«ot; got’ aXXot; fooi 7/^;*ata xat ôiroï’ sfrca «xepyaÇovrstt xguvotojuîv ©OÆ* f invocïv , dXX’ area ?i xi Wrpta, oè3t vvv fçtortv , oo3* év toutou , oo3’ iv pouaixîî Êopitatoij * exoïrSiv 5* tôp^wt; aùxoOi xà uupio- 7 tov £toç v«Ypauuiva ■?! xtxvfcwuiva , vlr/ w; firo; elixeiv iJ-upiocrov dXX’ ÿvxw; , twv vûv ctCtpiwppspjvuv ou xt xe xsXXlova oùr’ ileyjxn, rijv afrrijv Si Tt/vyjy d7r«tpY«ff|Aév3.

» Et outre cela, il n ’ctait permis (en Egypte J, ni aux peintres, ni à aucun de ceux « rpii pratiquent les arts du dessin, de rien innover, au delà des habitudes nationales. « Cette interdiction suhsiste encore , et s'étend même à la musique toute entière ; à « l'appui de cela, vous observerez en Egypte des peintures et des sculptures de dix .. mille ans en ça , ( je parle véritablement et non pour ainsi dire de dix mille ans,) «i qui ne sont ni plus belles ni plus laide» que ce que l'on fait maintenant; en un •• mot, absolument semblables aux oeuvres du jour. «

En lisant ce passage , il ne faut pas oublier que daus les meilleurs auteurs , et chez Platon en particulier, le mol pupfo; et ses dérivés ont très-souvent le seus homérique ‘{'immense, d 'innombrable. Quand on veut exprimer précisément le nombre dix mille, l'accent change ordinairement de place; on écrit: piupto;; mais, quand bien même cette règle serait absolue, ce que nous ne croyons pas , elle disparaîtrait du composé uupioatô;.

Le passage de Platon aurait beaucoup plus de valeur, si le philosophe n’eut pas insisté sur l’exuctitude du compte de dix mille ans. Le» Annales Egyptiennes, si haut qu’elles remontent, ne nous fournissent aucune donnée semblable ; nous n’avons ici qu’une hyperbole des prêtres de l’Egypte , que Platon a eu le tort de prendre dans un sens positif.

Note G.

J’ai vu , en nia présence, tirer d’un des puits des pyramides une momie enveloppée daus une étoffe de laine. Cette circonstance excita l’attention de Champollion et de tous ceux qui raccompagnaient ï elle paraissait en effet offrir une contradiction avec le témoignage d'Hérodote et des autres auteurs anciens. Ilerod. 2, 37. Kuaœtœ ol Xivix ŸOfwWt a Ut ve&xXvto, txiTT,3ioom; xouxo piXurrx... 6e6r,x* :pop«Wi SJ ot lp.ee; Xtvétjv (A -30 VT, V, xx'l vsoûT.uata (ÜoCmvi • aX}.r,v ot c?i îtO^ts oux f^tirrt XaCtiv , wâl W<*lr r aorra âXXa. «Une des prescriptions les plus importante*» aux yeux des Egyptiens est .< de ne porter que des vêtements de lin , toujours nouvellement blanchis ... Ic* « prêtres ne peuvent user d’autres vêtements que de lin, ni d'autres chaussuic* que « de papyrus. - Dana la dernière phrase, l’observation est restreinte aux prêtre»; mais daus la première, elle s’étend à tout le peuple égyptien; ce que l'auteur a voulu dire , sans doute , c’est que l’obligation commune à tous était plus stricte encore pour

la carie sacerdotale. Au reste, la généralité de l'observation avait paru jusqu'alors confirmée par les faits : nulle sépulture n'avait encore offert, à notre connaissance, des étoffes de laine. La raisou détenu tuante de cet usage nous est expliquée par l'auteur du traite de Iside et Oùride ( Plut. t. 7, p. 389, Reiske). 01 & roi* plv epuav , w<rx*p twv xpuàv , aiSojjuvou ç ro irpofiarov ii«/E*6a t Xiyouot, ;>pt<r?ai ôi ràu; xtsaXà;

70 révOo;, fopti# <5à ri XivS otit r$|v xpdav, to Xtvov àv&oôv àvir.ni risu/owr»! tov xoauov aiOtpûu /stpoiîénjTt irpwiotxoïxv * f| oe aXr,&^; alria aix tcxvtwv eth • xaOapob T*? (? ô Il/xrwv ) 00 Oiutrbv aTrriîOai u^| xafapip. fleptffowpa il Tfoçïfc xoù arxy6aà©v odoiv iyvbv, oùol xaftapbv estiv * tx 5i xiftrr?ou.x?«.)y /pta , xa't Xx/vxt, x*t -rpiytç, xat ivv/iç àvx-fùcivTat xxt jjiXaarrâvcfeat. « 11 y en a qui prétendent que les Egyptiens s'abstiennent l. clés vêtements de laine par la même raison qu’ils n'usent pas de viandes, c'est-à-dire •• par respect pour les moutons; qu'ils se rasent la tête en signe de deuil, et qu’ils portent *< des habits de lin, parce que la tleur du lin a la couleur et l'éclat de l'azur éthéré » qui environne le monde. Mais toutes ces prescription* n'ont qu’un motif : il n'est ■ point permis , dit Platon, à celui qui est pur de toucher ce qui ne l’est point. Tout « ce que le corps rejette comine un superflu de la nourriture, de même que les cxcré- « ment», est impur. Or, il faut attribuer au superflu de la nourriture la croissance de « lu laine, des poils, des cheveux et des ongles. *

On ne peut nier que cette explication, empruntée à une mystérieuse physiologie, ne soit tout-à-fait dans l'esprit de l'antique Égypte. Si l’on trouve, dan* le* pyramides et aux environs, des étoffes de laine, il faut eu conclure que l’usage a dû en être antérieur à rétablissement de CCS prescriptions. Sous ce dernier rapport, les traditions qui se rapportent aux rois qui ont bâti les pyramides , ne sont pas indignes d’attention. Mycérinns nous est, il est vrai, donné par Hérodote comme un roi très pieux ; mais la réforme religieuse que le même auteur lui attribue n’avait sans doute pas été complète. Ses deux prédécesseur», Chéops et Chéphren, avaient été des prince» impie», contempteurs de* dieux; pendaut toute la durée de leur régne, les temples de l’Egypte avaient été fermés. C’est pour cela, ajoute l’historien, que le» Egyptiens ne se souciaient pas de nommer ces deux prince* , et qu'ils aimaient mieux attribuer les pyramides au berger Philitis, qui avait alors l'habitude de faire paître ses troupeaux dans cette contrée: Toutou; Cîm pitres; oé x»p"x OfXouat .Vt-féimat cévoixx^itv, xX^x xxt t»; ïrvpautoa; xxXtouci Trot pivot tto;, o< toôtov tbv ypovov mpe x-révea xavi txûtx :à /«opta. II. 128. Ici le titre de Pasteurs donné aux rois, auteur.» de* pyramides, est évidement une imputation d'impureté.

« Les Egyptiens ont en abomination tous les pasteurs de brebis. » Gen. \LVI. 34. Ces traditions sur l'impiété des rois, auteurs des deux premières pyramides, se trouvent dans le* extraits de Manélhon. Euseii., apud .S'y ne t. 1, p. 106. Dindorf. EoGf p, ô 7i\v payieniv TTjpxuîGx tyiipaç, t[v çrçctv ‘llpbooro; Giro Xioicoç ytYOvtvït, o< xa» &npô?rrr,< tî< 0 eov; y«y©v tv, uc pstavorçeavra avrbv r^v Icfiv av»pfpa^ai itéXov, f,v uj< piya /jjrjpa Aiyuir- Ttoi mptiitovot. «....«Suphis, celui qui bâtit la plus grande pyramide, attribuée par

« Hérodote à Cbcops: il fol d’abord contempteur «les dieux ; inaû s'étant ensuite re- • penti , il écrivit un livre sacré que les Egyptiens ont en grande estime. » La différence de celle tradition avec celle que rapporte Ilérodole , c’est que celui-ci fait durer les temps de l'irréligion en Egypte jusqu’à Mycérinus. Tou* ces récits , évidemment populaires, n'ont peut-être pas d’autre cause que le souvenir de l'imperfection du système religieux de l’Egypte, à l'époque où les pyramides furent bâties ; la découverte des étoffes de laine, proscrites plus lard par la discipline sacerdotale, viendrait à l’appui de cette opinion.

Note II.

Nous avons vainement cherché dans Edrisi le passage auquel l’auteur anglais fait ici allusion. Edrisi ne parait avoir parlé que des deux plus grandes pyramide* qu’il croit aussi hautes l’une que l’autre. Il décrit , il est vrai , des chemins par où l'on peut passer à l’intérieur des deux pyramides; et ici, il est évident qu’il avait connaissance de l’ouverture delà seconde pyramide, dont il n’e*t question dans aucun antre auteur arabe, et que l’inscription découverte par Belzoni avait seule jusqu’ici constatée. Mais le monument dont nous nous occupons à présent, n’est certainement pas mentionné dans le texte d’Edrisi (v. la trad* de M. Amédée Jaubert, 3® climat , 4 e section , t. V des Mémoires de la Société de géographie, p. 307}.

Abd-Allatif, au contraire , parle avec grands détails de la 3 e pyramide : « De ce* •• trois monuments, dit-il, deux sont d’une grandeur énorme.... la troisième pyramide, « qui est d’un quart moins grande que les deux premières , est construite en granit « rouge tiqueté de points et d’une extrême dureté. Le fer ne peut y mordre qu’avec « peine; celle-ci parait petite, quand on la compare aux deux autres : mais, lorsqu’on « l’aborde de près , et que les yeux ne voicut plus qu'elle , elle inspire une sorte de « saisissement, et l’on ne peut la considérer sans que la vue se fatigue.

« Quand Mélîc-Alaxiz Otbman Ben-Tousouf (589 de l’hégire, 1193 de J. C.) eut

• succédé à son père, il se laissa persuader par quelques personnes de sa cour, gens dé- « pourvus de bon sens, de démolir ces’pyramidcs, et l’on commença par la pyramide « roitge qui est la troisième des grandes pyramides , et la moins considérable.

- Le sultan y envoya donc des sapeurs, des mineurs et des carriers sous la conduite

• de quelques-uns de* principaux officiers et de* premiers émirs de sa cour, et leur « donna ordre de la détruire. Pour exécuter les ordres dont il» étaient chargés , ils " établirent leur camp près de la pyramide : ils y ramassèrent de tous côtés un grand « nombre de travailleurs, et les entretinrent à grands frais ; ils y demeurèrent ainsi « huit mois entiers, occupés avec tout leur monde à l'exécution de la commission..

Après être restés longtemps campés en eet endroit, et avoir consommé tons leur-

, moyens pécuniaires , ils furent contraints de renoncer hooleuaemeut :i leur entreprise, etc •*

C'est certainement à cette époque que disparut le revêtement de la pyramide- Abd- AUatif décrit avec sa précision ordinaire le granit dont il était composé. Hérodote indique exactement la provenance de cette matière ; II. 134 : Xfoou Sè t* to $piov AiOtomxoo. Diodore, à son tour, détermine jusqu'à quelle hauteur s'élevait le revêtement de granit. I. 64 . voue vofyouç éVi plv xcvrcxai&txà 5o pou* xerrtffxcvaetv ix fuÀavoç môou vtji Gr,6atxw iwpatrXi\c(ou, và Si /.otwôv àvtrrX^pwcsv ix XiOwv ôuomijv vaîç «ÀXaiç «upapurtv. >* Il éleva jusqu'à la quinziéme assise le revêtement composé de pierre noire semblable à celle de Thèbes, et fit remplir le reste de pierres pareilles à celles des autres pyramides. » La pierre noire semblable à celle de Thèbes désignerait mal le granit, si nous n'en possédions pas des descriptions plus exactes. Pline parle aussi de la pierre d'Éthiopie dont était revêtue 1a troisième pyramide.

Note I.

Le colonel Howard Vysc a consacré des sommes considérables aux travaux qui ont eu lieu pendant l’été de 1837 aux pyramides. Oo trouvera des détails plus circonstanciés sur ces fouilles, dans la lettre de M. Lepsius, p. 44 et suiv.

Note K.

Je ne conçois pas bien clairement ce que veut dire ici M. Birch , lorsqu'il prétend que le nom de Mycériuus est le seul des nom» antérieurs à l’invasion des Pasteurs qui ait été lu jusqu’ici d’une manière satisfaisante. Le nom hiéroglyphique de SuphiJ t auteur de la grande pyramide, avait déjà, il y a dix ans, été déterminé d’une manière indubitable par Ghampollion, suivi en cela par Salvolini et par M- Roscllini.

Note L.

Les variantes qu'on remarque dans la transcription du nom du roi égyptien auquel Hérodote attribue la troisième pyramide, n offrent pas d’éléments inconciliables; et. ee qui est remarquable encore, dans. les différentes listes, cc nom reste étroitement uni à celui des princes , auteurs des deux monuments voisins.

Le tableau comparatif suivant donnera une idée exacte des rapports frappants d’analogie qu’offrent sous ce rapport les différents historiens :

Hérodote.

Xîorlf.

Xeÿpljv.

Muxtpivoç.

Diodore.

Xtfplqc.

XiCo uiç Mtyeptvcç,

Erntosthène- 16. £sw^(.

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