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École d'accouchement

4J ne invitation de M. le docteur Pacoud , professeur de FEcoIe d'Accouchemcnt du département de l'Ain , pour assister aux examens des élèves sages - femmes pour ie cours de 1826, a décidé cet Ecrit. Elle nous a conduit à prendre des notes sur cet utile établissement* que nous avons examiné et étudié avec d'autant plus de soin et d'attention* que c’était la première fois que nous le visitions, et avec d’autant plus de fruit, qu'il a fait une forte impression sur notre esprit et sur nos sens àla fois , et qu'il nous a rappelé les cours du célèbre professeur de l'Ecole d’Accouchement de Paris» L'accueil fiat-» teur et amical de l'infatigable et savant professeur Pacoud, les communications verbales qu'il nous a faites, les mémoires qu'il a mis à notre disposition, ainsi que les manuscrits qu'il nous a confiés, nous ont été d'une aussi grande utilité pour la rédaction de ce petit travail , que les observations que nous avons pu faire nous - même 5 nous dirons plus, ils nous ont servi à rectifier ce que nous avions mal vu, à corriger ce que nous avions mal exprimé, et à donner à cet Opuscule le mérite de la précision, de l'exactitude, auxquelles nous n'aurions pu que très-difficilement atteindre. Nous n'avons à-peuprès ici que le mérite d'historien 5 heureux si nous

pouvons arriver au but auquel nous tendons, celui d'être compris, de nous faire lire, et de répandre, de propager dans le monde éclairé une méthode d’enseignement qui devrait être établie et soutenue dans tous les départemens qui composent notre belle patrie; de faire connaître enfin un établissement qui honore autant celui qui l’a créé et qui le fait prospérer, que ceux qui le soutiennent par leur crédit et leur protection.

C’est sur-tout pour nos concitoyens que nous avons travaillé , pour eux à qui il importe de bien connaître l’Ecole d’ Accouchement, et de pouvoir convenablement apprécier l’éducation qu’y reçoivent les personnes auxquelles ils confient les destinées de leurs femmes et de leurs enfans; pour les sages-femmes, qu’on ne saurait trop éclairer sur ce qu’elles doivent de reconnaissance au public pour les sacrifices qu’il fait en leur faveur; pour les autorités, qui protègent l’établissement où elles viennent puiser leur instruction; et pour le professeur, qui répond si dignement à la confiance qu’on lui a donnée ; pour les sages-femmes, auxquelles on ne saurait trop faire connaître l’étendue de leurs obligations, l’importance, la délicatesse de leurs fonctions, et la force, la sainteté de leurs devoirs : heureux, cent fois heureux si nous avons réussi.

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