‹ Ecole italienneChapitre 105 sur 118 · MORALES (LOUIS · texte numérisé non relu

MORALES (LOUIS

Surnommé el Divino , parce qu'il ne peignit que des objets sacrés , naquit au commencement du seizième

siècle, versai 509, et mourut a Badajos en 1586, âgé de" 67 ans.

Type.

La J/ oie de la douleur , tableau que Philippe II fit mettre chez les Hiéronymites de Madrid. C'est le chefd'œuvre de l'artiste , dont les ouvrages sont répandus dans les églises de Tolède, de Burgos, de Séville , de Valladolid, d'Alcantara, etc.

On peut comparer la peinture de Morales à celle de Jean Bellin , et cependant plus énergique dans les passions de l'ame que le célèbre Vénitien. Ses Christs, ses Vierges de douleurs , ses Ecce Homo, ses flagellations, sont admirables pour l'expression , le soin , les recherches infinies dans l'exécution;, la plus scrupuleuse exactitude dans le dessin , la connaissance anatomique , l'harmonie de ses teintes et l'effet général de son coloris.

Morales a toujours peint sur bois , jamais sur toile. Peu d'artistes ont ëtë plus copie's , et le nom plus pro digue à de misérables tableaux ascétiques , finis jusqu'à la sécheresse, qui encombre la basse curiosité en France, en Italie et en Flandre.

Les amateurs doivent prendre garde de ne point confondre les tableaux de ce maître , qui brillent encore par une infinité de détails , j'oserais presque dire microscopiques , avec ces tableaux du premier âge , crus , sec et durs , dont les jours et les ombres se précipitent subitement sans demi-teintes.

Morales eut pour disciple Jean Labrador , qui fut excellent peintre de fleurs et de fruits.

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