PRADO (BLAS DEL
I^aquit près de la ville de Tolède , en U87, et mourut dans la même ville en 1557, âgé de 70 ans.
Type.
Saint Biaise , vêtu de ses habits pontificaux ; la Prémitation au temple ; Saint Antoine, abbé; la Sainte Fa' mille y au monastère de la Guadeloupe.
Cet artiste peignait aussi avec talent les fleurs et les fruits , et entourait quelquefois de guirlandes des sujets d'histoire, à l'instar des Deheem et des Segers. En France , on donne quelquefois les ouvrages de Prado exécutés dans ce goût , aux deux artistes des Pays-Bas.
GALLEGOS (FERNANDES),
Naquit a Salamanque vers 1 475 , et mourut dans la même ville en i 550 , dans un âge très avancé.
Type.
Notre-Dame assise , avec l'enfant Jésus dans ses bras , ayant à ses côtés saint André et saint Christophe, ( Chapelle de Saint-Clément, a Salamanque.)
Gallegos est l'Albert Durer de l'Espagne, goût dominant de toute l'Europe à cette époque. On connaît si peu ce maître en France, qu'on donne ses ouvrages au maître à qui il ressemble dans ses œuvres.
CESPEDES (PAUL DE),
Né a Cordoue en i558 , mort dans la même ville ^ coadjuteur et rationaire de l'église de Cordoue, le 26 juillet 1608.
Type.
La Cène , fameux tableau , qui réunit les plus belles qualités de Tart de peindre , chef-d'œuvre classique.
La Naissance de Jésus-Christ , avec plusieurs prophètes y dans l'église de la Trinité-du-Mont , à Rome.
Il convenait a ce grand artiste , ou plutôt à ce savant littérateur, a ce savant archéologue, de consacrer un passage de sa vie a la mémoire de Séjièque (Lucius Annœus ) , célébrité de son sol national , et il lui a fait une statue de marbre.
Les monumens littéraires de Cespedes font autant d'honneur à sa mémoire que ses grands talens en peinture. On lui doit un poème sur la peinture, un traite' de perspective the'ori-pratique , le discours qu'il prononça en 1 604 , intitule . De la Comparacion de la antigua y moderna Pintura y esculura , et des re^ cherches précieuses sur l'antiquité de la cathédrale de Cordoue. Très verse dans toutes les langues , il a laissé une correspondance avec tous les plus savans antiquaires de l'Espagne et de l'Italie.
FERNANDEZ, NAVARRETE EL MUDO (JEAN),
Connu sous le nom de el Mudo , le muet , naquit k Logrono , vers 1 526 , et mourut a Tolède le 28 mars , en 1579.
Le Martyre de saint Jacques ; une Assomption ; ta« bleaux que Ton a vus au Musée français.
Le Christ à la colonne ; Saint Jean l'évangéiiste écrivant l'Apocalypse dans l'île de Patmos ; Saint Jérôme dans le désert, et plusieurs autres sujets dans la sacristie du collège de la Nativité, k Madrid, et k l'Escurial.
Ce célèbre artiste , qui a observe les grandes écoles d'Italie, où il a voyage pour ses études, s'attacha à l'ëcole du Titien , et il en retint le coloris jusqu'à se faire nommer le Titien espagnol. Peregrino Tibaldi, en voyant son tableau des Pasteurs dans la Crèche , où règne une grande magie de clair-obscur , s'écria : Oh §li belli Pastori ! ( Tableau qui porte pour titre l'Acclamation de Tibaldi. )
GONSALES RUIS (ANTOINE),
Nommé par Philippe V, le 13 juillet 1 744, directeur de l'Académie de Saint-Fernand , de peintre du roi Charles III, en 1759. Il mourut a Madrid, le II avril! 785,
Type.
Tableau allégorique pour perpétuer la mémoire de l'Académie de Saint-Fernand.
Ce peintre , très ingénieux dans ses compositians , parcourut l'Italie , où il resta plusieurs années , qu'il consacra à l'étude de l'école vénitienne. Il prit pour modèles les ouvrages du Titien , et notamment les ouvrages de Paul Veroûèse. Dans ce dernier goût , où il a excellé , ses peintures ont souvent été prises pour être de ce maître. Montaner, son gendre, a gravé un fort bon portrait de Gon sales.