VIII REMERCIEMENTS
À M. JEAN Picarp, Secrétaire du Comité des forges, délégué de la France pour le Cartel de l’étain ; ainsi qu’à M. TISSERAND ; À l’Entente internationale de l’aluminium, dont on sait l’influence qu’exerce dans les questions d'Ententes internationales
son éminent Président M. Louis MarLio.
Notre ambition fut de nous montrer digne de tels noms.
ET
Depuis que l'attention des esprits s’est portée des problèmes de la morale individuelle vers ceux de la société, et qu’à la conception classique de l’homme abstrait a succédé la notion de l’influence du milieu, trois siècles se sont suivis marquant chacun une nouvelle étape dans l'étude des trois questions essentielles que pose la vie publique. Le problème de l'État et des libertés politiques domina le siècle de l'Encyclopédie ; celui des classes et de la justice sociale présida au siècle de Proud’hon, de Marx, de Léon XIIT; mais c’est le problème de la production et de l’organisation économiques qui doit, dans une large mesure, commander notre temps.
Politique, sociale, économique, sous ce triple aspect c’est toujours, d’ailleurs, la même question du libéralisme qui se trouve en litige.
Lutte des idées de liberté et des principes d'autorité : ce fut toute l’histoire du xvmn° siècle. Lutte du libéralisme et du socialisme : ce fut celle en grande partie du xix° siècle. Lutte du libéralisme et de l'Économie dirigée : ce sera, semble-t-il, celle de notre temps.
A. PIETTRE. 1
Comme jadis le conflit politique et plus tard le conflit social, le conflit actuel qui divise les Économistes a pu paraître, à ses débuts, une pure discussion d’école. Mais, comme ses précédents, il a peu à peu révélé son importance pratique, bientôt peut-être prépondérante.
Dans la mesure, en effet, où l'économique commande le politique et le social, le problème de l'Économie dirigée semble tenir les deux autres en état. Aussi la solution qui lui sera donnée engagera-t-elle très largement l'avenir.
Cette solution, sans doute, est aujourd’hui encore bien incertaine. Mais autant il serait téméraire de vouloir la prévoir dans son ensemble, autant il paraît certain qu'elle sera déterminée, pour sa plus large part, par l’évolution prochaine du commerce extérieur. En termes plus précis, le succès de cette nouvelle politique économique semble dépendre de l'influence, favorable ou néfaste, qu’elle exercera sur le commerce international.
Pratiquement, en effet, et à toutes les époques, les liens les plus étroits ont toujours existé entre la politique suivie par les États dans leurs relations mutuelles et la politique qu'ils adoptaient pour leur économie nationale. Mercantilisme et Colbertisme, laisser-passer aux frontières et laisser-faire à l'intérieur, se commandaient réciproquement; et l’on ne saurait concevoir une application durable des principes d'Économie dirigée à l'intérieur des États sans leur extension progressive à leurs relations extérieures.
Matériellement surtout, et aujourd'hui plus que jamais, le commerce extérieur exerce sur la conjoncture économique une influence prépondérante. Son essor croissant est devenu, autant qu'une conséquence, une condition nécessaire des progrès de la technique et de la production. Entraver cet essor, c'est empêcher ces progrès, et avec eux tarir toute la vie économique.
Ou bien donc, peut-on dire, l'économie sera dirigée dans un sens exclusivement national, entraînant avec l'autarkie la ruine du commerce extérieur — et par là elle se ruinera elle-même.
Ou bien, l'Économie dirigée pourra être réalisée dans le cadre international — et par là elle établira son succès.
Ou l'Économie dirigée sera internationale, ou elle ne sera pas : tel paraît être le dilemme crucial qui domine son avenir — et, avec lui, toute une partie de l'Avenir.
C'est exactement le problème qu'au Congrès des économistes de langue française de 1933, M. Rappard posait dans les termes suivants : « Il n’y a de possibilité d'Économie véritablement dirigée que dans un vase clos, donc sur le terrain national ». Et Le même économiste ajoutait aussitôt : « Mais il n’y a pas de vase clos national; la situation de tous nos pays est telle que nous dépendons les uns des autres... Par conséquent, il n'y a pas d'Économie dirigée possible ». Ce à quoi M. le Professeur Lescure objectait le fait des Curtels internationaux, dont nous essaierons de mesurer l’importance (1).
Internationale, l'Économie dirigée ne peut l'être, telle que souvent on la conçoit. Le problème de son extension au commerce extérieur en implique un second, celui de sa réalisation par une autre autorité que celle des États.
L’étatisme, en effet, aboutit forcément au nationalisme économique, et ce ne fut pas un des moindres paradoxes de notre temps que de voir les disciples du socialisme se faire les apôtres de l’internationalisme. La logique des faits a jugé leur erreur. Partout Les progrès du socialisme ont suscité ou accru le nationalisme économique.
Le dilemme plus haut formulé doit donc, pour être plus exact, se compléter ainsi : « Ou l'Économie dirigée sera privée et internationale, ox elle ne sera pas ».
Nous essaierons dans notre travail de demander aux faits la réponse à ce problème. Nous voudrions seulement dans cette introduction montrer la possibilité au moins éhéoriq ue
de sa solution.
(1) Congrès des Economistes de langue française. — L'Economie dirigée et l'Etalon-or. Domat-Montchrestien, éd., Paris, 1933.
L'Économie dirigée peut-elle être le fait de l'initiative privée?
La réponse découle de la définition même de l'Économie dirigée. Trop souvent, il semble qu’on ait cherché celte défiaition moins dans le sens intime de cette nouvelle tendance que dans des manifestations extérieures qui n'avaient avec elle qu’un rapport apparent. Ainsi ont été présentées comme exemples d'Économie dirigée des expériences aussi diverses que celles de la Russie, de l'Italie, de l'Allemagne ou des États-Unis. Ainsi encore de nombreux auteurs se sont-ils accordés avec certains milieux d’affaires pour opposer l’Économie organisée par les producteurs à l'Économie dirigée par les Pouvoirs publics, et définir cette dernière « l'extension des pouvoirs de l'État à la conduite (ou au contrôle) des entreprises privées » (1).
Économie dirigée et étatisme seraient, en somme, synonymes.
Pourquoi, dans ces conditions, avoir créé un mot nouveau, « si derrière les mots nouveaux, il n’y avait eu dans les choses une certaine nouveauté » (2)? Et cette nouveauté que M. le Professeur Brocard définit « une conception élargie de la ra tionalisation » (3), M. Lescure l’a précisée dans cette vive formule : « Îa tentative de remplacer la réflexe par la réflexion » (4).
L'Économie dirigée nous paraît donc être la volonté d'appliquer à la pratique les données théoriques de la science économique, de substituer à l'équilibre prétendu spontané un équilibre voulu ; à l’empirisme, l’expérience; à l'instinct, Y’intelligence. L'Économie dirigée marquerait donc pour la science économique le passage que toutes les autres sciences
{?) Op. cit., Rapport de M. de Leener, publié dans la Revue économique. (2 et 3} Brocard, Revue économique internationale, décembre 1933, p. 427. {4) Gp. cit., Introduction, p. 8.
ont connu, de la théorie à La pratique. Ge serait très simplement la science économique appliquée. Du moins est-ce là, croyons-nous, son sens logique comme son dessein pratique.
Ainsi définie, l'Économie dirigée s'oppose à l’étatisme bien plus qu’au libéralisme.
Le libéralisme laissait librement jouer les lois économiques. L'Économie dirigée prétend les faire jouer — précisément parce que l’étatisme Les a trop souvent entravées.
En effet, les interventions des Pouvoirs publics, loin d’être guidées par l'étude des réalités et des lois économiques, sont dictées, le plus souvent, par des préoccupations politiques ou sociales, étrangères ou contraires à celles-là (1).
L'Économie dirigée nous paraît donc s'opposer aux formes anciennes de l’étalisme, mercantilisme et colbertisme, qui ne reposaient point sur une connaissance approfondie des données économiques.
Elle s'oppose pareillement aux formes nouvelles de l’étatisme, interventionnisme et socialisme, qui, s'inspirant d’un dogmatisme politique ou social, conduisent à mille mesures anti-économiques, de secours, de soutien, de subventions, de protection.
Elle s'oppose précisément au protectionnisme douanier dans la mesure où il répond, comme en France pour l'agriculture, à des préoccupations plus politiques qu’économiques.
Elle s'oppose aux tentatives de monnaie dirigée, entreprises à l’encontre des lois économiques ou monétaires.
Elle s'oppose enfin au communisme, au fascisme, à l’hitlérisme, qui constituent beaucoup plus des essais de sociologie dirigée que d’'Économie dirigée.
À l'inverse des interventions de l'État, qui trop souvent transgressent les lois économiques, l'Économie dirigée 2 essentiellement pour but de les mieux connaître pour fes mieux appliquer.
(4) Sur les conflits possibles entre ies trois ordres, économique, politique, social, et sur la solution à leur donner, voir infra, notes, p. 41, 54 et 143.
Par là même, la notion d'Économie dirigée se situe aisément par rapport aux notions d'Économie planée ou d'Économie organisée.
De l'Économie planée, l'Économie dirigée se distingue aisément. Car ce n'est point le fait que les interventions des États peuvent se trouver intégrées dans un plan d'ensemble d’expansion ou de reconstruction ‘de l’économie nationale qui leur donnerait un caractère plus nettement économique. M. le Professeur Truchy a bien marqué l’imprécision du rapprochement trop souvent étalili entre Économie dirigée et Écenomie planée, quand il écrit : « Dans l’interventionnisme du passé, on trouve des exemples d'interventions faites selon un plan bien arrêté, comme la politique de Colbert à l’égard des manufactures ; dans l'Économie dirigée du présent, il s’en faut qu’un tel plan soit possible » (1).
Loin d’être synonymes, Économie dirigée et Économie planée semblent au contraire antithétiques. Plus vaste, en effet, est le champ d'action de la politique économique et plus malaisée devient la connaissance des lois qui doivent y présider, partant, plus difficile la direction de l'Économie. En un mot, l'Économie planée rendrait l'Économie dirigée impossible. Pour reprendre une expression qui nous paraît très juste (2), l'Économie planée, telle que nous la représentent les expériences russe, italienne ou allemande, n'est plus de l'Économie « dirigée », mais de l'Économie « réglée » — réglée suivant des principes de politique d’abord, au lieu d’être dirigée selon les données de la science économique.
11 suffit d’une volonté dictatoriale pour régler l'Économie. Mais quel génie parviendrait à la diriger tout entière?
(1) Introduction aux Conditions générales de l’activité économique, p. xxxI1; Librairie Sirey, 1934. Il est vrai que M. Truchyse rallie malgré cette forte réserve à l'opinion que « 1 Économie dirigée se caractériserait par l'existence d’un plan ».
(2) Semaines sociales, Lille, 1932, Gabalda, Paris. M. Eblé, Politique des Ententes industrielles, p. 327.
« Existe-t-il, écrivait naguère un des représentants les plus éminents des producteurs français, existe-t-il un cerveau capable de faire la synthèse des événements, politiques ou économiques, qui se produisent constamment aux quatre coins du monde? » (1).
Mais M. Duchemin ajoutait aussitôt, marquant bien ainsi la différence entre l'Économie planée et l'Économie dirigée :
« Cependant, ce qui est impossible sur le plan général, est réalisable sur celui, très restreint, des différentes fabrications.
» Il ne saurait s’agir de directives données par les États, auxquels échappent le détail des besoins si mouvants de l’industrie et du négoce, mais bien par ceux qui vivent, jour après jour, les difficultés de Ja lutte économique, qui suivent constamment les modifications aujourd'hui si rapides des marchés.
» Nous opposons done, concluait-il, à l'Économie dirigée et utopique, les économies concertées, dont les États seraient seulement les arbitres, comme ils le sont aujourd’hui à l'égard des industries constituant leurs économies nationales ».
Sans vouloir en aucune facon préjuger la valeur de ces idées, il ne nous paraîtaucunement nécessaire d'opposer, pour mieux la définir, l'Économie concertée ou organisée à l’Économie dirigée. Dès qu’à l’empirisme succède l'expérience, au réflexe la réflexion, dès en un mot qu’on tente d'appliquer à la pratique des affaires des données théoriques (tentative possible ou impossible? là encore une fois n’est pas actuellement Ja question), il y a, doit-on dire, Économie dirigée. Et ce n’esl pas — tout au contraire! — le caractère forcément fragmentaire des expériences tentées par les particuliers qui s'oppose à cette notion.
Ainsi il apparaît bien que l'Économie dirigée peut être le fait de l'initiative privée.
(1) Duchemin, Discours au Comité des experts pour l'Union douanière euro-
péenne à la Société des Nations, 1931. Document confié par les soins de la Confédération générale de la Production française.
Sans doute, dans des domaines restreints, les États eux aussi peuvent tenter des expériences d'Économie dirigée. Mais l'initiative privée semble, en général, devoir être plus apte à de telles tâches, — du moins dans les États démocratiques, qui restent toujours gouvernés, quelle que soit leur forme, beaucoup plus par les « réflexes » des foules que par la « réflexion » des compétences.
Ainsi dégagée des deux notions d'étatisme et de plan, l'Économie dirigée apparaît désormais comme pouvant, en théorie du moins, s'étendre au domaine international, soit qu'on espère trouver dans ses principes les éléments d’un ordre meilleur pour l'avenir, soit qu’on y cherche seulement des remèdes au désordre présent.
C'est pour avoir lié, au contraire, la notion d’Économie dirigée à celles d’étatisme et de plan que M. Truchy a pu écrire de son influence internationale (4) :
« L'Économie dirigée, c'est un nationalisme économique rigoureux... Dans un régime d'Économie dirigée, comme l'organisation économique devient dans une large mesure l’affaire de la collectivité, soit que l'État l’entreprenne lui-même, soit qu'il l’abandonne à des groupements de producteurs qui seraient nécessairement contrôlés par lui, la vie nationale tend à l'autonomie, à l'autarchie. Entre les diverses économies nationales ainsi organisées chacune à part des autres, les relations sont strictement mesurées; elles tendent à un régime de troc. Pour qu’il en fût autrement, il faudrait qu’il y eût une direction de l'Économie qui fût non seulement nationale maisinternationale... Maissi l’on considère l'immensité des problèmes posés déjà dans le cadre national, l'Économie dirigée dans le cadre international est une simple vue de l'esprit ».
(4) Introduction aux Conditions générales de l'activité économique. Sirey, Paris, 1934, p. xxxurr.
Dès qu’on admet, au contraire, que l'Économie dirigée puisse se réaliser, si jamais elle le doit, par des mesures partelles d'initiative privée, on comprend que M. Duchemin ait pu affirmer, à l'encontre des lignes précédentes : « Nous sommes pour la politique échangiste, contre l’autarkie » (4). Car si les passions politiques conduisent et divisent les États, les particuliers au contraire obéissent d’abord aux intérêts économiques qui les unissent par-dessus les frontières.
Toutefois, la politique internationale d’ententes de producteurs que préconisent les partisans de l'Économie concertée n'est qu'un «libre-échange conventionnel » (2), aussi éloigné du libéralisme de jadis que de l’étatisme d’à présent. C’est pourquoi précisément on nous la présente comme une po/itique d'avenir, seul moyen de résoudre le problème qui s’impose, contradictoire, mais impérieux.
D'une part, en effet, se manifestent la décadence du libéralisme et le progrès de l’étatisme et avec lui du nationalisme économique. D'autre part, s'affirme la nécessité d'une économie internationale. D'une part, en d'autres termes, se poursuit une longue évolution d’origine politique, qui, commencée avec la formation des grandes Nations, précipitée par la politique des nationalités, conduit aujourd’hui les États au nationalisme le plus étroit. D'autre part, s’'accomplit une évolution économique non moins vaste, mais absolument inverse, qui, après avoir substitué à l'Économie régionale l'Économie nationale, tendrait à superposer à celle-ci une Économie internationale.
Pour résoudre ce problème, l'Économie concertée espère de l'initiative privée un moyen nouveau. Les libéraux, au contraire, n’attendent la solution que d’un renversement total de la politique des États. De même qu'il aurait fallu pour surmonter le régionalisme une autorité nationale supérieure
(1) Rapport à la Confédération générale de la Production française, 1931. (21 Roger Conte, Revue d'économie politique, Les Ententes internationales,
aux provinces (1), de même il faudrait aujourd'hui pour vaincre le nationalisme une autorité internationale supérieure aux États. Mais ce serait là, au dire des partisans de l'Économie organisée, diminuer le rôle de l'initiative privée. De même qu'on ne saurait dans le passé négliger: l'influence qu’ont eue les physiocrates dans la ruine du régionalisme, ou celie des premiers libéraux dans le mouvement libre-échangiste, de même c'est à l’initiative privée qu'incomberait aujourd’hui la mission d'aider ou de suppléer, dans son rôle international, l'autorité publique impuissante ou défaillante.
Ainsi donc, autant l’évolution politique s’opposerait à l'Économie internationale planée et dirigée par un super- État, autant l’évolution économique tendrait vers une Économie internationale partiellement dirigée par des groupements privés.
Mais avant de songer à faire œuvre d'avenir, il importe de sauvegarder le présent. Avant d'organiser sur des bases nouvelles le commerce international, il s’agit de remédier à son désordre persistant. Aussi bien, ce désordre semble-t-il la cause principale des difficultés actuelles, puisqu’à l’intérieur de plusieurs pays, Angleterre, Italie, États-Unis, Russie, Allemagne même, la situation économique, sinon financière. paraît s'améliorer, tandis que s’aggravent, menaçant ainsi le faible mieux réalisé, les difficultés de leur commerce extérieur.
[ci encore, pour remédier à la crise actuelle des échanges internationaux, retour au libéralisme, renforcement de l’étatisme seraient, au dire des partisans de l'Économie organisée, également impuissants. Cette crise ne tient-elle pas en effet à deux causes essentielles : Surproduction et Protectionnisme, dont la première découle des excès de la libre concurrence, et la seconde des abus de l’étatisme?
(1) Cf. Brocard, Principes d'économie nationale et internationale, 3 vol. Sirey, 1929-30.
Ici encore, pour sortir des difficultés pendantes, il faut donc, soutient-on, se dégager des deux systèmes également périmés, du libre-échange et de l'interventionnisme, et chercher plutôt entre ces deux extrèmes june solution nouvelle et intermédiaire. Cette solution serait celle qui mettrait fin à la contradiction interne qui domine le système actuel du commerce extérieur, et qui, en fait, a causé sa ruine:
— l’excessive liberté dans la production,
— et l’excessive réglementation dans les échanges.
Seuls, pourraient y réussir des ententes et des accords privés et internationaux en vue de limiter la production et de répartir entre les exportateurs les marchés extérieurs.
Ce sont là, croyons-nous, les premières tentatives de ce que nous avons appelé | Économie dirigée privée et internationale, et dont nous avons lâché de montrer les possibilités tout au moins {héoriques.
Rien d'étonnant d’ailleurs que ces nouvelles pratiques aient été surtout préconisées en France, pays de mesure, et tout particulièrement par les gens d’affaires, esprits pratiques, également éloignés du libéralisme anglo-saxon et de l’étatisme germanique.
En limitant donc notre étude à la France, nous nous efforcerons maintenant d'exposer et de juger ces diverses tentatives, en dégageant les idées qui les ont inspirées.
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