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CHAPITRE II L'ASSIETTE DES COUPES

Si 1". — Notes bistorSqaes, e des coupes au xiv' sircle. I-iiii".*, lisses, parois, tournanls, pieds icrs. Mnrfelrifîc los marteaux forestiers, Impuiiance ancienne do n?stion de russiclle des eoupes.

S 2. — De la coupe de proche en proche rigine de la conpe de proche en proche. — Lea cnu])os .\ tire et aire Mi: pri(Ui|UL'i:s iliii^ lus l.iiUis di's luntiiiuité la plus reculi'e. Leur idui'tion dans Ir-.s fulaiiis dnns Ifi si-imide moitié du xvio siècle. Raide (;«llt"intri)diielioii: nlitisrésHlIiint dcscdupiis par pieds d'arbres PS coupes assises par eonteiiaiire, sans continuité des nssielles. ■uclioiis doiinres aux arpoiili'urs eu vue d'assurer la coupe de lie en ]iroclie,

Lvantages de la coupe de proche en proche. — Ordre, simplicité, ifé du conlnMe. I,e:i làU^rr^ ; .>ii Ir^s évite en fcuLpaiil de proche en lie. Autres avantages ilivers di: lii ei.utinuilé des assiettes. Inconvânienti de la coupe de proche en proche. — ^aoriTiccs d'cz-

HeeureB à prendre ponrreduire l'inconvânient dei coupes de proche roche, t'urmationdi; sérii'S d'e\j>loilation. Suites de coupes.

il 3. — Les chablis et l'assiette des coupes. )éniiilion et ori^'iuc dn mol chulilk. Ini-niivénienls des chablis.

fature des vents dangereux eu forêt.— Vi<}iis ai'i'oinp.u'iiésde pluie, ncliim des vents di'iiiiivuLts dans li'sdilïéieiilrs piirtir's de la Fiance. nie des vents en i]iiiiii;ii,'iie.

Circonstanceatopagrapbiqiies quiinflaent sur la production des cba- — I.cs vents sont plus reiLmi^Udes en LiMiit^iuiie qu'en jilaine. I.cs Ls exposés sont les ,iics isrd.'s ii*s rois, les civles. les éperons. IaElu9ii:3 de U nature des essences sur la production des chablis.

nfluenco du mada detraitsmeut et de la disposition des peuplements

l'assiette des coupes 23

sur la production des chablis. -- Futaies pleines, futaies jardinécs, taillis-sous-futaie. Les chablis sont généralement localisés dans les coupes en exploitation ou récemment exploitées. VF. — Régla d*assiette . Les coupes doirent entamer la forêt par ]a lisièra abritée et ayancer de proche en proche vers la lisière battue par le vent. — Avantage de cette disposition des coupes au point de vue des chablis et de la facilité de la régénération. Les coupes en bordure.

§ 4. — La vidange des coupes et leur assiette*

Inconvénient d'effectuer la vidange au travers de jeunes coupes. Chaque parquet doit, autant que possible, avoir une vidange indépendante. Forme et limites des parquets.

I 1. — Notes historiques.

tt L'assiette des ventes (1) ou des coupes n'est autre chose que la désignation de l'endroit de la forêt auquel la vente ou la coupe doit être faite », nous dit Froidour dans son Instruction pour la vente des bois du roi (2).

Les anciennes ordonnances nous montrent, dès lexrv* siècle (3), tous les officiers de la maîtrise assemblés, depuis le maître jusqu'aux sergents les plus ce suffisants » (capables), en vue de délibérer sur le lieu où la vente « escherra en siège » et quelle sera son importance. En cas de besoin, les marchands de bois étaient, eux aussi, convoqués pour donner leur avis. Une fois la décision prise^ l'arpenteur se rendait sur les lieux et faisait l'assiette en délimitant le nombre d'arpents fixé au moyen de iai/€s (4), lat/ons, lisses, etc., mots qui avaient la signification que nous donnons aujourd'hui au mot ligties, c'est-à-dire de frayées ouvertes en ligne droite à travers bois et dont la position était repérée au moyen d^arôres de laies, parois ytouimant s ou pieds corniers (S) que l'arpenteur marquait au pied de

(1) Le mot vente s'einploj'ait souvent autrefois pour désigner le lieu où uno coupe était faite, le parquet dune coupe.

(2) LivTe 11, p. 18. Toulouse, 1668 (voir I" volume, p. 318).

(3) Ordonnance de 1376, art. lo; de 1402, art. 14; de 1515, art. 31, etc.

(41 On trouvera, pajze 9o une mite sur l'origine de ce mol de laie ijue nous employons encore aujourd'hui en appelant laie sumnàère une ligne d'aménagement destinée à être utilisée pour la vidange des bois.

(o) Les mots ar6re</e /a t> et /Jaroi sont synonymes; ce dernier apparCienl encore

NOTIONS PnKMKlI.fAIRGS A L'AMÉNAnEMKNT

>reîn(c de son marteau particulier. Plua tard, quand les era do la maîlrise venaient faire le martelage, ils apposaient empreinte du marteau du roi à hauteur d'homme aur les !8 de limite. Celte façon d'effectuer l'assiolte sur le terrain perpétuée jusqu'à nos jours (I), elle est consacrée du reste ellement par le texte de l'arlicle 76 de l'ordonnance régloairedu Code forestier do 1827.

ijourd'hui, dans la plupart de nos forits, l'assiette des es *st assurée d'avance par le réseau d«a lignes d'aménago- . défrichées. Les hois taillis ne comportent qu'un petit )re de parquets de coupes annuelles; chacun d'eux est déliune fois pour toutes, numéroté nu dénommé. Dans les ïs, tes parcelles ou divisions qui décomposent la forêt en is parties homogènes, à limites bien adaptées au relief du in, délimitées parles lîgnca défrichées clabornées,sufii8enL

s langage actuel. Les loumanli Gxnient les angles rentraDls. les pUds eores angles saillaDts du périmètre de la coupe,

.a marque des Lois s'est pratiquée, de toute ancipuneté, en France, au lie marlfauj:. Le* ordonnances du xiv siècle menlionnent ces instruments lient d*s lors d'un usnpc courant. Tanlilt ils seiTnient pour désigner les lu» réscrvita, les parois ou pieda corniers. tanlijt leur empreinte était apportes chablis ou ks bois délivrés au\ us.i^'ers. » Le marteau, dît Proidour clion. Il, 37), est taillant d'un cùtii comme une liachr ou cognée et sert A ui arbres les plarquis et miroirs; de l'autre c<tlé il porte les armes du roi, armes des grands-maltrrs et autres «riiriers. ou ijuplque marque qui leur iiculière... • Le marteau du roi, ou de In maitrisc, était conservé (ordonde IBIi!!. litre II, art. 3) dans un colfre A trois serrures dont les trois clefs

entre les mains, l'une du muilre particulier, l'autre du procureur du roi ■oisième du garde-maKean. Les jiniposés avaient aussi des marteaux qu'ils raient, comme ils font encore aiijoui'd'hu), à Frapper les bois de délit, lioquclaige des bois de forfaicturc », comme disent les vieux textes. Les B.nds de bois avaient des marteaux qui leur étaient solennellement remis

adjiidiraliou et devaient être restilnUs par eux une fois la vidange tenni- •dounance de i31hi. art. 11, a.'i, 37. de HOî. etc., clc.l. fies marU-aux des nnds servaient h frapper les bois provenant de leurs coupes afin d'éviter

ne fussent confondus avec des Imis de délit ou avec des bois provenant s ventes lorsqu'ils étaient fiottés ou empilés sur des places de dépôt, larteau du roi ou de In maîtrise a porté comme cmpri-inle. jusquïi I79S, ur de lys. Le premier acte de la fionvenlion. en maliëre de forfis. fut de ucr il la fleur do lys, sur les marteaux, un faisceau de licteur surmonté du

plirypii'n ^11 novembre llit'l. Sous l'Empire les mari eaux portaient l'aigle lie puis, sous la ncsinur.ition, de nouveau la Heur de lys il laquelle on In n- de la i Conservation foresliére. Kn IS30, les m.irle.iux reçurent leur nte actuelle, les lettres X. P. {.administration foresIiêre| en 'caractères

L ASSIETTE DES COUPES

le plus souvent à l'assiette des coupes. Le forestier du xx® siècle est obligé de faire un effort de réflexion pour se rendre compte de l'importance et de la difficulté que présentait, pour ses prédécesseurs, la question de l'assiette annuelle des coupes, tant il lui semble naturel d'avoir à opérer dans des massifs arpentés, percés en tout sens, dont chaque parcelle est délimitée, dénommée et décrite.

§2, — De la coupe de proche en proche.

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