II. — Forât royale de la Joux, Futaye de Sapins
Article 1". — (Cet article réglemente la coupe des produits principaux.)
. Article 2. — Comme aussi sera annuellement pris dans la dite forêt en champlant et dans les cantons les plus remplis de jeunesse, jusqu'à la quantité de deux mille sapineaux de deux à trois pieds de tour pour faire chevrons à Tusage des salines et du public, lesquels arbres seront choisis et marqués au corps et sur la racine par le
garde-marteau (i).
(Copie d'après un registre manuscrit appartenant aux archives de l'Inspection des Eaux et Forêts à Arbois.)
Note sur le règlement générai de Maclot. La petite ville de Salins (Jura) possède des sources salin es très riches dont on extrayait le sel de cuisine par évaporation dans des chaudières, ce qui entraînait une consommation énorme de combustible. Les salines étaient domaniales, et c'est grdce à la nécessité de pourvoir à leurs besoins que sont restées entre les mains de TEtat les magnifiques forêts que nous appelons aujourd'hui la Presse, la Joux, Levier et Timmense massif de la forêt de Chaux. Au commencement du xviii^ siècle, le combustible commençant à faire défaut, le roi députa à Salins un ancien grand-maître des Eaux et Forêts de Champagne, nommé Maclot, dont nous ne savons rien sinon qu'il vivait à Metz en llil. L'arrêt qui délègue Maclot porte la date du 18 janvier 172i; il donne mission « de procéder à la visite et reconnaissance, et dresser procùs-verbal de l'état, dge et consistance de tous les bois tant de Sa Majesté que des particuliers et communautés destinés à l'usage des salines, avec l'avis dudit sieur Maclot sur les aménagements qu'il convient de faire dans les dites forêts... ». Maclot commença par réunir au domaine plusieurs milliers d'arpents de forêts, autrefois sapinières, qui avaient été usurpées par les communes, et s'étaient transformées entre leurs mains en taillis simples de hêtre,
(l)Nous ii,Miorons malheureusement l'étendue des cantons où se pratiquaient les coupes (i'éi'.laiivie dont la possil)ililê élait ainsi fixée à 2.000 sapineaux pa an on bois de 2 à 3 pieds de tour. En IrîO, celle possibilité des produits interraé dlaires fut réduite à 1.200 tiges, celle des produits principaux étant de l.iiOO Dans la lorèL d'Arc, on coupait annuellenienl 800 sapineaux de 2 à 3 pieds en pro duits inlcrm«Miiaires cl 000 sapins de plus de trois pieds eu produits principaux.
tremble et coudriers. Son Règlement général, auquel il travailla trois ans, est une œuvre très considérable; la partie la plus intéressante pour nous est celle qui concerne Taménagement des sapinières, dont Textrait ci-dessus donne une idée suffisante.
En 1775 le roi fit construire au village d*Arc, sur les rives du vaste massif de la forêt de Chaux (plus de 20.000 hectares), un établissement auquel les eaux salées étaient amenées, de Salins, au moyen d'une machine hydraulique, par un conduit de fonte de 17 kilomètres de longueur. La saline d'Arc fut installée avec un certain luxe et le bâtiment principal, qui subsiste encore, est de rarchitecte Ledoux (Bt mérite une visite. Les salines domaniales furent aliénées par le gouvernement de Louis-Philippe à une société financière.
Les plus riches forêts résineuses de la maîtrise de Salins furent affectées à la marine royale dès 1730, et de nos jours encore les produits de ces forêts, qui comptent parmi les plus belles sapinières de l'Europe, sont parfois acheminés vers les arsenaux maritimes où Ton emploie les sapins comme étais et échafaudages lors de la construction des navires.
No 17. — Arrêt du Conseil da 29 août 1730,portant règlement pour les bois des communautés en Franche-Comté (extrait).
Aménagement pour les bois de Sapins.
Art. le'. — Les forêts de sapins appartenant aux communautés laïques et ecclésiastiques de la province de Franche-Comté... seront coupées en jardinant, et distinguées en dix portions ég-ales qui serviront successivement d'assiettes, lesquelles seront désignées sur les plans qui seront remis aux greiTes des maîtrises par première et dernière... Après les règlements des dites assiettes les officiers des lieux adresseront chaque année un procès-verbal delà quantité d'arbres qu'il conviendra de couper dans celle qui sera en usance, eu égard au nombre des dits arbres, à leur qualité et aux besoins des usagers, et en conséquence marqueront les arbres dont la coupe devra être faite... en préférant les anciens dépérissants et réservant ceux qui sont de 3 pieds de tour et au-dessous...
(Baudrillart, Règlements forestiers, I, page 274.)
No 18. — Arrêt du Conseil du 6 juin 1741, ordonnant Taménagement des forêts des communautés en Franche-Comté (extrait).
... Il sera incessamment procédé, aux frais et dépens des comlunautés... (à Tarpentage des forêts et à l'apposition, par les offiers des maîtrises, d'un quart de réserve ainsi qu'au) règlement
264 LES MÉTHODES FORESTIÈRES d'aUTREFOIS
des trois autres quarts des dits bois en coupes ordinaires à l'âge de vingt-cinq ans, qui seront distinguées par première et dernière sur le plan, avec le nombre d'arpens dont chacune est composée... pour être le dit plan déposé au greffe de la maîtrise; et lors des dites coupes il sera réservé vingt-cinq baliveaux de TAge du taillis par arpent, de brin et essence chêne, autant qu'il sera possible, outre les anciens et modernes qui y seront.
No 19. — Rèfi^lement arrêté au conseil le 16 septembre 1754 concernant les forêts de la maîtrise de Quillan (extrait).
Titre II. — Art. /er. — ... Les bois de sapin seront exploités par pied d'arbre et par manière d'éclaircissement, suivant le choix qui en sera fait pour le plus grand aménagement des forêts par les officiers de la maîtrise ; auquel effet ils seront tenus de procéder ... à Tassiette du nombre d arbres marqué par le mandement du grand maître, et ils les choisiront à des distances raisonnables les uns des autres, en sorte qu'ils soient suffisamment espacés, et que chaque canton demeure garni d'arbres capables de produire de la graine pour le repeuplement... Ils marqueront les arbres dont ils auront fait choix du marteau du roi, sur la souche à la hauteur d'un pied de terre pour qu'ils puissent être visités par les marchands avant les ventes... et reconnus après que l'abatage en aura été fait.
Arl.^. — Les officiers auront l'attention... de marquer de préférence les arbres dépérissants... et ils ne pourront marquer aucun arbre moindre de 1 pied de diamètre (1) et de 3 pieds de tour.
Art, 3, — (Prescrit la réserve des bois propres à la marine dans les coupes bien situées.)
Art. 4. — ... Il sera procédé dans les forêts où l'essence de sapin est dominante et où elle pourra le devenir, et qui se trouvent chargées de hêtres épars en futaie, au choix d'un certain nombre de ces arbres, suivant la possibilité des forêts, pour être vendus chaque année, et faciliter par leur abatage la naissance et la croissance des jeunes sapins.
Art. 5. — Le choix de ces hêtres ne sera fait que dans le canton où la vente en sapin sera assise et dans l'enceinte de la dite vente laquelle ne pourra être délivrée séparément de celle du sapin.
Art. 6. — Il sera pareillement assis des ventes dans les taillis de l'essence de hêtre, dont les forêts de sapin sont ordinairement garnies par le bas, et qui sont sur les lisières desdites forêts ; auquel effet i
(l) C'est ici la plus ancienae mention que nous connaissions du mesurage d diamètres pour des arbres.
sera ordonné àTarpenteur de mesurer le nombre d'arpents porté par le mandement d'assiette... (suitla prescription de se conformera TOrdonnance dei669pour Tassiette et balivage)..., et il sera fait réserve dans les dites ventes de 25 baliveaux par arpent de Fàge du taillis, et de tous les sapins qui s'y trouveront répandus, de quel âge qu'ils puissent être.
(Baudrillart, Règlements forestiers, t. I, page 373.)
No 20. — Règlement pour rezploitation des forêts da comté de Horbourg et seigneurie de Riqueixrlhr (Alsace), du 15 août 1768
(extrait).
Article 1"
Seigneurie de liiquewihr.
Comme il a été reconnu en tout temps, et singulièrement par l'expérience de trois années, que l'exploitation en coupe réglée par cantons des forêts de sapins dans la seigneurie de Riquewihr n'était pas avantageuse, on charge les dits maîtres des eaux et forêts de suivre l'ancienne pratique à cet égard et d'avoir soin que les arbres propres à la vente soient coupés en jardinant de cantons en cantons en commençant par les plus âgés et en évitant au possible que les jeunes revenus soient endommagés par la coupe des arbres.
Article 2.
En suivant cette méthode, le dit maître des eaux et forêts fera couper chaque année, à commencer à l'automne prochain, environ 300 pieds d'arbres sapins (i) de 20 à 40 pouces de diamètre, qu'il fera conduire sur la scierie de Riquewihr pour être réduits en planches et vendues au plus grand profit de la seigneurie.
Article 3.
n fera de même couper chaque année et vendre au prix courant environ 1.200 pieds d'arbres propres à bâtir des trois espèces, de 8 à 13 pouces d'équarrissage, en ayant l'attention de proportionner cette vente pour qu'il puisse toujours assortir les acheteurs.
(Copie sans signature. Archives départementales du Haut-Rhin, E. nM86 lo.)
No 21, — Arrêt du Conseil du 29 Juin 1779, réglant raménagement
de la forêt d'Bcouves (extrait).
La dite forêt sera divisée en 12 gardes et il sera réservé, sur
bord des routes qui limiteront chacune des dites gardes, des arbres
)Nou3 ignorons retendue de la forêt à laquelle cette possibilité est imposée.
266 LES MÉTHODES FOHGSTlËRES d'aUTREFOIS
de bordure pour en marquer les séparations, lesquels, lors des ventes, seront respectés et marqués pour être réservés indépendamment des baliveaux de Tintérieur. La dite forêt sera divisée suivant les désignations faites sur les plans et procès-verbaux en 22 triages dans chacun desquels il sera annuellement coupé la quantité d'arpens marqués aux dits procès-verbaux (1); les 895 arpens 63 perches de futaye existants dans la forêt seront exploités ainsi qu'il est porté es dits procès verbaux, et à mesure de leurs exploitations il sera choisi et réservé pour croître en futaye la même quantité d'arpens qui aura été coupée à prendre dans les cantons des coupes ordinaires qui seront jugés les meilleurs et les portions de futaye coupées rentreront dans les coupes ordinaires et serviront h remplacer les portions qui auront été choisies pour croître en futaye. Ordonne S. M. que les cantons désignés sur les dits plans pour former les coupes 24 à 26 dans le triage de Fontaine maçonnée demeureront dès à présent réservés pour croître en futaye et servir au remplacement des premières coupes de fulaye qui seront exploitées au triage du Bois Mallot, qu'il sera réservé par chaque arpent des coupes ordinaires (de taillis) 25 baliveaux do l'âge du taillis, de brin et essence de chêne autant quMl sera possible, 15 modernes et5anciens,aussi par arpent, des plus sains et des mieux venants (2) et permet S. M. de faire couper, lors de la seconde exploitation, les 3 anciens (devenus bis-anciens), 10 modernes (devenus anciens) et 10 du premier âge (devenus modernes) et ainsi à chaque révolution.
(Extrait d'un registre conservé aux archives de la Conservation d'Alençon. Communication de M. Bartet, Conservateur des Eaux et Forêts à Alençon.)
L'arrêt du Conseilcité ci-dessus n'étant pas très clairparlui-mème, il nous a paru à propos d'en faire le commentaire ci-après, en nous aidant des indications détaillées du procès-verbal d'aménagement auquel il renvoie.
La forêt d'Ecouves, près d'Alençon, à laquelle l'aménagisle (Chaillou) attribuait une contenance de 15.234 arpents, fut divisée par lui en deux parties. L'une, destinée à être traitée en taillis, contenant 14.338 arpents, fut divisée en 22 triages
(1) Voir dans la note ci-après les âges d'exploitation adoptés.
(2) Ce plan de balivage ronsorvalcurne fut pas longtemps maintenu. Dès!" Monsieur, Ircre du roi, quidélonait la forêt en apanage, obtint une modificat" sous prétexte quun nombre excessif de baliveaux était nuisible au taillis et q était impossible d'en trouver assez qui méritassent d'être conservés. Un arr du 8 août 1782 réduit la réserve à 20 baliveaux de l'âge, 8 mofieriies et 4 ancien
TÛO
(séries) et chacun de ceux-ci en 10, 12, 15, 20, 25, 30 ou 35 coupes, suivant la qualité du sol.
Le surplus, soit 896 arpents, fut divisé, sur le plan, en 88 coupes destinées à être exploitées en futaie en 88 ans, de 1780 à 1867. Cette série de futaie n'était pas d'un seul tenant, mais formée de quatre cantons choisis parmi les meilleurs de la forêt.
A des intervalles périodiques, é^aux par exemple à 20 ou 30ans (une durée de révolution dansun triage de taillis,dit Chaillou), les yentes usées dans la série de futaie devaient en être détachées et remplacées, pour une contenance égale, par d'autres (probablement un peu plus âgées) prises çà et là parmi les meilleures coupes do taillis. Il résulte de là que l'âge d'exploitation est en réalité indéterminé, dans la futaie comme dans le taillis; il esta présumer que, dans Pesprit de l'auteur de l'aménagement, il devait être supérieur, dans la futaie, à celui indiqué par le nombre des coupes (88) délimitées au début dans le canton do futaie et que l'âge d'exploitation moyen dos taillis se trouvait réduit parallèlement. (Si, par exemple, on distrayait de la futaie 100 arpents de bois de 1 à 10 ans pour les remplacer par 100 arpents de taillis de 20 à 30 ans on augmentait l'âge d'exploitation moyen des futaies au préjudice de celui des taillis).
On serait tenté de trouver étrange la combinaison d'aménagement singulièrement compliquée imaginée par Chaillou. Au fond, si l'on y réfléchit, les choses se passent aujourd'hui, à peu près, comme Taménagiste au xviii^ siècle l'avait prévu : les mots ont beaucoup plus changé que les réalités. Les remaniements fréquents des aménagements (Ecouves en a subi un bon nombre depuis moins d'un siècle) font passer périodiquement à la futaie les meilleures parties des taillis à mesure que celles-ci s'indiquent. Nous pouvons opérer ainsi avec moins d'inconvént qu'autrefois parce que nos forêts sont divisées sur le ter^ Hy ce qui facilite singulièrement l'ordre et que nous dispois d'un personnel et de ressources de toute nature qui n'exis-
taicnt pas du temps de Ghaillou. Il est hors de doute que Taménagement de ce dernier était pratiquement inapplicable au xvm* siècle et qu'il dut avoir pour effet d'introduire un désordre inextricable au bout de peu de temps. Il n'en était pas moins intéressant à noter ici au point de vue de la théorie des méthodes d'aménagement.
Aujourd'hui la contenance officielle de la forêt d'Ecouves est de 7.531 hectares. Elle croît en terrains granitiques et de transition, généralement pauvres. Elle est divisée (depuis 1880) en 2 sections. La première, de futaie (3.007 hectares), comprend 4 séries de feuillus (chêne, un peu de hêtre) traitées à la révolution de 180 ans et une série de résineux (sapins, pins, épicéas). La seconde, de taillis (4.524 hectares), est divisée en 13 séries dont les âges d'exploitation varient de 20 à 30 ans. L'aménagement actuel date de 1880,1e précédent, croyons-nous, datait de 1865.
No 22. — Procès-verbal de visite des forêts seigneuriales de Bibeau-
villé, du 27 septembre 1779 (extrait).
.... Quant aux sapinières dont la contenance est de 1.688 arpens 15 perches il a été exploité jusqu'ici... en partageant la totalité des forêts de sapins en 50 assiettes de coupes annuelles, dont il est exploité annuellement Tune avec réserve de tous les jeunes bois impropres pour bois de bâtiments ou pour bois de chaufTage, dont chaque tronce puisse être coupée en quatre pièces (1).
Les soussignés sont d'avis qu'après avoir achevé Texploitation du canton... Ton peut donner (l'on aura donné) aux jeunes sapins le temps nécessaire pour leur reproduction (pour reformer de grands arbres) et (qu'on doit) les délivrer de temps en temps de la multitude des bois blancs dont l'ombrage s'oppose à leur poussée (croissance). Le terme de cinquante ans est plus que suffisant pour faire passer à la force (dimension) des arbres à scier les jeunes sapins que l'on aura ménagés dans la dernière exploitation et pour remplacer renlèvcment des gros arbres (les gros arbres enlevés) par de nouvelles venues, qui, dans les coupes suivantes, seront soumises à^a
(1) C'est-à-dire qu'on doit réserver les arbres qui n'ont pas un diamètre suj pant pour que les billes de bois de chauffage en provenant puissent être fendu en quatre quartiers.
même réserve.Lé sol sera par ce moyen garanti des ardeurs du soleil, couvert d assez de semences pouropérer la garniture des places vides, et empêcher Texcroissance des bois blancs dont l'apparition est ordinaire aux parties des forêts exploitées à blanc estoc, quoiqu'avec réserve des baliveaux de Tordonnance...
(Archives départementales du Haut-Rhin, B.A.E. 1711.)
Cette pièce intéressante est signée Weber, maître forestier du comté do Ribeaupierre. Elle ost rédigée en assez mauvais français par le sieur Guldenfels, greffier, auquel l'idiome alsacien était très visiblement plus familier que la langae ofGcielle de Tépoque. Nous avons cru devoir servir d'interprète à Guldenfels auprès des lecteurs non alsaciens on reproduisant en français, entre parenthèses, les parties peu intelligibles du texte. Voir, ci-après, la pièce no 24.
No 22 bis.
L'an 1780, le quinze may et jours suivants,
Nous Jean- Alexandre Chaillou, arpenteur général du département des Eaux et Forêts de Paris et Tlsle de France,
En exécution de Tarrêt du Conseil d'Etat du Roy du 19 octobre 1779... et des ordres à nous donnés... (par le Grand-maître Duvamel, au département de Paris et Isle de France)... nous sommes transporté dans la forêt de Senonches à Teffet de procéder à la levée d'un nouveau plan de cette foret pour parvenir à fixer sur iceluy, d'une manière constante, V aménagement général ou V ordre dans lequel doivent à r avenir se faire les coupes de chaque ordinaire (1), en conformité du dit arrêt et du procès-verbal dressé par les sieurs Menassier et Chaillou clos au mois de juillet 1779^ visé et homologué par ledit arrêt.
Ce procès verbal sera divisé en la forme suivante : l^' il y aura
(I) Nous soulignons cette déflnition du mot aménagement donnée par Chaillou. On remarquera que la division en séries, le mode de traitement, les durées do révolution, pians de balivage, etc., avaient été proposés en 1179 dans un premier travail soumis au Conseil et approuvé par lui en octobre 1179; le procès-verbal de 1781 qui nous reste (nous n'avons pas connaissance de celui de 1779) décrit lement minutieusement l'assiette des coupes dans les 3 séries, année par lée, pour toute la durée de la première révolution.
jrant 1779 la forêt de Senonches était aménagée en futaie à la révolution, de ans sur toute l'étendue.
270 LES MÉTHODES FORESTIÈWES D'AUtREFOIS
un préliminaire (statistique delà forêt); 2* la suite de ce procèsverbal contiendra trois chapitres dont chacun contiendra l'ordre des coupes qui se doivent faire par chacun an dans les trois cantons ou nouveaux triages que Ton a faits pour Taménagement général de cette forêt...
Nous avons ensuite, au désir du dit arrêt du Cionseil, divisé
la totalité de la forêt (8.067 arpents) en trois parties.
La première, dont Tordre des coupes sera cy après déterminé, Chapitre premier désigné(5ic) au plan sous le nom de premier aménagement est composé des anciens triages des Trois Pierres, du Palfroc, de la Joye et du Gué au Chéron (1) contenant 3564 arpents qui seront divisés en trente coupes égales.. . pour être coupées à Tdge de trente ans...
La 3® partie destinée à croître en futaye dont l'ordre des coupes
sera cy après détaillé... est composé des anciens triages delà Rachée et de la Fizclière (2)... Cette troisième partie est divisée en cent coupes pour croître en futaye et être coupées dans la suite à l'âge de cent ans...
(Voici le début du 3® chapitre décrivant les assiettes des cent coupes de futaie du 3^ aménagement).