‹ Economie forestière (volume 2)Chapitre 59 sur 99 · IV · texte numérisé non relu

IV

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S'il paraissait impossible de faire porter sur la première période seule ^c'est-à-dire sur la génération actuelle seule — toute la charge des économies nécessaires pour créer le matériel normal on pourrait recourir à l'un des procédés suivants :

1^ Les dotations périodiques étant composées comme il est indiqué ci-dessus, c'est-à-dire les bois de 1 à 10 ans étant placés en première affectation, on peut abréger, autant que le permettent les exigences culturalcs, la durée de la première période réduisant d'autant la première révolution, qui devient une révolution transitoire. Cet artifice permet de répartir sur une durée do temps très longue les économies à faire supporter à plusieurs générations successives. En revanche, il a l'inconvénient de reculer beaucoup Tépoque à laquelle Tétat normal sera atteint.

2" On peut, sans modifier la durée de la première période, atténuer l'inconvénient de sa dotation insuffisante en prescrivant, pour sa durée^ des réalisations anormales ou extraordinaires en dehors de la première affectation. C'est ici que se manifeste l'u*'

tilité d'un fonds de réserve qui pourra être mis à contribution. On pourra aussi ordonner des anticipations sur le matériel de la deuxième affectation pendant la première période si cette deuxième affectation est normalement, à plus forte raison si elle est surabondamment dotée. On étendra, dans ce' dernier cas, sur la durée de deux périodes, le temps des économies nécessaires pour constituer un capital ligneux normal.

Si Ton avait dans la série un excès de vieux bois, on recour* rait à des artifices analogues. Celui qui est le plus fréquemment employé consiste à colloquer en dernière affectation la partie la plus âgée des vieux bois et à réaliser ceux-ci dès le début do la première période, pendant laquelle on réalise en même temps la première affectation. Les bois ainsi coupés anormalement en dernière affectation pendant la première période le seront une seconde fois à la fin de la dernière période, et le règlement général pourra être suivi sans dérogation pendant la seconde révolution.

Il arrive souvent qu'on rencontre dans les affectations hors tour des peuplements qui renferment des bois exploitables à l'état disséminé, sous forme d'arbres âgés plus ou moins nombreux, mêlés à des peuplements plus jeunes. On peut, dans ce cas, recourir au préco??ipta(/ejdiTl\t\co très employé dans les forêts à peuplements inéquiennes, et qu'on veut cependant traiter en exploitation de peuplements. Voici en quoi il consiste :

On réalise, pendant la période on cours, à l'occasion des coupes d'amélioration, lesboisvraiment dépérissants, d'exploitation urgente; ou même, si l'on veut aller plus loin, les bois exploitables que l'on rencontre, quelle que soit l'affectation où ils se trouvent. On précompte alors leur volume sur la possibilité des produits principaux normaux, c'est-à-dire qu'on diminue d'autant la quantité de bois demandée à l'affectation en tour. Il s'amasse ainsi dans cette dernière un fonds de réserve qu'on constitue naturellement avec des bois qui peuvent encore vieillir sans inconvénient soit en massif,soit à l'état d'arbres isolés. Ce fonds

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de réservo est ensuite réalisé progressivement par des coupes extraordinaires.

Le précoraptage, limité aux bois dépérissants, est avantageux parce qu'il permet de réaliser les bois dépérissants qui peuvent se trouver disséminés en dehors des parcelles on tour de réalisation sans dépasser pour cela la quantité du gros bois qu'on peut certainement couper dans la forêt, puisque la possibilité est basée sur les disponibilités existantes en première affectation. Ce n'est qu'un expédient : il substitue à des bois dissémines çà etlà,do réalisation urgente immédiatement, des bois groupés en première afTectalion, qui peuvent être laissés sur pied jusqu'au moment opportun pour la coupe. Il a l'inconvénient de ne pas tendre à la réalisation d'un état normal parce qu'on ne tient pas compte, pour la quotité de la coupe, de l'excès ou du déficit de matériel qui peuvent exister dans l'ensemble de la forêt. Il est illogique de calculer la possibilité en se basant sur ia quantité de matériel existant dans la première affectation et de la prélever dans d'autres affectations que celle-ci.

Le précomptage a cependant été fort employé, et il l'est encore actuellement ; on l'applique non seulement aux produits anormaux qu'on réalise dans les affectations hors tour par suite d'anomalies dans la disposition du matériel, mais encore, et surtout, aux produits accidentels, aux chablis. Nous en reparlerons plus loin à ce dernier point de vue.

On devrait, dans tous les cas, borner les précomptages au matériel de gros bois que les circonstances obligent vraiment à réaliser dans l'affectation qui suit immédiatement celle en tour. Aller plus loin, précompter généralement, comme disent les aménagistes, c'est-à-dire dans toute la série, et couper, à la faveur du précomptage, des bois non encore mûrs, en vue de régulariser les affectations, devient un grave abus. C'est, pour mieux dire, une véritable absurdité parce que c'est une pratique contradictoire avec la base fondamentale de la méthode d'aménagement adoptée et surtout avec le procédé du calcul de la possibilité des produits principaux. Toutes les fois que les pré-

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comptages deviennent importants, à plus forte raison lorsqu'ils deviennent généraux, il faut renoncer à l'emploi de la possibilité par contenance, à la méthode combinée, et recourir à la méthode d'aménagement par volume que nous exposerons ciaprès.

Un cas assez fréquent qui entraîne à adopter une durée de révolution transitoire abrégée, est celui où les jeunes bois font défaut dans la forêt, ce qui oblige à réaliser rapidement toute l'étendue pour éviter de laisser vieillir outre mesure les peuplements attribués aux dernières années de la révolution.

Inversement, si les gros bois manquent, on peut être amené à différer l'époque des réalisations en la faisant précéder d'une période d'attente plus ou moins longue.

Il est évident qu'on pourrait s'étendre encore beaucoup sur les artifices à employer on vue d'atténuer les inconvénients d'anomalies qui peuvent se rencontrer dans une série (1). Ce qui précède suffira, à titre d'exemple. C'est le talent de l'aménagiste que d'adapter à chaque cas particulier la solution la plus convenable.

Voici, pour en finir sur ce sujet, la forme que Ton donne ordinairement au règlement général d'exploitation :

(1) Rappelons ici, une fois de plus, que beaucoup d'anomalies graves, comme celles envisapôes ici, pourraient èlre évitées lors de la formation des séries si Ton réduisait le nombre de celles-ci.

PEUPLEMENTS 37 I

i']2 LES tRAVAUX ESSENTIELS DE l' AMÉNAGEMENT

Le règlement général d'exploitation peut n'être applicable pendant la première révolution que sous la réserve de certaines modifications essentiellement temporaires. Il faut dans ce cas dresser un règlement général d'exploitation provisoire indiquant toutes les dérogations à faire subir au règlement général normal pour atténuer les sacrifices que son application pendant la première révolution pourrait entraîner (1). Nous croyons superflu d'insister davantage sur ce règlement général provisoire. La tendance actuelle est de plus en plus à le rendre inutile. On préfère, avec raison, abandonner la méthode que nous exposons en ce moment, toutes les fois que son application ne pourrait devenir possible qu'au prix de dérogations trop nombreuses à son principe.

Artiglb quatrièmb. — Règlement spécial poar les prodaits

principaux.

Le règlement général n'a indiqué que sommairement, pour Tensemble des années de la période, et l'ensemble des peuplements de l'aQectation, quelle sera la marche des coupes pendant la première révolution. Un règlement plus complet est nécessaire à la gestion : il doit prévoir, année par année, le lieu, la nature et le quotité des coupes à effectuer. Ce sera l'objet du règlement spécial.

Le règlement spécial est établi pour la durée d'une période seulement, car il ne saurait être question de prévoir pour un temps très long le détail des opérations annuelles à effectuer.

Il est de plus incomplet, dans ce sens qu'il laisse indéterminées, dans une certaine mesure, la nature et l'assiette des coupes annuelles. Il n'indique rien de plus, à cet égard, que le règlement général attribuant une affectation à la réalisation d'une période. Cette imprécision est jugée nécessaire pour permettre de régler l'intensité et Tassiette des coupes sur les progrès, impossibles à tracer d'avance, de la régénération naturelle. Elle

(1) Circulaire de rAdministration des forêts, n» 415, du 4 janvier 1890 .

LES EXPLOITATIONS DE PEUPLEMENTS Syî

permet de faire la coupe annuelle au point et au temps opportuns qu'indiquent les exigences culturales.

La quotité des coupes est seule rigoureusement prévue. On la détermine par volume, d'après le procédé suivant :

On fait l'inventaire exact du matériel existant, au début de la période, dans toutes les parcelles de l'affectation qui vient en tour. On calcule son volume et on ajoute à ce volume l'accroissement présumé qui se produira pendant la phase de la réalisation. Ce total est ensuite divisé par le nombre d'années de la période; le quotient est la possibilité annuelle. 11 est évident que si elle a été calculée correctement on arrivera, en la servant régulièrement, à épuiser exactement le matériel de l'affectation pendant la durée de la période.

La seule difficulté réside dans la supputation de Taccroissement.

On admet, pour le calculer, qu'il sera le même que si l'on laissait intactes toutes les parcelles jusqu'au milieu delà période, pour les réaliser toutes ensemble, par une seule coupe, à ce moment. Ce procédé n'est évidemment pas irréprochable en théorie, mais il est parfaitement acceptable eu égard au but poursuivi. La question revient donc à connaître quel serait l'accroissement des peuplements composant l'affectation si on les laissait sur pied encore pendant la moitié de la durée de la période.

Si l'on savait^ par des inventaires antérieurs, quel a été leur accroissement, pendant les dix dernières années par exemple, la question serait toute résolue. Mais ce cas ne peut-être qu'exceptionnel. On est réduit le plus souvent à admettre que raccroissement restera, pendant la phase des coupes de réalisation, ce qu'il a été en moyenne dans le passée hypothèse sans doute assez inexacte, mais acceptable néanmoins. Si V est le volume d'un peuplement affecté à une période qui s'ouvre et qui durera/) années, si n est l'âge de ce peuplement son accrois-

sèment moyen est —, son accroissement futur pendant Cannées

\p Yp ,

sera -^ et sa contribution à la possibilité V -|- r — . C'est la

somme d'autant de termes analogues que Ton aura attribué de peuplements différents à la période qui donnera le total à divi< ser par p pour obtenir la possibilité.

Ce procédé suppose que les peuplements formant l'affectation sont équiennes, au moins approximativement, de manière qu'on puisse leur attribuer un âge n. Il se peut que ce cas ne soit pas réalisé. On calcule alors l'accroissement en introduisant la considération d'un taux auquel les peuplements vont s'accroître pendant la phase de réalisation. Soit t ce taux, Y et /> conservant la même signification que ci-dessus.

Un peuplement, s'accroissant à ce taux t^ augmentera son

P P volume de \t en une année, de V^ 9 ®^ 2 années (1). La contri-

P bution du peuplement à la possibilité sera donc V X V^ Ç ot la

possibilité sera calculée comme ci-dessus.

Quelle est la grandeur à attribuer à ce taux t qui s'introduit ici dans le calcul ? On a cherché à s'en rendre compte (2) et on a trouvé qu'il pouvait atteindre 3 0/0 dans des peuplements de hêtre, charme et chêne appartenant à un taillis sous futaie en voie de conversion et renfermant, il est vrai, beaucoup de hêtres d'âge au plus moyen. Il est certain que ce taux doit varier suivant l'âge et l'état des peuplements ; il serait peu prudent de dépasser 1,5 à 2 0/0.

Sur la possibilité ainsi calculée, on prélève une part, s'il y a lieu, pour constituer un fonds de réserve, ainsi que nous l'avons vu plus haut (pp. 80 et suivantes).

(1) Nous ne tenong pas compte, pour plus de simplicité, do l'arcroissement des accroissements, ce qui n'aurait aucune signification dans un calcul appruximatif de ce genre.

(2) Voir Economie forestière, tome II, page 269. — Voir aussi Rechef'chts tur la production ligneuse pendant la phase des coupes de régénération^ par M. Barlet, Nancy, iSS8, et un autre travail, sous le môme titre, de M. Claudot, Paris, 189o. (Publications de la Station de recherches forestières de Nancy).

LES EXPLOITATIONS DE PEUPLEMENTS 375

de calcul de la possibililé, ou plutôt de l'accroisertainement très imparfait cl ses résultats devien- :S dès que la durée do la période est un peu longue • ioin de refaire, de temps en temps, soit une, deux s fois à intervalles égaux, au cours de la période, ion de la possibilité en se basant sur ce qui reste à ips de la période et ce qui subsiste du matériel dé

Ces révisions s'appellent révisions sous-périodire révisions décennales parce qu'elles se font à des j temps à peu près égaux à dix ans.

rtant d'employer, pour recruter la possibilité, pour tlume d'aménagement des produits principaux, le ui a été employé par l'aménagiste à la déterminer, ndispensable à l'application do la méthode que ce lohiment exact ; mais il est facile de voir cjue des 1 trop grandes seraient fâclicuses.En effet, les divcr- 8 de diamètre ne seront pas représentées avec la Ttion dans les peuplements inventoriés au début et Lploités au cours de la période. Si le volume attris arbres, ceux de 0 m. 50 de diamètre, par exem- :oup trop faible dans le tarif, il arrivera qu'on coupe faudrait si les arbres do 0 m. 50 sont plus nomment de la coupe qu'ils ne l'étaient lors de l'inren-

ent spécial des coupes principales se réduit A un simple, indiquant les résultats sommaires de l'înparcellna à réaliser, le calcul des accroissements, la , la part à prélever sur celle-ci pour la constitution e réserve. On ajoute quelquefois, dans une colonne ns, l'ordre dans lequel il paraît indiqué do réaliser ent les diverses parcelles de rafToclalion.

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Article cinquième. — lio règlement spécial des produits

intermédiaires.

Les coupes intermédiaires, ou d'amélioration des sylviculteurs, sont normalement des coupes d'éclaircie. On ne règle pas les coupes de dégagement pratiquées dans les peuplements n'ayant pas encore atteint Tétàt de perchis ; ces opérations sont laissées à l'initiative des chefs de cantonnement. Les coupes intermédiaires ne portent donc pas, sauf anomalie, sur les peuplements de l'afTectation en tour de réalisation ni sur ceux de l'affectation précédente.

Dans les autres parties de la forêt, elles sont assises avec une durée de rotation que l'on prend souvent égale à un sous-multiple de la durée de la période, par exemple à 8 ans si celle-ci est de 24 ans. On forme alors de l'ensemble des parcelles à parcourir huit assiettes annuelles qui seront visitées chacune trois fois pendant la durée de la période. L'assiette seule des coupes est indiquée, leur quotité est laissée à l'appréciation des opérateurs qui s'inspireront des convenances d'ordre culturaL On s'arrange autant que possible de manière à ce que chaque assiette annuelle comprenne un nombre entier de parcelles, de façon à n'avoir pas à diviser celles-ci par des opérations d'arpentage, tout en s'efforçant d'égaliser, d'une année à l'autre, les contenances à parcourir.

Il peut être avantageux de diviser séparément chacune des affectations en une suite complète d'assiettes de coupes intermédiaires. Go système permet de modifier la durée des rotations d'une affectation à l'autre, suivant l'âge des bois. C'est ainsi que, la durée de la période étant de 24 ans, on pourra adopter une rotation de 12 ans pour les affectations peuplées de bois âgés, à végétation lente, et une autre de 8 ans dans bois plus jeunes, qui doivent être visités plus fréquemment.

Le règlement spécial des produits intermédiaires est entièrement semblable, dans son dispositif, à celui des coupes par contenance des taillis et il paraît inutile d'en donner ici un modèle.

LES EXPLOITATIONS DE PEUPLEMENTS

On l'établit pour toute une durée de période, mais on pn ordinairement des révisions décennales de possibilité pou revoir, lui aussi, s'il y a lieu.

Article sixième. — Critique de la métliode exposé* ol-âessai

La méthode que nous venons d'exposer a régné, à peu sans conteste, dans les forêts feuillues françaises pendant d'un demi-siècle, jusque vers 1880 à 1890. Elle est encore g ralement suivie aujourd'hui. On lui adresse cependant, de en plus, les critiques suivantes :

II est illusoire de prétendre fixer d'une façon immuable, le début de l'aménagement, l'ordre dans lequel seront réali toutes les parties de la série. Le choix d'une durée de ré^ tion, sa division en périodes, la formation d'affectations manentes est une chimère, et l'expérience a prouvé que jours le cadre ainsi établi au début a dû être brisé au bout temps relativement court (1).

Il devient inutile, par conséquent, de s'attacher à la formi d'affectations massées, d'un seul bloc naturellement déii surle terrain. Cela est non seulement inutile, mais très fAch parce que l'on arrive ainsi à englober dans l'aflectation à i ser des peuplements non exploitables tandis que d'autres, q seraient, restent en dehors du périmètre de cette affeclalic

(1) Les causes de perturbation sont innombrables. Deg peuplements col au dfihut en 2* affectation deviennent dépérissants et doivent être exploiti matufément en 1" période. Des tempêtes, avalanches, incendies, invasion: sectes, etc., obligent à porter les coupes ailleurs qu'il était prévu. Des priations, des reboisements, soumissions ou distractions du régime foi l'anaeiion à la Torét de cantons isolés voisins,etc,,etc., modifient lacont< et forcent à remanier le plan général d'exploitation. Pour en donner un exi nous dirons cpje, dans la forêt de Compiégne, les aménagisles de 1351 1 adopté pour les séries de futaie, une révolution de 150 ans divisée en 6 pt de 33 ans et formé, dans chacune des dix séries, les affectations d'u tenant, suivant l'usage. En 1902, les prévisions du règlement étaient si P' liséïs que l'on trouvait des coupes principales assises dans trois, qu même jusqu'à cinq affectations k la fois L'aménagement de 1902 a remi composition des séries, supprimé ies afTectations. etc. A quoi ont servi crifices d'exploitabilité subis pendant un demi-siécle en vue de la réal (qui n'a du reste pas abouti) d'un état idéal qu'on repousse aujourd'hui ? nous disons de la forêt de Compiégne, en plaine, pourrait se répéter d d'wlres.

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résulte de là des pertes qui ne tardent pas à devenir intolérables. Alors apparaissent et se multiplient les emprunts, virements, transferts, précomptages, artifices divers qui introduisent Tillogisme, Tobscurité et le désordre dans les aménagements. On pourrait citer des forêts où le produit principal se recrute, en fait, dans toutes les affectations» et en majorité en dehors de l'affectation en tour. L'anomalie devient le cas habituel, le règle* ment général n'est plus qu'une fiction sans force et sans but, dont on s'éloigne davantage d'année en année.

Les périodes se faisaient très courtes au début. La première édition du Cours de culture (de 1837, p. 143) parle de iO à 20 ans^ comme faisait Cotta.PIus tard, on tendit de plus en plus à allonger cette durée. Au lieu de diviser la révolution en six ou huit périodes on n'en forma plus que cinq, plus souvent encore quatre, quelquefois trois et Ton cite même un cas où Ton crut pouvoir descendre à deux seulement (1). L'étendue trop grande qui en résulte pour les affectations a pour résultat, en l'absence de tout règlement sur l'assiette annuelle des coupes principales, d'engendrer un désordre des plus nuisibles dans l'exploitation de l'affectation en tour (2).

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