‹ Economie forestière (volume 3)Chapitre 7 sur 99 · II. — De i/utilité d'un rapport annuel et constant · texte numérisé non relu

II. — De i/utilité d'un rapport annuel et constant

De la continuité des besoins de la consommation résulte naturellement la convenance d'une récolte continue, c'est-à-dire, en pratique, annuelle. Cette convenance, il est vrai, n'existe que si Ton envisage l'approvisionnement général, c*est-à-dire pour l'ensemble des forêts du pays. Mais l'utilité du revenu annuel se justiGe pour chaque forêt importante par d'autres considérations encore.

Le commerce des bois, surtout celui des bois de chauffage ou des bois de peu de valeur, qui ne peuvent supporter des frais de transport élevés, s'alimente nécessairement dans un rayon peu étendu. II est donc nécessaire à sa sécurité et à sa stabih'té que chaque année des quantités de bois suffisantes, et non plus, soient mises à sa disposition dans chaque forêt ou groupe de forêts en particulier, A plus forte raison en est-il ainsi lorsqu'il s'agit de forêts destinées à desservir des populations qui ne sauraient s'approvisionner ailleurs, comme il arrive souvent eu montagne, où certaines localités ne peuvent tirer leur bois que d'un seul massif.

Enfin, l'exploitation des bois occupe un personnel et des capitaux qui doivent trouver leur emploi d'une façon continue. Ceci s'applique aussi bien au personnel de gestion locale qu'à celui des bûcherons, voituriers, et aussi aux usines installées à proximité de forêts pour le débit des bois.

A un autre point de vue, les forêts étant une source de revenu en argent pour leurs propriétaires, il est plus ou moins indispensable que ce revenu se reproduise chaque année. Cette nécessité est moindre lorsqu'il s'agit de propriétaires possédant, en dehors de leurs bois, des revenus considérables, comme il arrive, par exemple, pour l'Etat. Elle devient impérieuse pour

(1) Voir 2» volume, septième Etude, pages 469 et suivantes.

NOTIONS PRÉLIMmAIRES A L'AMéNÀGEHENT

IX dont la forât consttluo la principale ressource budg6laîre, nme c'est lo cas pour beaucoup de communes et pour certains iprîélaires particuliers.

ja conslanco du revenu est moins importante que sa contiîlé. Néanmoins, tous les motifs <\m miliLcnt en faveur de la itinuité du revenu peuvent aussi s'invoquer en faveur de son iformilé d'une année à l'autre. C'est ainsi qu'une récolte de s trop inégale entraînerait un surcrnîtde travail momentané, renciiérissomont de la main-d'œuvre, un avilissement des iduils en certaines années, et les inconvénients contraires à utrcs moments. Le commerce des bois deviendrait aléatoire, ijuant tanlûl de voir s'accumuler des stocks de marchandise, tôt do perdre ses déliouchés, faute de pouvoir satisfaire à la nande.

iiifln, une coupe aniiuellc égale est la meilleure manière ssiirer, dans les limites du possible, un revenu en argent égal piopriéloire de la forêt. L'uniformilé des recolles est, d'une on f;énéralc, d'autant plus nécessaire à un propriétaire que revenu laisse moins d'excédent sur les dépenses. Lorsque lo enu est purement, ou presque purement forestier, comme il ive pour licaucoiip de comnmiies, et qu'il est entièrement orhé par les dépenses ordinaires, il devient certainement (orlant que ce revenu soîl c;inslant, et les aménagistes vent en tenir grand compte dans leurs combinaisons. Pour at, qui ne lire des furèls que la cenliéiuc partie environ de recettes annuelles, il peut importer assci^ faiblement, au nt lie vue budgétaire, que le revenu tles forêts soit invariable ne année à l'autre.

jC rendement d'une forêt ne peut rester constant que lorsque [c-ci est normale, c'est-à-dire si elle présente exactement ]uantilé et la disposition de matériel nécessaires à la forma-

DÉFINITIONS ET GÉNéRALITES II

tîon du revenu qui lui est assigné. Ce cas est fort rare; en dehors des taillis simples, nous nous trouvons toujours^ soit en présence d'un matériel surabondant ou insuffisant, soit d'une superficie ne renfermant pas en proportions convenables les bois dans les différents élats de développement; souvent encore nous trouvons des bois qui, sans être surabondants, sont malades et doivent disparaître d'urgence. Il y a là autant d'obstacles à la réalisation d'un rapport soutenu.

L'art de Taménagisle consistera à trouver, dans ciiaque cas particulier, la solution la moins désavantageuse. D'une façon générale, on peut dire ce qui suit :

Lorsqu'on est en présence d'un matériel certainement excessif, eu égard au but poursuivi, on sera inévitablement amené à réaliser, pendant quelque temps, un revenu supérieur à celui que donnera la forêt plus tard d'une manière soutenue. Il faut alors s'efforcer de faire durer la période de réalisation du matériel surabondant aussi longtemps que possible, de façon à ce que le revenu initial s'écarte le moins possible du revenu définitif. Tl est souvent plus sage, dans ce cas, de former, lorsque les circonstances le permettent, du matériel surabondant un fonds de i^éserwe spécial, bien distingué du surplus, qu'on met à la disposition du propriétaire par des coupes extraordinaires temporaires, de façon à éviter à celui-ci toute illusion sur la durée de la période d'abondance qui suivra immédiatement l'application de l'aménagement. On comprend assez qu'ici nous visons surtout le cas des forets communales.

On arrive à prolonger la période de réduction du matériel surabondant, môme lorsqu'il existe des bois dépérissants qui appellent la hache, en maintenant sur pied des bois exploitables normalement, mais pouvant encore vieillir. Le môme artifice peut atténuer les inconvénients qui résultent de la réalisation forcée debois incendiés, de chablis, etc. On peut, en les récoltant, maintenir, par compensation, des bois exploitables qui seraient encore vigoureux.

Des procédés analogues, sur lesquels il serait superflu d'in-

rs

NOTIONS PRÉLIMINAIRES A l'aMÉNAGEMENT

sister, permettent de prolonger, autantqu'onle juge nécessaire, la phase do constitution du matériel dans une forêt pauvre, de façon à éviter des sacrifices trop grands à la génération présente. De même qu'il serait injustifié de faire profiter un petit nombre d'individus, actuellement vivants, du capital qui s'est accumulé dans la forêt, depuis des siècles peut-être, par suite d'une modération excessive des coupes, de même il serait injuste de demander au présent seul de reconstituer à ses dépens le capital appauvri par les coupes abusives de nombreuses générations antérieures. Il y a là une question de mesure, d'opportunité, que la prudence de l'aménagiste saura résoudre de façon à concilier pour le mieux tous les intérêts en présence.

I 3 . — La nature des règlements d'exploitation forestiers.

Tout aménagement comprend essentiellement deux parties distinctes : des études préparatoires et des dispositions réglementaires.

Les études préparatoires consistent à prendre de la foret une connaissance aussi exacte, approfondie et détaillée que possible, résultat que Ton obtient d'une part par Texamen de documents d'archives et d'autre part par la visite de la forêt sur le terrain, son inventaire, etc. Les opérations réglementaires consistent à rédiger les règlements d'exploitation.

Un règlement d'exploitation porte essentiellement sur les points suivants: il indique, pour un temps déterminé, 1*^ l'époque, 2® LA NATURE, 3® LE LIEU et 4** LA QUOTITÉ de toutcs Ics coupos qui seront faites dans la forêt. Ces indications sont données eu égard à l'état de la forêt, après qu'on aura fixé le choix d'une forme d'exploitation (1) et la nature des produits qu'on veut obtenir.

Lorsqu'une forêt est trop grande, trop peu semblable à ellemême dans ses différentes parties, il devient impossible de réglementer uniformément les coupes pour toute son étendue

(1) Voir Economie forestière^ tome II, pages 308 et suivantes.

DEFINITIONS ET GÉNÉR ALITÉS l3

par un règlement unique. On la divise alors en différentes parties, appelées des séries (1), qui sont chacune l'objet d'un règlement particulier.

Les opérations de l'aménagement sont consignées dans des actes administratifs qu'on appelle des Procès-verbaux (Tamé" nagement et dont la forme est exactement prescrite par des instructions administratives. D'autre part, l'aménagement est assis sur le terrain dans la forêt.

L'assiette de l'aménagement sur le terrain consiste essentiellement dans le partage de la forêt en divisions ou parcelles, délimitées par des lignes défrichées et abornées. Chacune de ces divisions ou parcelles reçoit un nom et, par suite, une individualité. Elles servent à l'inventaire de la foret et à l'assiette des coupes.

Lorsque l'aménagement ne prescrit qu'une seule nature de coupes dans la forêt, et que celles-ci parcourent l'étendue entière en un temps peu considérable, il devient tout indiqué de diviser la forêt en autant d'assieltes annuelles qu'il doit s'écouler d'années entre deux passages de la coupe sur le même point. Il suffit alors de numéroter ces assiettes dans l'ordre de leur arrivée en tour d'exploitation au moyen d'inscriptions sur les bornes soparatives pour que l'aménagement soit complètement inscrit, en quelque sorte, dans la forêt elle-même, sans qu'il soit nécessaire de le préciser par aucun document écrit. C'est ce qui arrive surtout dans les taillis. Ces forêts divisées, par exemple, en 23 coupes séparées par des ligues défrichées, numérotées de 1 à 25, se parcourent à raison d'une coupe par an, à blanc étoe ou avec réserve de baliveaux conformément à l'ordonnance, sans qu'aucun règlement écrit ne subsiste. Tel est le cas de la grande majorité des forêts, même soumises au régime forestier, en France, lorsqu'elles sont traitées en taillis simple ou en taillissous-futaie. L'aménagement n'y est délini que par Je nombre et

(1) Le terme de séries d'exploitation était employé, avec sou sens actuel, dès le xvii» siècle. Voir Reformations et aménagemenls de Plinguet '^Ork^aus, 1189), pages 113, 189, elc.

NOTIONS PRéUHINAIRES A- l'aHÉNAGBHENT

Ire de Dumérotage des assietteB de coupes annuelles en ce concerne l'oxploitatioa des taillis, par l'ordonnance en ce concerne le balivage et l'abatagc des arbres de réserve. n appelle rotation le temps que l'on met réglementairement ircourir une forêt ou une série par une mémo nature de )cs. C'est ainsi que si des coupes jardin atoires doivent par- ■îr la forêt à raison d'un dixième do la contenance totale ]uo année, on dira que la durée de la rotation de ces coupes inatoires est de dix ans. Lorsque les rotations se succèdent I interruption, et que les coupes se font toujours dans les les assiettes et le mémo ordre, la duréedc la rotulion devient ervalle qui sépare deux passages successifs do la coupe ) une même assiette.

orsque les coupes se font à blanc étoc, ou du moins réalisent n petit nombre d'années, à peu d'intervalle, la totalité du Sriol dans une môme enceinte, leur rotation prend lo nom de tluiion (t). La révolution est donc le temps que l'on met à lourir l'éLenduo entière d'une forêt ou d'une série par des los réalisant la totalité du matériel.

i les révolutions se succèdent sans interruption, les coupes lisant toujours dans les mêmes assiettes et le même ordre,

C'est par orreiir ijue Pulon, 'jiii n'nvnil pas trouvn le luolde réoolalion dans lionnnii'c de Uaudrlllnrl, a prOIcndu qui; ce; ternio a éli; inlroUuil dans notre ^0 forestier pur LoronU cl Pnrndi!. Ou le trouve, en rOalilô, avec aun sens I dans les texte» du xviti* skVIc, par exemple dans ce W'^li^iiient t'Onéral île pour les forets des coisniunautôs enChaïupugnc. n Les coupes cuniraencc- |iar les taillis les plus âféa cl an feront (ranoùe en année, il tire et niro ..,1c cunrurm émeut nu plaa tigiu'ù i[ui sera déposa au (çrelTu du lieu, surtequel les !s seront oiorijuces par preniiOra et deniiËre. I.a preuilère expluilatinn, jns~ la rfaalution des coupes, sem TBite en y réservant ta linllveuux (pnr arpent) ge des tnilll.s... (Le nomtirc des coupes étant de a.ï, cle...) > Oanâ le Manuel lier de Guiut. giuiic-marleau t la lUiiitriscJellnnibouillet [Paris, 17'ÎO},doux B à la page 33lî ; •• La règle fiendralc ]iouf l' amtiuigemcnt d'une forêt consiilo GKt de la partager en plusieurs [larlies dont ctiaeuno se coupe & un cor-- 'ige : ces parties se numinentfi'iifjfs. Chiuiuc tri:t!.'c l'rtnticnt une neolutîùn , t.''est-ù.-(lire doit êlrc partagé en un cerliiln nuiiibru de coupes ipii s'exploiinnucllei lient lesunes après les autres, s l'IiuRuct, dans son livre surlesih^ aliomet aiitiau'jetnents det furr'ls [lirli'anfi, nxUi, parle à diverses rqirises exemple aux pii^'es 12N, 1^9, ISîl, etc.), do Ulllix nména^'ésâla rfUDlufio» de is,de 10 ans, exarlemcnt cominc hou» ferions eneoro aujourd'hui, Demt'uie ise IPi-eViï <lv l-aiiii'n"fi""«nl 'les foirli. on VII). Dralet, dans son Trailé de au'/eineiil des / m ris de lhl2, etc., etc.

DÉFINITIONS ET GÉNÉRALITÉS l5

la duréo do Ja révolution devient Tintervalloqui sépare deux réalisations eomplèles du matériel dans une même assiette, c'està-dire qu'elle comporte autant d'années que Tàge des bois que l'on abat, La révolution est alors, pour parler le langage courant, égale àTâge d'exploitation, bien que ces deux notions de durée de révolution et d'âge d'exploitation soient entièrement distinctes.

§ 4. — ia durée des règlements d'exploitation forestiers.

Un règlement forestier ne peut prétendre qu'à une durée limitée, d'autant plus courte qu'il sera plus compliqué, plus détaillé et que ses prévisions seront, d'une façon générale, plus aléatoires.

Lorsqu'il s'agit de règlements très simples, comme ceux des taillis, leur durée peut être considérée comme pratiquement indéfinie. Les prévisions se bornent à admettre que chaque année le parquet appelé en tour par son numéro d'ordre sera exploité. La régénération se fait sans risque d'insuccès, et le même ordre de coupe pourra être suivi indénniment. Aussi les aménagements des taillis, simples ou sous futaie, sont-ils les plus stables de tous. Nous les voyons parfois subsister, sans modification, pendant un grand nombre de révolutions succcs-* sives (1).

Les règlements d'exploitation, lorsqu'on en rédige par écrit pour les taillis, embrassent toujours la durée d'une ou môme parfois de deux révolutions entières.

Les exploitations do peuplemoals en futaie oui des règle^ monts plus compliqués, plus aléatoires et, par suite, de moindre durée. L'expérience a appris qu'il ne saurait être question do régler d'avance les coupes à exécuter dans une futaie pleine

(1) Sur iJOi forôts ou séries de forets communales amémigées en taillis-sousfulaie dans le département de Mcurlhc-et-Moselle, il y en a 230 dont i'améiiaj^^ementeu vigueur est antérieur à la promulgation du ('odo f(trcslier, IS7 (pii ont des aménagements antérieurs à 1789 et 15 aménaf^'euients subsistent encore aujourd'hui qui remontent au delà de IIGO, le plus ancien datant de 17:^0,

NOTIONS Préliminaires a l^am^nàgement

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exploitée à l'âge de 160 ans pour toute la durée d'une révolution des coupes, ni même pour la moitié, le tiers ou le quart de cette durée. De nombreuses circonstances se produiront pendant un si long espace de temps qui anéantiront infailliblement les prévisions les plus prudentes, pour peu qu'elles soient précises et détaillées. C'est ainsi qu^l arrivera que, faute de fructiûcations opportunes, ou bien par suite de dégâts des météores ou des animaux, les régénérations ne se produiront pas aux époques voulues, ou bien des accidents surviendront: des chutes de chablis, des incendies. Des défrichements, des aliénations, des acquisitions, la réunion à la forêt de cantons isolés ou le rattachement de pareils cantons à des forêts voisines viendront modiGer la contenance, etc., etc.

Il est cependant indispensable, dans toutes les exploitations où la coupe enlève en une seuleannée, ou, du moins, en un très petit nombre d'années tout le matériel d'un parquet (c'est le cas de toutes les exploitations de peuplements (1) en taillis ou en futaie), que Taménagiste étende ses prévisions à une durée de révolution au minimum. Dans ces forêts, en effet, le parquet étant laissé net par la coupe, la nouvelle récolte devra se former entièrement avant le retour de la hache; il faut donc que l'intervalle des coupes successives sur le même point, et par suite la durée de la révolution, soient déterminés. L'aménagiste devra régler la progression uniforme ou variable des réalisations pour une durée de révolution au moins.

On se tire de celte difficulté en établissant pour les exploitations de peuplements réglées en futaie, dont la révolution est toujours très longue, deux espèces de règlements de coupe. Les uns, dits règlements généraux^ prévoient sommairement,en bloc, la marche des coupes pour toute une révolution, ou même davantage. La durée de la révolution est, dans ce but, partagée en fractions égales qui reçoivent le nom de périodes et la forêt en un nombre égal de parties, appelées affectations pério-

(1| Vuir I^Lunomie /orealière, 2* volunn', page 3U'J.

DÉFIiNITlONS ET G£NËAALITÉS

diffuesj dûstinées à être réalisées chacune pendant une période. Le règlement général indique simplement que telle partie de la forêt sera réalisée entièrement pendant telle période, ou, pour parler le langage courant, est affectée à telle période, sans entrer dans le détail des coupes annuelles.

Celles-ci font l'objet de règlements spéciaux dont la durée est limitée à celle d'une période, c'est-à-dire au maximum à trente ou quarante ans. Le règlement spécial fixe, pour la durée d'une période, année par année, le lieu, la nature et la quotité des coupes. Il est l'objet, dans celles de ses prévisions qui sont particulièrement incertaines, de révisions fréquentes appelées révisions sous-périodiques ^ parce qu'elles s'effectuent plusieurs fois dans la durée d'une période ou encore révisions décennales^ parce qu'elles se font à des intervalles ordinairement peu éloignés de dix ans.

Autrefois on considérait les règlements généraux, les affectations périodiques, comme établis d'une façon ferme et immuable pour toute la durée de la révolution. Actuellement, la tendance est de plus en plus à considérer le règlement général lui-même comme susceptible d'être remanié à la fin de chaque période. Il ne constitue plus, en ce qui concerne Tordre d'accession à la coupe des parties, de forêt non affectées à la période en cours, qu'une simple indication de probabilité. Il est cependant utile et son importance résulte de ce qu'il constitue, dans les exploitations de peuplements, une garantie commode de la continuité du revenu pendant toute la durée de la révolution.

Dans les futaies disposées en exploitations d'arbres, les coupes parcourent la forêt entière en une durée de rotation^ laquelle est toujours courte, c'est-à-dire d'une vingtaine d'années au plus. Il est alors tout indiqué d'assigner comme durée au règlement d'exploitation celle d'une rotation complète des coupes.

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KCOXOMIE FOIIESTIÈRE. — III.

t8 NOTIONS PRÉLIMINAIRES A L AMÉNAGEMENT

I 5. -- L'époque et la nature des coupes.

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