I. — Epoque des coupes
Los travaux de récolte en forêt sont naturellement réglés par le cours des saisons* D'une façon générale, on a intérêt à faire la coupe pendant la saison de repos de la végétation, afin de ne pas perdre un accroissement. Pour les bois feuillus il s'y joint cette considération que les bois dépouillés sont plus faciles à façonner et donnent (pour les fagots) une marchandise de meilleur aspect pour la vente. De.plus, la coupe en hiver présente l'avantage d'occuper la main-d'œuvre rurale au moment où chôment les travaux agricoles. Enfin, l'opinion générale est que les bois d'œuvre abattus en hiver sont plus durables, et que les bois de feu donnent un meilleur combustible. Cependant il est d'usage, dans les pays de montagne, où cela devient du reste souvent une nécessité, do couper les résineux en été. Les marchands do bois croient que les sapins abattus en été sèchent plus complètement, deviennent plus légers et ont un bois plus blanc que les autres (1).
(1) Il y a un grand intérêt à couper en saison convenable les l)rins de taillis dont les souches doivent produire desrejels. M. Bartct, alors attaché à la Station do recherches forestières de Nancy, a cllectué des expériences sur la saison d'ahala^^e la plus lavorahle au point do vue de la production de rejets. (Voir Annales de la sciejice agronomique, volume de IsiJl. Nancy, Bergcr-LevrauU et G^*, éditeurs.) 11 a reconnu que pour le chêne, dans les environs de Nancy, la meilleure saison de coupe e^st le pririlenips (de mars à fia mai); pour le charme, indemne des gelées, ce serait le commencement du printemps. La coupe au fort de l'été (du 15 juillet au 15 août) est la plus défavoral)le. Les tiges recépées fin août ou en septembre ne rejettent qu'au printemps suivant. De nouvelles recherches sur ce sujet intéressant vont être entreprises par la Station de recherches de Nancy.
11 faut éviterde couper les taillis par les grands froids et il y a intérêt à ne faire les recépages que vers le mois d'avril ou peut-être au commencement de mai pour éviter jes dégâts des gelées printanièies, très redoulahles aux rejets, de même (juc les vents froids et secs de la première partie du printemps.
Disons encore un mot ici d'une opinion très ancienne, daiu'ès laciuelle les bois coupés en période de lune croissanle seraient de moins bonne (jualilé que ceux qu'on abat pendant les deux semaines «pii suivent le jour de la pleine lune. Olivier de Serres écrivait en IGUO; « Le point de la lune est remarquable pour en croissant tailler le bois de cbaullage et en dècours celui des baslimeuts. Le
DEFINITIONS ET GENERALITES IQ
Quoi qu'il en soit de la question d'abatage, il est d'usage^ en France, dans les forêts soumises au régime forestier, de donner comme date aux coupes celle de l'exercice financier auquel écherra leur produit en deniers. C'est ainsi que les coupes vendues en 1903, qui seront exploitées pendant Thiver de 1905 à 1906, appartiennent à Texercice 1905 et sont portcesavec cette date au règlement d'exploitation. De même des coupes vendues à Tunité de produits à Tautomno de 1905, exploitées l'hiver suivant, mais dont les titres de recouvrement no pourront être établis qu'en 1906, sont des coupes de l'exercice financier 1906, et inscrites comme coupes de 1906 dans le règlement d'exploitation.