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100 l'utilité des forêts
ceux obtenus par lui-même, M. Ney (1) arrive à conclure que la perte due à Tadhéreace aux cimes est de :
13 0/0 de la chute annuelle pour le hêtre, 200/0 de la chute annuelle pour le pin sylvestre, 33 0/0 de la chute annuelle pour Tépicéa.
Si Ton considère à part les pluies dMiiver, les seules importantes pour Talimentation des sources, on constate, d'après le mémo auteur:
Que les cimes des hêtres en retiennent 7 0/0, celles des pins en retiennent 15 0/0, et celles des épicéas en retiennent 20 0/0.
Ce dernier chiffre serait encore inférieur au surcroît de pluie procuré, d'après les expériences françaises, par la présence de la forêt.
Les chiffres de M. Ney ne tiennent pas compte de Teau de condensation fournie par les cimes et ne reposent que sur un petit nombre de mesurages.
Il reste maintenant à tirer de toutes les données qui précèdent les conclusions qu'elles comportent relativement à l'alimentation des sources (2). La question à résoudre est la suivante : le sol abrité par la forêt est-il mieux arrosé que celui de la région agricole?
Pour savoir à quoi s'en tenir, il suffit de comparer les indications des pluviomètres installés sous bois aux Cinq-Tranchées avec celles de l'instrument établi à Amance-la-Bouzule. Le tableau qui suit donne àcette fin, et séparément pour Tété, l'hiver et l'année entière, les résultats des observations pour toute la période qu'elles embrassent.
(1) Op. cit., page 10.
(2) De Bouville, op. cU.
ÏOI
Comparaison entre les quantités d'eau pluviale parvenant au sol dans une région agricole d*une part, et, d'autre part, en forêt, & Tabri du massif.
ANNÉES
Totaux
Moyennes