‹ Economie forestièreChapitre 93 sur 100 · DOMANIALES · texte numérisé non relu

DOMANIALES

COMMOICAIf^

t gros chênes (31 . .

d'œuvre ) Pflils chênes. ...

} divers

Volume»

Proportion 0/0

Volume*

Propor-, tion U/0

Bois

( perches et étais..

Bois de feu.

Bois

C f^ros bois (3)

d'oeuvre < petits bois.

( perches et étais. .

Bois de feu.

(1) statistique officielle publiée par l'Administration des Forêts. [Bulletin du ministère de V Agriculture, Imprimerie Nationale, 1894.)

(2) Ces valeurs sont les valeurs nettes des produits sur pied en forêt,

(3) Les gros chênes sont ceux qui mesurent 50 centim. de diamètre ou plus à hauteur d'homme. De même pour les résineux. Les volumes sont exprimés en milliers de mètres cubes.

Dans l'ensemble des forêts soumises, les produits ont été, en milliers de mètres cubes :

Chêne 62o

n^;« A*^ , ; Feuillus divers. . 2G0( a Mai Bois (1 œu^Te < . > ^.124

Résmeux 1 0531

Perches et étais. 177

Bois de feu r).389 5 . 389

En tenant compte des modes de traitement et de la situation des forêts non soumises il semble qu'on puisse leur attribuer le revenu suivant :

milliers de me.

/ Chêne 100

\ Feuillus divers... 100, .^ ^^^ ,, ,

Bois d œuvre R^si^,,,^ 600 1 *f •?^'^""''^''''f": "'^"'^

Perches et étais., .^j^f^i^^^^^^^i^^onsderri^ncs

Bois de feu.. [ 14 000

On aurait dono, pour l'ensemble dos forêts françaises :

million de me.

Chêne 725

. „ , Feuillus divers. 369 ,

Bois d œmTC ^ ^^^j^^,^^ i . G53 ^ 26 0/0

\^ Perches et étais. 3.677

Bois de feu 19.389 7i 0.0

Et une valeur totale de 170 millions de francs qui s'élèverait à plus de 300 millions pour ces mêmes produits supposés rendus sur le marché.

La, production par hectare boisé est la suivante :

18 fr 30 > P^^^ l'ensemble des forêts.

29 fr 30 s P^^^ ^^^ forêts domaniales.

2 me 59 ) 17 fr 90 < P^^^ ^^^ forêts communales et d'établissements publics.

2 me. 90 ) , . ,, . ,

16 fr 80 ) ^^^^ forêts non soumises.

4o8 LA FRANCE FORESTIÈRB. — STATISTIQUES

Le rondement relativement faible des forêts communales tient à la situation de beaucoup d'entre elles en haute montagne, dans le massif des Alpes.

Le rendement relativement élevé des forêts particulières tient à leur situation en plaine^ en terrain fertile, et à la forte proportion des résineux.

Il est assez délicat de se rendre un compte exact des frais de gestion et de surveillance dos forêts domaniales. En effet, les agents forestiers, dont les traitements et indemnités sont inscrits au budget pour 3.200.000 fr., sont chargés, en outre, de la gestion des forêts domaniales :

i^De la gestion des forêts communales et d'établissements publics ;

2^ De la surveillance de la chasse, de la pêche et de la pisciculture;

3^ De la surveillance des bois particuliers au point de vue du défrichement;

4® Des travaux de correction des torrents et de reboisement en montagne;

5® Des travaux des dunes ;

6® Du service des améliorations pastorales.

Tout compte fait, on peut estimer à 900 . 000 fr. environ la part qui représente, dans les dépenses relatives au personnel supérieur, les frais de gestion des forêts de l'Etat; ce chiffre correspondrait à fr. 80 par hectare. Une difficulté analogue se présente pour les frais de surveillance. On peut les estimer à 2 fr. iO par hectare productif.

Les travaux d'entretien absorbent 1 fr. 60 par hectare, les impôts communaux et départementaux 2 fr. 15 par hectare productif.

On aurait donc, par hectare productif dans les forêts domaniales, en 1892 :

STATISTIQUE FORRSTIÈRB 4^9

Produit net 29 fr. 30 ou 81 .2 -0/0 de revenu brut.

Frais de gestion fr. 90 — 2.5 —

Frais de surveillance. 2 fr. 10 — 5.8 —

Travaux d'entretien.. ifr. 60— 4.5 — Impôts communaux et

départementaux . . 2 fr. 15 — 5.9 —

Produit brut 36 fr. 05 — 99.9

Les dépenses relatives au personnel ne représentent, en France, queS fr. 00 par hectare productif ou 8. 3 0/0 du revenu brut. Elles sont inférieuresà celles de tous les pays de l'Allemagne où Ton relève, en 1892, comme dépenses relatives au personnel (*•).

En Bavière. . d3 fr. 15 par hect. productif ou 24.5 0/0 du revenu brut. En Prusse. . . 6 fr. 90 — — 21.5 —

En Hesse. . . 12 fr. 15 — — 19.6 —

En Saxe. . . 9 fr. 85 — — 12.1 —

En Wurtemberg. 8 fr. 40 — — 12.1 —

En 1900 l'importance des dépenses concernant le personnel était (2) de 18.3 0/0 du revenu brut en Prusse (3).

de 16.1 0/0 du revenu brut en Alsace- Lorraine, de 15.8 0/0 du revenu brut en Hesse.

de 13.1 0/0 du revenu brut en Saxe.

11 convient encore d'observer que les administrations allemandes vendent les bois façonnés, ce qui augmente le revenu brut par rapport à ce qu'il est en France et diminue l'importance relative à ce revenu des frais du personnel.

VU

La France est très loin de produire la quantité de bois d'œuvre nécessaire à sa consommation. L'excédent d'importation do bois communs^ qui représentait une valeur moyenne do 98.G58.000 fr. pendant les cinq années 1 894-98, a passé à 127 mil-

(1) Die Forstlichen Verhàllnisse PreussenSt par Donner, Directeur général des forêts de Prusse. Berlin. J. Springer. 1894, !«' volume, page 275.

(2j Milleilungen des deulschen Forstvereines, Berlin, chez Springer, 1904.

(3) Les traitements du personnel prussien ont été considérablement relevés depuis 1892.

4lO LA FRANCE FORESTièRK. STATISTIQUES

lions en 1900 et 130 millions on 1901. La valeur moyenne (I) de la tonne importée atteint 90 fr. (pour les bois communs), tandis que celle de la tonne exportée n*est que de 49 fr. seulement. En 1901, ces chiffres sont devenus 106 et 47 francs.

Notre déficit annuel en bois d'œuvre représente un volume de bois en grume de trois millions et demi de mètres cubes (2), plus de la moitié de notre production. Nous importons surtout des sciages résineux, correspondant à un volume en grume de 3.200.000 me. ; ils nous proviennent de Russie, Finlande, Suède et Norwège.Nos importations de merrains représentent 465.000 me. grume, nous les achetons en Autriche-Hongrie et aux Etats- Unis. La pâte à papier importée, année moyenne, de 1894 à 1898 représentait un volume en grume de 700.000 me, non compris 227.000 me. de bois de râperie importé en grume ; de 1892 à 1901, nos importations de pâte ont doublé et celles de bois de râperie ont triplé.

En revanche, nous exportons un excédent d'un peu plus de un million de mètres cubes d'étais de mine, qui proviennent surtout des Landes, et 74.000 mètres cubes de traverses de chemins de fer.

Nous avons, enfin, produit en excès et exporté, en 1901, en dehors des bois communs :

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