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INDUSTRIES DE LUXE. PRODUITS ÉTRANGERS

sont fort habiles au travail artistique de l’or et de l’argent, tandis qu’ils importent des cotonnades ordinaires (Wappaeus, 450).

(4) Chez les Germains, la fabrication des armes semble appartenir aux industries développées les premières ; elle était déjà chez les Vandales, aussi parfaite qu’estimée (Papencordt, Geschichte der Vandalen, 261). La confection d’ornements métalliques ne l’était pas moins, comme en témoigne la vieille légende germaine de Wieland le forgeron (voir \V. Wackernagel, dans la Zeitschrift fur deutsches Altertum de Haupt, 9, p. 538 et suiv.). II faut ajouter la production de vases en métaux précieux chez les Francs (Loebell, Gregor von Tours und seine Zeit, p. 405), ainsi que chez les Wisigoths {Lex Fwfg., VII, 6, 3). Ces métaux, en effet, sont particulièrement faciles à travailler. En outre, à ces époques de droit fort précaire, elles représentaient une valeur très importante, facile à dissimuler et à transporter. Enfin, ils répondaient aux besoins particuliers du luxe au moyen âge, dont la forme la plus ordinaire, les grands festins et leurs suites, ne pouvait occuper l’industrie (vol. I, § 225). De splendides travaux en bronze se rencontrent dès l’époque des Ottonides. Parmi les présents adressés par Henri le Lion à la Cour byzantine apparaissent, en dehors des étoffes de laine et de toile, des ouvrages d’armurerie et de sellerie {Chronique d’ARNOLD DE Lübeck, I, 4), ce qui permet de conclure pour ces industries à un développement relatif. Chez les Wendes est particulièrement ancienne la fabrication d’idoles en métal, parce que les peuples voisins, convertis au christianisme, ne pouvaient fournir de marchandises de cette nature (Giesebrecht, Wendische Geschichte, 1, p. 20).

(5) Les Indiens du Chili sont fort habiles à tresser le cuir, et généralement à tous les ouvrages confectionnés à l’aide seule des mains (Poppig, Reise, I, 386). L’industrie du Bornou est fort adroite : des écorces de courges, peintes de façon fantastique, sont façonnées en plats ou en cuillers (Rohlfs dans les Petermann' s Mitteilungen, fascicule complémentaire 25, p. 59). Les Bouriates se distinguent par leurs pièces forgées, spéciale-

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'ment par leurs motifs en argent plafpiés sur fer (Wappaeus Asien, 104). ’

(6) L’eau-de-vie a été obtenue d’abord par la distillation du vin, puis de la lie de vin, des grains, des pommes de terre, en dernier lieu m€*fne, des matières de momdre valeur encore. Les tentures artistiques veloutées par poudrage sont plus anciennes que celles simplement imprimées ; celles en toile ont précédé de même celles en papier. Au moyen âge, on cachetait avec de la cme naturelle ; au milieu du xvi® siècle on s’est servi de cire à cacheter, et les pains à cacheter ne sont pas apparus avant la guerre de Trente ans. Les miroirs en argent sont venus avant ceux en verre, et les plus anciens de tous sont ceux en argent le plus fin. Le simple flottage en bûches du bois à brûler es^ fort postérieur au flottage des radeaux ordinaires de bois de construction (Beckmann, Beitr. z. Gesch. der Erfindungen, 2, p. 583 et suiv., 553 et suiv. ; 3, p. 277 et suiv., Les premiers graveurs sur cuhme ont été les orfèvres, auxquels l’art plastique est également en grande partie redevable de ses débuts : nous crterons les exemples de Ghiberti, Donatello, Brunellesco. Souvent, à leur époque, pour une fabrication, le passage à. l’emploi d’une matière première à plus bas prix a eu pour effet d’étendre son marché et de provoquer en même temps un essor intellectuel. Lorsque l’ornementation des livres par les miniatures passa des moines aux peintres de profession, cet art commença par déchoir, mais bientôt, la sculpture sur bois, la gra\'ure sur cuivre, etc., obtinrent plus qu’un simple succès. Il en fut de même quand les manuscrits sur parchemin qui, pour la plupart, avaient fort longtemps servi d’offrandes, cédèrent la place aux manuscrits sur papier à l’usage des savants. Une méthode nouvelle de travail est-elle inventée, on aspire souvent seulement d abord à se rapprocher le plus possible des produits obtenus au moven de 1 ancienne : ainsi l’imprimerie a commencé par imiter les manuscrits. C>n apprend progressivement ensuite à tirer des forces particulières de la méthode nouvelle leur pleine utilisation (Beck.maxn, Beitr., 3, p. 304).

(7) (Beckmann, I, 40,56 et suiv.). Plus d’une industrie se

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