‹ Économie industrielle [microform]Chapitre 24 sur 155 · I II · texte numérisé non relu

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tiers ses omTiers les meilleurs parmi les compagnons artisans. Les serruriers, les forgerons, etc., sont accaparés par les fabriques de machines. La fabrique peut avantageusement employer des ouvriers n’ayant reçu qu’une formation très incomplète. Des jeunes gens pressés et des parents bornés ou avides peuvent ainsi se laisser aisément détourner de l’apprentissage d’un métier qui, plus tai’d, deviendrait rémunérateur.

(2) Les fabriques travaillant au charbon de terre peuvent, de cette manière, se procurer presque gratuitement leur éclairage au gaz. En France, les grandes fabriques de pain, avec une production annuelle de un million de kilogrammes, ont gagné 25 0/0 de leur capital, tout en vendant meilleur marché que les boulangers. Les frais de cuisson atteignaient par kilogramme, lorsque ces fabriques ne débitaient que 200.000 kilogrammes, 6 centimes 1/2, et sont aujourd’hui descendus à 3 centimes {Jahrb. f. Gesch. u. Verw., 9, p. 1181).

(3) L’extinction et le rallumage d’un haut-fourneau peut, en Angleterre, coûter jusqu’à mille livres sterling {Edin. R., 138,. p. 353). [Dans la boulangerie, chez laquelle, en général, des raisons multiples parlent en faveur de la fabrique, l’économie de combustible n’est pas des plus minces. Quand elle est exercée à la façon d’un métier, le four, pendant qu’il est inutilisé, cède presque toute sa chaleur aux endroits voisins, et l’on est, par suite, obligé de le chauffer à nouveau durant la nuit. Ce que cela représente, les expériences de la boulangerie coopérative de Leipzig suffisent à le démontrer. Un four, à chaque chauffe successive, y consomme de 60 à 70 livres de charbon, tandis que le dimanche soir, lorsque l’exploitation a cessé pendant 12 heures, il en consomme le double. Les fours de construction récente n’ont besoin, pour les chauffes successives, que de la cinquième ou de la sixième partie de la quantité de charbon nécessaire lors du premier allumage. Il faut ajouter que le travail d’un quintal de farine exige environ 4 heures, celui de deu.x quintaux 7 heures, celui de trois quintaux 9 heures, etc. De sorte que, lorsque la production augmente, le temps nécessaire au travail de chaque quintal de farine diminue. En outre, on

doit signaler le rendement supérieur de l’exploitation mécanique. La boulangerie militaire de Leipzig, qui est une boulangerie fabricant du pain noir et possédant un moteur à gaz, une machine à pétrir, des fours à chauffage par circulation d’eau, s>'stème VVieghorst, arrive à une intensité de production telle, que 12 heures de travail de chaque ouvrier correspondent à une fourniture de 1.200 livres. Dans une boulangerie coopérative de Leipzig, où en fait de machine il n’existe que la machine à pétrir, un ou^Tier confectionne en 12 heures encore un peu audessus de 600 livres. Dans une exploitation ordinaire fonctionnant à la façon d’un métier, on table sur une quantité journalière de 300 livres seulement par compagnon. Enfin, ü y a économie sur le capital d’exploitation, si l’on considère les forces de travail épargnées par la machine à pétrir. Le prix d’une machine à pétrir d’une capacité de production allant de 5.000 à 10.000 kilogrammes de pain atteint 2.500 marks. Le moteur à gaz nécessaire à l’exploitation peut coûter autant. Sa consommation annuelle de gaz comporte environ 3.000 mètres cubes. Par suite, on peut évaluer la dépense d’une exploitation utilisant machine à pétrir et moteur à gaz à 950 marks par an, soit 500 marks pour l’amortissement et l’intérêt du capital d’établissement (5.000 mai’ks à 10 0 /O) et 450 marks pour 3.000 mè.tres cubes de gaz à 15 pfennigs. En face de ces données, l’exploitation par le travail manuel des deux ouvriers que remplace à tout le moins une machine à pétrir, représente, avec un salaire de 20 marks par semaine, une dépense de 2.080 marks par an (GRIESIIAM.MEU) dans les Schriften d. V. /. Sozialp., 63,

p. 403 à 405 ; Ar.nolDjDcw Miinchener Daeckereigewerbe, 1894 p. 37 et suiv.)]. ’

(4) Des connaisseurs anglais affirment, qu’avec un agrandissement de la filature de coton au delà de 30.000 broches, on n’arrive plus à aucune diminution des frais généraux (Zeitschr.

/. Staatsw., 20, p. 435). Sur les limites de l’extension possible en ^lemagne de l’exploitation travaillant en grand, comparer

ouvrage de Ludwig Sinzheimer paru, en 1873, sous le titre précité.

(5) Au nombre des avantages les plus considérables de l’industrie anglaise dans sa lutte contre les autres industries a figuré pendant longtemps sa concentration intense et précoce dans des entreprises vraiment colossales. [En 1890, une filature anglaise de coton possédait une moyenne de 29.506 broches ; sa rivale allemande en avait, en 1895, une moyenne de 15.645, et, en 1901, de 25.400 en chiffres ronds. Un tissage de coton comptait, en Angleterre, à la même époque, un chiffre moyen de 431 métiers, en .Allemagne, 279. Si, par conséquent, la filature de coton allemande de 1901 s’était approchée de sa concurrente anglaise de 1890, l’importance des tissages en Allemagne n’atteignait qu’à peu près les deux tiers de celle qu’elle ■ avait en Angleterre. A la fin de 1899, en Allemagne, 44 filatures de coton, montées par actions, représentaient ensemble 1.949.141 broches, soit pour chacune une moyenne de 45.000. En 1901, en Angleterre, 76 filatures par actions accusaient les chiffres de 6.076.104, ou 80.000 comme moyenne individuelle (voir W. Hasbach, dans le Jahrb. f. Gesch., 36, p. 1020). Tandis qu’en Angleterre, il faut considérer comme étant l’ordinaire le chiffre de 2.000 broches par paire de self-actors, en Allemagne, on arrive, avec des écarts individuels très notables, à celui de 1.300 à 1.600 comme moyenne. Cette quantité de broches est, d’ailleurs, servie par plus d’ouvriers que la quantité supérieure offerte par les machines anglaises (voir Schülze-Gavernitz, Grossbetrieb, p. 130)]. En Angleterre, la Société Barclay, Perkins, and C®, possédait, en 1849, dans ses caves, 120 foudres, parmi lesquels plusieurs d’une contenance de 3.600 barils ; dans un de ses bassins on pouvait installer une table servie pour 25 personnes. Une écurie de 150 carrossiers gigantesques traînait ses voitures de livraison. Ses impôts étaient autrefois montés, une année, à 400.000 livres sterling (Si.mon, Observations recueillies en Angleterre, 1835, I, p. 123). A Birmingham, un fabricant de boutons détenait, en 18.34, 10.000 matrices d’acier pour boutons de li\Tée ; un autre acquit une fortune considérable, rien qu’en confectionnant des yeux de verre pour têtes de poupée (Mc Gulloch). [Dans l’industrie du fer brut,

les services rendus par le haut-fourneau se sont piu'tout énormément développés. En Grande-Bretagne, la capacité de production de celui-ci atteint, aujourd’hui, trente fois celle d’il y a cent ans, et trois fois celle de 1880. En 1889, 447 hauts-fourneaux à côté desquels il en existait, d’ailleurs, 366 autres éteints, ont livré 8.456 millions de kilogrammes de fer brut. Dans les États-Unis de l’Amérique du Nord, la production a quadruplé depuis 1873, car elle atteignait cette année-là, par haut-fourneau, 6.346 tonnes anglaises, et, en 1890, 27.227. Mais, à cet égard, l’Angleterre et l’Allemagne ont marché du même pas, tandis que les États-Unis les ont largement dépassés. En Allemagne, la production moj-enne d’un haut-fourneau atteignait, en 1899, 29.000 tonnes, et, en Angleterre, 29.600. D’après Juraschek, on comptait par haut-fourneau, en .Angleterre, en 1890, 18.703 tonnes ; en Allemagne, en 1892, 23.027 ; au.x Etats-Unis, en 1890, 27.227 ; en 1898, 58.290 (W. Hasbach Jahrbuch. /. Ges., 26, p. 1023). Cockerill, à Seraing, occupait déjà, en 1846, 4.200 ouvriers, et, en 1876, 8.750 (Pechar, Kohle und Eisen, 86). Dès avant 1864, il existait à Augsbourg une filature de 95.000 broches, quand la rivale anglaise la plus considérable à Pépoque en avait 80.000 {Zeitschr. /. Siaatsw., 20, p. 435). Il n’est pas rare de voir plusieurs établissements séparés au point de vue technique appartenir au même ensemble économique. C’est ainsi que la grande entreprise de P. Haas et fils comprend de nombreuses fabriques diverses sises en différents endroits (Z). Aussi. B., 4, p. 214)].

(6) [L’exemple le plus grandiose peut-être d’une concentration embrassant de multiples objets est offert par l’usine Krupp qui, en 1845 occupait 122 ouvriers; en 1887, 45.000 ouvriers et employés ; en 1912, 70.000 ouvriers én chiffres ronds. Le charbon estextrait des fosses qui sont la propriété de l’établissement, et sa consommation annuelle s’élève à plus de 2 millions et demi de tonnes, dont 900.000 pour la seule aciérie d’Essen. Cela cor-

pond par jour de travail à une arrivée d’environ sept trains de chemins de fer complets et à pleine charge. Plus de 7.500 machines-outils, 18 laminoirs, 80 presses hydrauliques, 430

quai vertical, de puissants ponts roulants assurent le transport du minerai vers les places de déchargement et les réservoirs. Des ascenseurs l’élèvent de là jusqu’aux gueulru*ds des hautsfourneaux pour y subir la fusion après mélangt3 avec le coke. Toutes les quatre ou six heures environ a lieu la coulée. Fort heureusement avec les progrès techniques marche de pair le développement grandiose des institutions de prévovance ouvrière. La caisse auxiliaire de maladie, fondée en 1853, s’est développée par l’adjonction d’une caisse de retraite pour les veuves et les orphelins qui dispose, aujourd’hui, d’un avoir de plus de 22 millions de marks. En outre, il existe iiur société d’assurances sur la vie, qui facilite aux employés les contrats de cette nature ; une fondation pour les ouvriers et invalides, destinée à compléter les versements des différentes caisses et possédant un capital supérieur à 7 millions de marks ; une assurance contre les accidents des employés et une caisse d’épargne. Comme autres institutions prospères en faveur des ouvriers, il faut citer l’économat d’Essen, le casino des employés, le casino des maîtres ouvriers, une école ménagère, quatre écoles industrielles, une salle de lecture de plus de soixante mille volumes, une bibliothèque scientifique professionnelle de cinquante mille volumes, une société d’éducation, une clinique dentaire, un hôpital, etc. ; enfin, un asile de vieillards^ où les ouvriers infirmes ou retraités peuvent, près de leurs femmes, terminer leurs jours (voir Friedr. C. G. Mueller, Krupps Giissstahlfabrik, 189G; D. Baedecker, Alfred Krupp und die Einrichtiing der Giiss- Mhlfabrik, 1912 ; Krupp 1812-1912, sum 100 jaehrigen Bestehen der Firma Krupp zu Essen-Ruhr, 1912 ; au sujet d’une concentration analogue à Aix-la-Chapelle, chez la Société par actions

générateurs, 550 machines à vapeur et presque 1.000 grues sont mis en marche à Essen. A la place du marteau-pilon, autrefois célèbre sous le nom de Fritz, qui possédait un poids de chute de 50 tonnes, et contribua, pendant plus de 50 ans, à la renommée de la maison, se trouvent aujourd’hui de puissantes presses à forger hydrauliques, dont la monstrueuse puissance de

5.000 tonnes peut être à peine conçue par notre imagination. La fabrique d’acier fondu possède, aujourd’hui, plus de 80 presses hydrauliques, dont deux presses à forger, de chacune

4.000 tonnes et une de 5.000 tonnes, qu’ Alfred Ivi-upp avait installée, dès 1893, pour son laminoir à plaques de blindage. En fait de machines-outils et de machines de travail, l’aciérie en renferme 7.200 qui produisent les objets pacifiques les plus variés, mais aussi le matériel de guerre. Un chemin de fer étreint l’ensemble de l’usine de ses 150 kilomètres de voies, relie les atehers séparés et assure les transports au moyen de 50 locomotives et de 2.400 wagons. Sur les trois champs de tir, propriétés de la fhme et situés à Essen, Tangerhütte et Meppen, il est annuellement tiré environ 30.000 coups, pour lesquels il est employé 700.000 kilogrammes de projectiles. Dans le laboratoire chimico-physique, où chaque coulée de l’usine est éprouvée dans sa composition et ses qualités, il est annuellement accompli environ 60.000 essais, dont l’exécution finale nécessite plus de 500.000 opérations séparées. Aux besoins croissants des aciéries, les forges existantes n’ont pu suffire à la longue. Les forges installées, en 1896, sur la rive gauche du Rliin, vis-à-vis de Duisburg, ont été agrandies en 1903 et années suivantes, de sorte qu’aujourd’hui, en 1912, elles comprennent un jeu de 9 haut s- fourneaux, une aciérie Thomas, une aciérie Martin, des laminoirs, une usine pour pièces de construction et de ponts, en même temps que les services accessoires exigés. Les forges Frédéric- Alfred sont ainsi les plus importantes de leur espèce en Europe. Un port long de plus de 500 mètres forme la voie nécessaire à leurs arrivages. Les bateaux du Rhin lem* amènent les minerais des armateurs de Rotterdam, aussi bien que ceux des mines de l’Allemagne occidentale. Le long du

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fondu dans la fabrique ; qu’il existerait cependant, en Angleterre, comme en Allemagne, un mélange de petites, moyennes et grandes exploitations ; que ce serait, par suite, une utopie d’admettre la réalisation générale de l’idée que l’exploitation en grand, suivant le mode de la fabrique, pourmit arriver un jour à dominer la situation. En Autriche, pour la fabrication de la bière, le nombre des brasseries a diminué entre 1860 et. 1872, de 20,5 0/0, mais leur production a augmenté de 62 0 /O. La plus grande d’entre elles, à Scliwechat, brassait, en 1871,384.987 hectolitres {Deiitscher Aussi. Bericht von 1873, I, 280 ; Œsterreichischer Aussi. Bericht von 1867. Une situation analogue existe dès la fin du moyen âge, en tant que celui-ci connaît déjà les fabriques. Florence comptait, vers 1318, 300 botteghe (Varie di lana, qui fabriquaient annuellement 100.000 pièces de grosse toile d’une valeur de 600.000 florins d’or ; en 1348, il n’en existait plus que 200 occupant 30.000 ouvriers et produisant de 70 à 80.000 pièces, mais d’une valeur cette fois de 1.200.000 florins d’or (G. Villani, XI, 39, 43). Vers 1427, on comptait 180 fabriques {Décima IV, p. xxiv).

(8) [Sur la forte prépondérance, en Suisse, des petites entreprises industrielles (voir Wegmann, dans la Zeitschr. f. Schweiz. Stat., 27 (1891), et L. Schumann, dans le Jahrh. /. Ges. iind Verw., 20, p. 246 et suiv.). Parmi 3.776 établissements occupant 160.678 ouvriers, 23 seulement qui en font travailler 16.683 en tout, en groupent plus de 500 chacun, tandis que la portion de beaucoup la plus forte se compose de 3.016 établissements avec 38.169 ouvriers au total, soit moins de 50 chacun. Une répartition plus égale de la propriété foncière et du revenu, qui est en partie une conséquence des institutions démocratiques, facilite l’existence des petites entreprises, en maintenant « un niveau moyen de besoins » et une demande correspondante].

(9) [Dans les exploitations industrielles et commerciales de l’Allemagne, dont le nombre atteint 4.059.919, travaillent (1907) 14,3 millions de personnes. Sur ce total, 271.000 ou 6,7 0 /O des exploitations emploient, en outre, une force motrice, dont

l’importance atteint 8,8 millions HP, et 1.54 millions de kilowatts. En fait, la prépondérance est acquise aux exploitations moyennes et grandes, car 63,7 0/0 de tous les individus occupés dans l’industrie, 92,6 0/0 du total en HP, 92,9 0 /O des kilowatts leur appartiennent, c’est-à-dire ressortissent aux exploitations occupant de 6 à 50 et plus de 50 ouvriers. Le développement ultérieur tend manifestement, de même, à renforcer la grande exploitation, sans pour cela que la petite soit menacée d une disparition complète. On compte encore, parmi les 14,3 millions d’individus occupés dans l’industrie, 5,4 millions appartenant aux petites exploitations occupant moins de 5 personnes. Au totàl, les petites exploitations ont, de 1882 à 1895, attiré à elles, 435.000 personnes et, de 1895 à 1907, 583.000. Mais les exploitations moyennes et grandes ont exercé une attraction plus considérable. Les premières se sont accrues de 1882 à 1895, de 1,06 millions, et, de 1895 à 1907, de 1.19 millions ; les secondes ont augmenté, de 1882 à 1895, de 1,43 millions, et, de 1895 à 1907, de 2,.31 millions de personnes. La masse principale des petites exploitations se répartit dans les sept groupes industriels suivants : commerce, hôtels et débits, industrie des aliments et subsistances, industrie du vêtement, industrie du bois et des matières à sculpter, travail des métaux, industrie du bâtiment. L’augmentation est surtout sensible dans la partie industrie, y compris les mines et les constructions. Chez elle, les exploitations moyennes ont progressé de 19 0/0 à 25 0/0 du personnel industriel, les grandes de 26 0/0 à 45 0/0, tandis que les petites reculaient de 55 0 /O à 30 0/0. L^ne situation dominante a été acquise par les grandes exploitations, qui absorbent au-delà de la moitié de toutes les personnes occupées dans les groupes respectifs des mines, des pierres et carrières, des machines, des savons, huiles, etc., de l’industrie chimique, de l’industrie textile et de l’industrie du papier. L’industrie des pierres et carrières, ainsi que celle des savons, huiles, etc., ne sont passées que depuis 1895 à cette situation prépondérante de la grande exploitation. Celle-ci a atteint son développement le plus considérable dans l’indus-

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jie textile, chimique et des machines, ainsi que dans les mines. Sur les 29.033 grandes exploitations de la partie industrie, on mmpte 586 exploitations géantes, c’est-à-dire occupant plus de 1.000 personnes. Bien que celles-ci, d’après leur nombre abjolu, ne constituent que 0,02 de l’ensemble des exploitations, “lies accusent pourtant, avec 1,4 millions d’individus, 9,6 0/0 de l’ensemble du personnel industriel. Leurs 2,8 millions HP, ainsi que leurs 500.000 kilowatts, représentent 32 0 /O de toutes les forces motrices. Ces exploitations géantes ont passé, de 296 en 1895, à 586 en 1907, et le nombre des personnes par elles employées s’est accru de 562.628 à 1.378.886. Par exploitation géante, on comptait 1.901 personnes ,en 1895, contre 2.353 en 1907 ; 2.247,5 HP en 1895, contre 4.837,9 en 1907. Les exploitations géantes possédaient par 100 personnes, 118,2 HP en 1895, contre 205,6 en 1907 (G. Schmoller, Ueber Wesen und Verf. d. grossen Unternehnungen~ dsms Zur Sozialund Gewerbe Politik, 1890, p. 372 et suiv. ; Fa. Zahn, Deutschlands wirtschaftliche Entmcklung, dans les Annalen d. Deutschen Reichs, 1911, p. 161 et suiv.; Gewerbliche Betriebstatistik, dans la Statistik des Deutschen Reichs, vol. CCXIII et suiv.).

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