‹ Économie industrielle [microform]Chapitre 37 sur 155 · I § 36. OPPOSITION CONTRE LES MACHINES · texte numérisé non relu

I § 36. OPPOSITION CONTRE LES MACHINES

d’une médiocre fortune. Plus éminente est la situation qu’on occupe, plus on se voit exposé à l’éloge comme au blâme de l’opinion. Celui qui débute comme ouvrier devient souvent le patron le plus dur (6). On ne peut nier que les machines n épargnent aux hommes beaucoup de travaux pénibles, insipides et malsains. Comparons seulement la surveillance d’un moulin à vent, à eau ou à vapeur, avec le misérable travail d’une esclave tourneuse de meule de l’antiquité, ou encore le matelot d’un navire à voile ou à vapeur avec le rameur d’une galère. Si, dans bien des cas, les machines n ont diminué que fort peu ou même pas du tout la misère personnelle de l’espèce humaine, la cause en est uniquement à la maladresse sociale des hommes (7-8). Il en faudrait accuser la légèreté de la classe inférieure au moins autant que la dureté de cœur des classes plus élevées, ainsi que le fait que jusqu’il y a peu, presque tous les gouvernements ont favorisé davantage la grande industrie que la petite. [Les progrès accomplis par la technologie moderne dans les petites machines motrices ont rendu possible de mettre à la disposition des exploitations petites et moyennes, même dans l’agriculture, des forces à bon marché. Ils leur ont ainsi permis de compenser l’avantage acquis aux grandes exploitations dans un sens déterminé, et la vitalité du métier en apparaît sous un jour nou- I veau (9)].

i Le tableau ci-après donne, pour 1907, la répartition des

|j forces motrices en Allemagne entre les exploitations di-

f verses, suivant leur importance mesurée au nombre des ou-

I vriers occupés. On constatera que les petites exploitations

r n’ont pu s’attribuer que 7,7 % de tous les HP, et 7,5 % de

I tous les kilowatts (10).

: Rose ho r 21

CHAP. IV. LES MACHINES

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