CARACTÈRE DES PLUS ANCIENNES CORPORATIONS
Handewerksdmter, dans les Forschungen z. deutschen Gesch., 24, p. 236 et suiv. ; von Below, Zar Entstehung der deutschen Stadtverfassung, Histor. Zeitschr., 58 (1887) ; von Below, Ueber Révision der wirtschaftlichen Entwicklung der Vôlker, Histor. Zeitschrift, 86; von Below, Die Entstehung des Handwerks in Deutschland, Zeitschr. f. Sozial-und Wirtschaftsgesch., 5, p. 124 et suiv., 225 et suiv. ; G. Croon, Zur Entstehung des Zunftwesens, 1901 ; R. Eberstadt, Magisterium und Fraternitas, 1897 ; R. Eberstadt, Das franzôsische Gewerberecht, 1899 ; R. Eberstadt, Der Ursprung des Zunftwesens und die aelteren Ilandwerkerverbaende des Mütelalters, 1900 ; Inama- Sternegg, Deutsche Wirtschaftsgesch., 1879-1891 ; Keutgen, Aemter und Ziinfte, 1903 ; von Maurer, Gesch. der Stàdteverf. in Deutschl., 1869-1871 ; Walter Muller, Zur Frage des Ursprungs der mittelalterlichen Zünfte, 1910 ; G. Seeligeb, Forschungen zur Gesch. d. Grundherrschaft, dans la Histor. Viertelfahrschr., 1905-1907 ; Henry E. Thomas, Die Entstehung der Zünfte in Hüdesheim, 1908.
[Les premiers renseignements que l’on possède, avec documents à l’appui, sur des corporations ayant réellement existé, remontent au xii® siècle. Les plus anciens statuts corporatifs conservés sont ceux des tisserands en draps de lit de Cologne en 1149, des cordonniers de Magdebourg en 1158, des drapiers en 1183 et des peintres en 1197 dans la même ville, des toiliers de Brunswick entre 1156 et 1180. Il n est pas douteux qu il ait existé en même temps qu’eux dès le XII® siècle, dans les villes de Haguenau, Strasbourg et Augsbourg, des communautés industrielles. Toutefois, il est impossible, parce que c’est à l’occasion seulement qu elles sont mentionnées dans les statuts municipaux, de se rendre nettement compte de leur caractère. Les relations Roscher oo
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qui parlent de corps de métiers du xiiie siècle, sont plus substantielles. Des artisans d’espèces fort différentes se groupent désormais en corporations, et ce ne sont pas seule- j
ment ceux qui confectionnent les objets usuels nécessaires '
à l’entretien de la vie, mais ceux aussi qui exercent des professions telles que la pelleterie et le jardinage. Dans les villes |
de l’Allemagne du Nord, comme dans celles de l’Allemagne j
du Sud, la présence des corporations est établie.Les persécutions dont elles sont l’objet montrent que la tendance à les développer se généralise. L’empereur Frédéric 1 1 les interdit j
à la diète de Goslar et ne permit le maintien que des seules j
corporations de monnayeurs. Treize ans plus tard, Frédéric II renouvela de Ravenne sa défense de toutes confréries et corps d’état pour l’AlIemagne-L’évêque de Worms, Henri, en 1233, suivit cette décision, en en exceptant toutefois les corporations des meuniers et des travailleurs du bois.
Le caractère des plus anciennes corporations est manifestement économique. Les artisans se groupaient en communautés, avec la pensée de défendre ainsi leurs intérêts professionnels. Tel paraît être le but principal poursuivi par eux. Toutefois, leurs associations se présentent encore sous d’autres aspects et répondent aussi à des aspirations différentes. Elles s’occupent de politique, fournissent le service militaire, se rassemblent pour le culte divin et développent leurs relations sociales. Toutes ces fonctions, qui frappent !
davantage les regards aux temps de la prospérité des cor- I
porations, et dont l’accomplissement est considéré, lui |
aussi, comme leur fin principale, n’apparaissent jusqu’en 1300, que d’une façon isolée et comme une simple ébauche, en quelque sorte, de leur grandeur future. Le fait que, '
d’après le plus ancien droit municipal de Strasbourg, les compagnons artisans habitent en commun, témoigne de l’existence d’intérêts de métiers qui ressortent clairement aussi.