‹ Économie industrielle [microform]Chapitre 66 sur 155 · POLITIQUE DE TARIFS. DOUANES DE COMBAT · texte numérisé non relu

POLITIQUE DE TARIFS. DOUANES DE COMBAT

ment que celles d’autres pays. Il en a été de même en 1879 de la loi allemande issue^ du projet précité, et qui admet des surtaxes jusqu’à concurrence de 50 0/0.

(15) Rappelons le cas mentionné au § 26, note 9, du présent ouvrage. L’Angleterre pourrait prendre la résolution, si la France décidait de ne lui vendre désormais son vin qu’au comptant, de renoncer complètement à lui en demander. Elle s’adresserait pour servir ses besoins, quoique d une façon d’abord assez incommode et à des prix supérieurs, au Portugal, qui serait prêt à échanger son vin contre des marchandises anglaises. Cette manière d’agir serait sans influence modificatrice sur la valeur d’échange de l’argent en Angleterre. En 1687, sur les 20.252 tonneaux de vins importés par l’Angleterre,

289 seulement venaient du Portugal et 15.518 de France . (v. Noorden, Europ. Gesch. im 18 Jahrh., 1, p. 74).

(16) Nous pouvons imaginer deux pays, A et B, faisant exclusivement le commerce entre eux. A est, par exemple, par la faveur de la nature et l’habileté de ses habitants, supérieur à B dans chacune des branches de la production. C’est à peu près la situation des États-Unis, d’après la description enthousiaste de A. Peetz, dans son ouxTage Die amerikanische Konkurrenz, de 1881. Si maintenant A ne se contente pas des avantages signalés au § 38, mais ferme ses frontières à toutes les marchandises de B, celui-ci, si sa frontière demeure ouverte, se verra retirer la plus forte partie de son encaisse métallique.

Les suites naturelles en seront un ralentissement pénible de l’ensemble de sa production, outre tous les maux qu’un renchérissement considérable des instruments de crédit entraîne pour la répartition de la richesse nationale. Dans ces circonstances, un droit général sur les importations en pays B pourrait, non seulement restreindre les sorties d’argent, mais encore, selon qu’il rapporterait davantage au fisc, être employé . à réduire d’autant les impôts grevant les producteurs

(17) Les classes non agricoles d’un pays pourraient, par exemple, avoir jusqu’à présent consommé pour 10 millions de produits des classes agricoles. Supposons qu’elles tirent mainte-

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liant leurs grains de l’étranger à concurrence de 5 millions. Les consommateurs de grains vont y trouver un avantage immédiat. Reste à savoir si l’étranger prendra au même prix les marchandises achetées jusque là par les agriculteurs indigènes. C’est douteux et cela n’irait probablement pas sans toutes sortes de difficultés transitoires. Si c’est de l’argent que l’étranger demande en échange de son grain, il en résultera une élévation des cours du change, c’est-à-dire une lourde charge pour tous les débiteurs. En outre et nécessairement, l’agriculture indigène deviendra plus extensive et les prix des terres baisseront, les plus fertiles d’entre elles étant seules capables de supporter la concurrence.

Fin du tome I

TABLE DES MATIÈRES

Préface de la 1^® édition vu

Préface DE LA 3® ÉDITION ix

Préface DE LA 5® ÉDITION x

Préface DE LA 6® ÉDITION xi

Préface DE LA 7® ÉDITION xii

Préface DE LA 8® ÉDITION '... xv

Index des abréviations xix

INTRODUCTION. — Physique des villes en général. Topographie 1

§ 1. — Choix de l’emplacement des villes 1

§ 2. — Configuration intérieure des villes 9

Considérations historiques 21

§ 3. — Origines politiques des villes 21

§ 3 a. — Développement politique des villes 30

■ § 4. — Particularités de la vie des villes 41

§ 5. — Décadence des villes 55

■’Cr

Grandes villes 62

§ 6. — Particularités des grandes villes 62

§ 7. — Grandes villes, crise du logement 75

§ 8, — Remèdes à la crise du logement 90

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