‹ Economie industrielle;Chapitre 51 sur 72 · I>'FLUENCE SUR LA DEMA>-DE DE TRAVAIL · texte numérisé non relu

I>'FLUENCE SUR LA DEMA>-DE DE TRAVAIL

produit un tel essor, que sa puissance d'économie de maind'œuvre s'en est trouvée surpassée. Si, pour une quantité donnée de marchandise, les trois quarts du travail manuel jusque là nécessaire deviennent superflus et que cependant la consommation fasse plus que quadrupler; la demande de travail, en fin de compte, augmentera d'autant sous ce rapport (4). C'est pourquoi de nos jours, dans des Etacs si nombreux, la population s'est accrue la plus, précisément dans les villes et provinces où les machines se sont le plus développées (5). Le salaire des ouvriers qui ont affaire à la machine s'est, à cause d'elle, fréquemment élevé ; en tous cas, il se tient en Angleterre par exemple, beaucoup plus haut que celui des ouvriers agricoles. Les enquêtes de 1864 y ont démontré que précisément dans les branches d'industrie les plus pauvres en machines, les ouvriers se nourrissent beaucoup plus mal que dans celles abondamment pourvoies de ces dernières (6). [On peut dire, à l'avantage des machines, qu'elles ont pour résultat une augmentation extraordinaire de la productivité du travail humain, et que malgré le préjudice qu'elles causent à certains intérêts particuhers, leur introduction a le sens d'un progrès d'une importance générale extrême].

Un développement semblable ne peut naturellement pas être escompté sans réserves. Si ceux que l'invention de la machine favorise d'abord voulaient tout d'un coup consommer improductivement leur avantage calculé en capital, la machine pourrait diminuer de façon durable la demande de travail. Les frais de matière première ne permettent pas d'abaisser le prix des produits manufacturés dans la même mesure que la machine économise des salaires de fabrication. L'accroissement des débouchés dans une proportion identique ou même supérieure est-il cependant réahsable ? Cela dépend de la capacité des autres branches

de l'économie, de parvenir à augmenter en contre-échange leur offre d'équivalents. Cela suppose un peuple utilisant ses possibilités d'épargne à la constitution de capitaux et se laissant pousser par la perspective de jouissances plus abondantes à une activité plus étendue. Et cela dépend toujours, en fin de compte, de la matière première à mettre en œuvre et des moyens d'existence des ouvriers. C'est donc la faculté de croissance de l'agriculture intérieure, ou du commerce avec l'étranger producteur de matière brute qui décide de la réponse à la question qui précède (7). Si ces deux issues se trouvaient obstruées et que les machines continuassent toujours de croître, il ne resterait comme ressources aux nouveaux ouvriers dépossédés, que l'émigration, l'assistance publique ou le dépérissement (8).

(1) L'introduction de la filature mécanique du coton à Zürich fit surgir tout d'abord une foule d'ateliers mécaniques particuliers. Les forgerons, les fondeurs, les tourneurs, y gagnèrent un champ d'activité à peine soupçonné, ce qui bientôt également, améliora d'une façon visible les instruments agricoles. Ensuite apparurent des fabricants spéciaux pour les cylindres, les broches en acier, les cardes à coton, etc., jusqu'à ce qu'enfin des fabriques complètes de machines à filer s'installassent (Meyer von Knonau, Der Canton Zürich^ p. 107 et suiv.).

(2) C'est une erreur de croire, comme Sismondi le déplore, que souvent une marchandise ne diminuerait, par suite des machines, que de 10 0/0 de son prix, tandis que ces mêmes machines auraient privé de leur pain 98 0/0 des ouvriers (Cpr. N. Principes, VII, ch. vu et beaucoup d'autres endroits).

(3) L'accès de ces voies de refuge nouvellement ouvertes a été grandement facilité aux ouvriers en ce que ce sont précisément les machines les plus efficaces qui coûtent en général le plus et qui, pour ce motif, ne se répandent qu'avec lenteur. La machine à vapeur, depuis son précurseur Savery en 1700, n'a gagné beaucoup de terrain en Angleterre qu'au bout de OS ans

et sur le continent (ju'au bout de 110 ans. La machine à tondre le drap datait déjà de plus de 100 ans, que beaucoup de draps étaient encore tondus à la main. [La machine à fendre le cuir coûte sur place, à Londres, 15.000 marks et ne peut, rien que pour cette raison, trouver accès dans beaucoup de tanneries {Sehr. d. Ver. f. Sozial p., 65, p. 12)]. Les brevets d'invention euxmêmes servent à ce point de vue, en majorant artificiellement le prix des machines nouvelles pendant de nombreuses années (§ 165 et suiv.).

(4) C'est ainsi, par exemple, que les machines à tondre n'ont aucunement diminué le nombre des ouvriers tondeurs, parce que l'on s'est mis, de nos jours, à tondre aussi les gros draps, la mousseline de laine et les étoffes de coton. Mais l'entreprise de cette opération par de petits patrons indépendants en a beaucoup souffert. Ce travail est maintenant, en grande partie, devenu un accessoire des fabriques. [Le nombre des ouvriers des deux sexes occupés en Angleterre dans les exploitations soumises à l'inspection des fabriques de l'industrie textile s*est élevé de 907.230, en 1870, à 1.087.223 en 1907. La diminution du nombre des ou\Tiers ressort, dans l'industrie anglaise de la toile, des chiffres suivants : 1895, 161.019 ou^Tie^s ; 1907, 151.143 ; et dans l'industrie de la soie : 1895, 35.882 ; 1907, 28.873. L'explication ne s'en trouve pas dans la diffusion des machines, mais dans les circonstances critiques traversées].

(5) [L'introduction des machines commença tout d'abord, dans l'industrie du fer en Allemagne, par rendre beaucoup de manomTiers superflus. Au bout de peu de temps, l'extension qui s'accomplit augmenta si fort la demande de forces de travail, qu'il fallut embaucher plus d'ouvriers qu'auparavant. De 1871 à 1900, le nombre d'ou^Tiers occupés à la production du fer brut s'éleva de 23.000 à 34.000 hommes (Diehl, Jahrb. f. Nai.f 36, p. 1911)]. En France, dans le département du Nord, riche en fabriques et en machines, la population s'est accrue, entre 1791 et 1911, de 447.910 à 1.961.780 habitants, tandis que pour l'ensemble du pays, elle passait, pendant la même période, d'au moins 26 millions à 39.601.509 habitants.

(6) Il existe des cas où des ouvriers, sans posséder un savoirfaire supérieur à celui de leurs collègues, mais grâce seulement à l'emploi d'une machine nouvelle augmentant leur production, sont arrivés à gagner annuellement 400 et 450 £. (Comte DE Paris, Associations ouvrières, ch. 5). Dans les forges de la Mersey, les premiers ouvriers chargés de la conduite du marteau-pilon gagnaient annuellement de 700 à 900 £. Un coup maladroitement dirigé par eux pouvait, en effet, détériorer une pièce valant jusqu'à 2.500 et 3.500 £ (/. c).

(7) C'est donc chez Macculloch une doctrine erronée que d'admettre que le salaire, pour une certaine quantité de marchandises, diminue nécessairement dans une proportion moindre que le temps nécessaire à leur travail, par suite des perfectionnements des machines (Cpr. Principles, II, 4). Une augmentation de la demande de travail, susceptible elle-même d'élever les salaires, offre seulement une possibilité plus étendue, en tant que tout succès d'une machine accroît le revenu national. Selon l'opinion de Senior, les machines ne peuvent réduire l'ensemble du salaire du travail que dans le cas où elles absorbent des marchandises, qu'autrement les ouvriers auraient consommées, à un plus haut degré qu'elles n'en produisent. {Outlines, p. 162 et suiv.). Cette opinion ne considère que la possibilité ci-dessus. La demande réelle de travail, dans les limites de celle-ci, dépend de la volonté de l'entrepreneur et du consommateur. Le résultat le plus immédiat d'une machine économisant de la main-d'œuvre est toujours de faire rechercher moins le travail par les capitalistes que le capital par les ouvriers.

(8) Voir RoscHER, Ansichten der Volkswirtschaft, 2, p. 208 et suiv. Par bonheur, ce danger n'est pas, dans la réalité, aussi menaçant que sur le papier. Si l'économie d'une nation demeurait, en fait, aussi désespérément stationnaire, on a peine à croire qu'elle garde un esprit d'invention et un penchant à capitaliser suffisants pour créer beaucoup de machines nouvelles. Longtemps avant qu'un semblable état de choses ne so manifeste, le salaire du travail aurait atteint son minimum, et

par là, le motif principal poussant à la construction dé machines serait en même temps disparu.

L'effet social le plus fâcheux des machines est d'avoir, jusqu'ici tout au moins, augmenté le prolétariat aussi bien extensivement qu'intensivement, et accentué le contraste entre le riche et le pauvre dans les milieux industriels. Ici se répètent, dans une mesure encore plus large, toutes les remarques faites au § 114 de cet ouvrage. Les machines les plus puissantes, presque toujours aussi les plus coûteuses, ne sont, en général, accessibles qu'aux grands entrepreneurs. Rien ne peut fortifier davantage la supériorité de ceux-ci que leur emploi. Ce n'est que grâce à un régulateur aussi mécanique du travail, que l'aspect gigantesque de tant de fabriques modernes est devenu possible. Jusqu'ici, la population de tant de contrées riches en machines s'est accrue avec une rapidité considérable. Mais cette augmentation a porté, en général, sur les classes non possédantes et sans espoir d'améliorer leur sort, c'est-à-dire le plus souvent sur le prolétariat. La cause nécessairement provocatrice de ce fait a été l'aide apportée au travail par la femme et l'enfant (1). Une grande partie des machines exige pour les servir si peu de force humaine, qu'elles peuvent être actionnées par des femmes ou des adolescents, aussi bien que par des hommes faits. En de multiples circonstances, une main délicate et légère produit même, au point de vue technique, des effets préférables à ceux d'une main vigoureuse et rude. En présence de résultats identiques, le travail des femmes et des enfants, à cause de leurs frais d'entretien considérablement moindres, est plus avantageux pour l'entrepreneur. Au point pécuniaire, leur coopération est même

pour les familles d'ouvriers momentanément utile (2). [En outre, le sexe féminin a gagné ainsi une indépendance économique, qu'il n'a pas encore obtenue dans les classes cultivées mais possédant peu (Lexis). On ne doit pas oublier qu'en définitive, la grande exploitation mécanique n'a pas été la seule cause de l'emploi des femmes et des enfants. Le travail à domicile qui s'exécute presque sans machines a su, de la même façon, tirer avantage d'une force de travail à bon marché.] Il n'échappera pas combien à la longue la limite infranchissable du minimum de salaire s'en trouve abaissée : l'homme peut désormais gagner moins et sa famille, c'est-à-dire la génération suivante d'ouvriers de fabriques, subsister quand même. Si dans leur ensemble les familles ouvrières utilisaient l'extension de leur champ d'existence à prendre l'habitude de besoins plus délicats, la situation pourrait se maintenir. Mais si elles ne profitent de l'occasion que pour augmenter davantage encore la masse populaire, elles se font à elles-mêmes la concurrence la plus active et comme conséquence, le salaire tombera tôt ou tard au-dessous de son minimum précédent. Ce résultat se produira avec une facihté d'autant plus grande, qu'il sera plus rare qu'un enfant, entré de bonne heure dans la fabrique, vienne ensuite à l'abandonner (3). L'expérience démontre, par malheur, que les ouvriers penchent au moins aussi aisément pour cette seconde alternative que pour la première. La perspective de ne jamais être obligé de nourrir sa femme et de n'avoir à se préoccuper de ses enfants que seulement pendant les premières années de leur vie, constitue la tentation principale du mariage prématuré (4). Nous voyons le plus mauvais côté de cet état de choses dans la destruction de la vie familiale. Lorsque l'homme cesse de nourrir sa famille, le fondement le plus naturel et le plus certain de son autorité paternelle et conjugale se

trouve attaqué. Les rêveries maladives de l'émaiicipation féminine prennent pour ainsi dire corps ; la femme vouée aux mêmes occupations que l'homme est indépendante comme lui, mais en même temps le nombre des unions libres devient formidable (5). Non moins funeste est la prompte indépendance économique des enfants, dont l'esprit, ni le corps, ne peuvent être mûrs pour la supporter. L'importance monstrueuse des cabarets, notamment, est avec la dissolution du lien familial, en rapport non seulement d'effet, mais encore de cause. Comment l'ouvrier s'attacherait-il à son foyer, si sa femme ne peut en prendre soin, obligée qu'elle est de passer tout le jour à la fabrique ? Lorsqu'aucune affection n'unit la famille, il n'y a que trop de chances que ses membres les plus faibles soient maltraités par les plus forts. L'égoïsme des parents s'accommmode manifestement le mieux de l'abandon des tout petits et tire son plus grand avantage de l'exploitation de ceux dont l'àge est un peu plus avancé (6). Cette division du travail ne correspond sûrement pas à un développement élevé : elle est foncièrement absurde (7). Du côté des patrons de fabrique, c'est un sophisme évident de prétendre que leur profit net dépend principalement, ou même exclusivement, de la dernière heure de travail (8). Mais ils ont pourtant, en réalité, un intérêt d'égoïsme au surmenage de leur personnel, en ce que leurs machines, bâtiments, etc., demeurent inoccupés pendant les pauses nocturnes et autres. Les machines ne peuvent, en effet, éviter que par un amortissement rapide le danger d'être dépassées par d'autres plus modernes, soit qu'elles fournissent le même travail en coûtant moins, soit qu'elles possèdent une puissance de production supérieure (9). — Les maux causés par les machines au point de vue sanitaire ont souvent été exagérés. Elles obligent cependant à une activité physique très spé-

ciale, facile il est vrai, mais par là d'autant plus ennuyeuse^ surtout comme dit Bacon « lorsqu'elle demande des efforts de doigts plus que de bras ». En dehors de ces inconvénients, il faut, en outre, tenir compte de la quantité considérable de blessures et d'accidents dont le travail mécanique offre l'occasion (10).

(1) [Dans les fabriques textiles de la Grande-Bretagne, assujetties à la loi sur les fabriques et ateliers, on comptait, en 1870, 548.697 femmes contre 385.533 hommes ; en 1907, 679.863 personnes du sexe féminin contre 407.360 du sexe masculin. C'està-dire que la proportion des ouvrières s'est accrue pendant cette période de 21,8 0/0, celle des ou^Tiers de 5,6 0/0. Il faut convenir que la machine fatigue davantage, parce qu'elle demande de la part de l'ouvrier, pendant la dernière heure de la journée, la même allure et la même attention que pendant la première. Le remède se trouve de lui-même dans la diminution de la durée de travail. La fréquence plus grande des blessures et des lésions est un effet du travail mécanique. Mais on peut affirmer qu'elle tend à diminuer d'elle-même, grâce à un souci plus développé des prescriptions préventives et une attention plus soutenue. Sur cent accidents, les origines étaient dans les proportions suivantes :

Moteurs, transmissions, machines de travail et autres appareils mécaniques.

Chaudières à vapeur, tuyaux de vapeur, vapeur en général

Chargements et déchargements, levage

Véhicules et voitures. ......

Outils manuels et simples ustensiles .

Sur le travail des femmes et des enfants en général, voir plus loin, § 61].

(2) Après l'invention de la Mule-Jenny, le salaire d'une famille s'éleva rapidement de 30, jusqu'à 80 et même 100 shillings (Bai>es, Hist. of the cotton-maniifacture, ch. x).

(3) Sous un certain rapport, c'est une nécessité. Le travail à la machine exige xme régularité telle que certaines personnes, qui le commencent seulement après l'âge viril, par exemple en Angleterre, l'abandonnent bientôt d'elles-mêmes ou sont renvoyées.

(4) En Angleterre, une des causes qui ont essentiellement contribué à l'accroissement considérable de la population des districts industriels a été l'emploi, par fileur, de quatre rattacheurs, métier auquel les enfants de celui-là étaient le plus naturellement propres. [De semblables expériences ont été faites dans l'industrie rhénane, à Crefeld et à Miinchen-Gladbach. Les familles ouvrières dont les enfants se trouvaient en bas-âge et incapables encore de travailler, étaient vouées à la misère chronique. Les familles dont les enfants étaient assez développés pour gagner 5 à 7 marks par semaine, voyaient leur situation à peu près assurée (Thun, I, 109)].

(5) Il y a eu des cas où, lors d'une crise des débouchés, la femme travaillait encore en fabrique, tandis que l'homme, restant à la maison, faisait la cuisine, gardait les enfants et raccommodait les bas (Cpr. Engels, Lage der arbeitenden Klassen in England, 179).

(6) On ne peut attribuer l'élévation de la mortalité infantile à Manchester, de préférence au travail des mères en fabrique, la ville étant, en général, malsaine (Jevons, Statist. Journ., 1870, 319). Néanmoins, il n'est que trop significatif qu'en 1841, par exemple, on a trouvé dans les rues 2.730 enfants égarés que la police a reconduits à leurs parents ; ce nombre s'est élevé d'autres années jusqu'à 3.000. En ce qui touche la façon dont sont traités les enfants dans les fabriques, des exemples ont établi que certains sont restés occupés depuis six heures du matin jusqu'au lendemain à dix heures dans la matinée. Pour les tenir éveillés, on leur donnait du tabac ou on leur faisait de temps à autre plonger la tête dans un baquet d'eau. Dans certaines fa-

briques de Normandie, a le nerf de bœuf figure sur le métier au nombre des instruments de travail » (Villermé, dans les Mém. de VAcad. des se. m. et pclit., II, 2, p. 414). D'après les Reports of the commissionners appointed to enquire into the employment of children, il y avait, en 1863- 1866, dans la poterie, sur 27.432 ouvriers en général, 593 enfants de 5 ans et au-dessous, et 4.605 de 5 à 10 ans. Dans la fabrication de la dentelle, on employait de petites filles de 3 et même de 2 ans ; dans le tressage de la paille, quelques-unes de 3 ans, tandis que la plupart commençaient le métier à 5 ans {Quart. Rev.^ a\Til 1866, p. 371).

(7) Par un aveuglement singulier, J. Stuart Mill fait l'éloge, dans l'intérêt de l'émancipation féminine, de la collaboration de la femme, même lorsque les deux époux réunis ne gagnent pas davantage que l'homme à lui seul auparavant {Principles, II, ch. xiv, 5, IV, cli. vu, 3, V, ch. xi, 9). Ure, dans sa Philosophy of manufactures, p. 19 de la traduction de Diezmann, se montre favorable au travail des enfants, parce qu'il en fait les égaux des hommes.

(8) Cette affirmation a été souvent émise pour combattre par son moyen la diminution du temps de travail (Cpr. Karl Marx, Kapital, I, 195 contre Senior). Il est manifeste qu'il s'agit ici d'un calcul arbitraire. Un boulanger qui gagne 10 0/0 sur sa fabrication, pourrait aussi bien attribuer son gain total au dixième pain qu'il cuit.

(9) Selon Babbage, Economy of machinery and fnanufaciures, p. 349, la seconde machine construite sur le même modèle que la première revient au cinquième du prix de celle-ci <Cpr. K. Marx, Kapital, I, 393 et suiv.).

(10^ [Adolf Weber, Der Kampf zwischen Kapital und Arbeit, 1910, p. 22 ; C. Ergang, op. cit., p. 142].

" En présence de dangers semblables des machines, il ne peut être surprenant que chez les ouvriers manuels, des

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