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IV. Culture des arbres fruitiers

Cette branche de l'agriculture est largement pratiquée parallèlement à la culture fourragère. Par conséquent, il est naturel que la culture des arbres fruitiers, en Suisse, croisse

Oeering et Hotz, Economie poUtiqae de la Baisse. 3

en importance de Touest à Test. La richesse en fruits des cantons de Thurgovie, St-Gall, Zurich, Zoug, Lucerne est proverbiale. Les fruits à pépins destinés à la fabrication du cidre, à la cuisson ou au séchage constituent le produit principal; les fruits à noyau sont plutôt cultivés dans le nordouest. On estime le nombre des arbres fruitiers à 14 millions et leur produit moyen annuel, calculé à 2 fr. par arbre, à 28 millions. La culture des arbres fruitiers se distingue en Suisse par une grande régularité dans la production, en ce sens que les années paires nous apportent régulièrement une récolte abondante et les années impaires une récolte faible, comme il ressort du tableau suivant des exportations de fruits de la Suisse:

à fr.

9„, = fr.

Notre importation en fruits est moins soumise à cette alternance. Elle comprend surtout des fruits à noyau et des fruits séchés que nous achetons à Bordeaux, en Bosnie, en Serbie (prunes) et dans l'Amérique du Nord (prunes, pommes, poires). — Les conserves de fruits de Lenzbourg, Rorschach^ Saxon et Minusio ont une importance appréciable, susceptible d'être encore accrue dans les bonnes années.

La distillation des marcs indigènes des raisins et des fruits, des lies de vin et de cidre, des baies, des fruits et des racines de gentiane a pris une grande extension depuis la mise en vigueur de la loi sur le monopole des alcools, car cette loi ne l'entrave pas, mais la protège par des droits élevés de douane et de monopole (eau de cerises de Zoug, Schwyz, Bâle-Campagne, etc.).

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