‹ Économie politique de la Suisse (volume 2)Chapitre 5 sur 32 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le présent Manuel d Economie politique de la Suisse doit son existence à un concours ouvert en janvier 1899, par la Société suisse des Commerçants, à l'effet de provoquer l'élaboration d'un ouvrage pour l'enseignement de la géographie commerciale suisse. Notre travail tend à faire ressortir dans quelle mesure la position économique de la Suisse est la résultante naturelle de sa situation géographique (chap. I), de son relief (chap. II), des particularités de son climat et de son sol (chap. m A et B), circonstances qui ont contraint: 1© son agriculture (chap. III C) à se vouer spécialement à l'élevage et à l'industrie laitière, 2© son industrie à s'adonner à la fabrication d'articles précieux de mode et de luxe et, depuis une époque récente, de mécanique et d'électro-chimie (chap. IV). Le développement si vigoureux de nos industries nous donne la clef des relations importantes de la Suisse avec le marché universel et de la position marquante qu'elle s'est acquise dans le commerce (chap. V). Après avoir étudié la production en marchandises, nous avons exploré le domaine du trafic de la Suisse dans ses rapports avec la configuration de notre sol et avec ceux du trafic international (chap. VI), puis nous nous sommes appliqués à exposer les tendances de la politique douanière et commerciale de la Suisse (chap. Vil). Enfin^ dans le dernier chapitre, nous avons tenté d'établir le bilan économique de notre patrie.

Les limites dans lesquelles cet ouvrage devait être rédigé nous ont forcés de nous restreindre en bien des points.

C'est ainsi que nous avons dû faire abstraction de toutes les données historiques et technologiques.

Les chifires du recensement de 1888 ne nous renseignent plus qu'imparfaitement sur la population acquise à tel ou tel domaine de l'activité nationale, et les résultats du recensement de 1900 ne sont pas encore tous connus. Partout où cela nous a été possible, nous avons mis à profit, pour nous renseigner sur certaines branches de productivité, les enquêtes des cantons, des corporations ou des particuliers.

Nous exprimons ici notre vive reconnaissance à M. le professeur D' Charles Schmidt, à Bâle, pour le profil géologique qu'il a bien voulu mettre à notre disposition pour l'intercaler dans le texte.

La deuxième édition, qui a servi à la traduction française, a été soigneusement revue et complétée. M. le D^ Max Kaech, assistant à la chaire de minéralogie et de géologie de l'Université de Bâle, s'est chargé de soumettre le chapitre n à une revision minutieuse. Dans l'édition française, le chapitre consacré à l'horlogerie, à la bijouterie et aux industries de la Suisse romande en général a été considérablement augmenté. La traduction de cet ouvrage a été confiée à M. E. Eenck, professeur à l'Ecole normale à Porrentruy.

Bâle, décembre 1902.

Dr T. Geering.

Dr R. Hotz.

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