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La région de la mollasse (Plateau suisse

1. Depuis l'ouverture de la ligne du Gothard, la zone des roches cristallines fournit un excellent matériel de construction sous forme de granit et de gneis. On en fait une exploitation active dans les cantons d'Uri (Gurtnellen, Wassen, Gœschenen) et du Tessin. Dans ce dernier canton la S. a. des carrières suisses de granit à Bellinzone exploite à l'instar d'un trust plus de 50 carrières échelonnées de Lavorgo à Biasca et à Osogna-Claro, occupant environ 1500 ouvriers; d'autres se trouvent dans les vallées de la Maggia et de Verzasca. Le granit du Gothard bravant par sa dureté toutes les influences météorologiques gagne du terrain, même à l'exportation, pour tout emploi exigeant

une résistance à toute épreuve, surtout pour la construction de docks, de quais, de forteresses, etc. Dans les cantons des Grisons et du Valais, le granit n'est guère exploité que pour les besoins locaux.

Il y a des gisements disséminés, de moindre importance, mais nombreux, de pierre ollaire dans les cantons du Valais (vallées de Bagnes, d'Hérens, etc.), dans le massif du Gothard, dans les vallées du Rhin postérieur et de Poschiavo. Comme cette pierre résiste bien au feu, on en fabrique de préférence des fourneaux; dans la vallée de Poschiavo, on en façonne aussi des marmites.

La serpentine est utilisée dans le même but. Les sculpteurs s'en servent aussi parfois pour des monuments funéraires, mais pas encore dans la mesure à laquelle sa belle apparence lui donne droit.

Bien que les gisements & amiante soient nombreux dans les schistes cristallins, ce minéral n'est exploité qu'au Geisspfad près de Binn (Haut- Valais) et à quelques endroits de la vallée de Poschiavo. Il semble cependant que l'exploitation de cette matière incombustible devrait se développer chez nous, car on l'utilise de plus en plus pour la fabrication d'objets à l'épreuve du feu et pour la fermeture hermétique des conduites.

Il y a, dans les terrains cristallins, des minerais d'or, d'argent, de cuivre, de plomb, de cobalt, de nickel, de manganèse, de zinc et de fer. De nombreux gisements étaient autrefois exploités; presque tous ont été abandonnés, soit que l'accès en ait été trop difficile — quelques-uns sont à une altitude de plus de 2000 m — soit que leur teneur en minerai ait été par trop minime et irrégulière. Il en est de même pour les minerais de cuivre, de cobalt et de nickel du Val d'Anniviers et le plomb argentifère de la vallée de Lœtschen. Tout récemment on a ouvert une exploitation de pyrite aurifère près Salanfe sur St-Maurice. On en exporte en Allemagne pour y être ouvrées environ 2000 tonnes par an.

La recherche des cristaux de roche et d'autres minéraux constitue une source de revenus pour certains chasseurs de la Haute montagne qui vont explorer les excavations au risque de leur vie et vendent leurs trouvailles aux musées7 aux ateliers de taille de pierres fines, aux étrangers, etc. (vallées de Binn, Zermatt, massif du Gothard, Tavetsch, etc.). On exploite d'une manière systématique les minéraux de la dolomie de la vallée de Binn.

2. Les Alpes calcaires et le Jura nous fournissent un précieux matériel de construction, le calcaire, utilisé, selon sa qualité, comme simple pierre à bâtir ou comme pierre de taille. Les carrières des Alpes calcaires septentrionales ne sont que d'une importance locale, car ici on préfère souvent utiliser les grès de la région de la mollasse, qui sont plus faciles à travailler. Celles du Jura sont beaucoup plus importantes et surtout nombreuses dans le voisinage des grandes villes. A Neuchâtel, on se sert de préférence de la pierre jaune de Neuchâtel, calcaire de formation crétacée qui a valu à cette capitale le surnom de la «ville de beurre». A proximité de Bienqe, sur la rive occidentale du lac, il y a aussi de grandes carrières. Celles de Soleure jouissent dès longtemps d'une grande renommée ; elles fournissent un calcaire compact, susceptible d'être poli et connu dans le commerce sous le nom de marbre de Soleure (cathédrale de St-Urs, Soleure). Un calcaire doux et presque blanc semblable aux moellons renommés de Savonnière (Dép* de la Meuse) est exploité à St-Ursanne. Bâle tire sa pierre à bâtir de Laufon et de Dornach-Arlesheim, dans la vallée inférieure de la Birse, et de Muttenz (Bâle-Campagne). Zurich et Winterthour construisent beaucoup avec les matériaux provenant des grandes carrières des Lsegern (Dielsdorf, Kegensberg).

Les exploitations de calcaire de Meillerie près St-Gingolph, bien qu'elles ne soient pas situées sur territoire suisse, méritent également d'être mentionnées. Leurs produits sont directement chargés sur barques et conduits à peu de frais

à Genève et sur la rive septentrionale du Léman. A Genève, Lausanne, Vevey et dans les stations climatologiques de Lavaux, on utilise presque exclusivement cette pierre. Meillerie nous envoie chaque année les 2/3 de notre importation totale de pierre à bâtir.

Les Alpes calcaires recèlent aussi du rentable marbre et d'autres calcaires susceptibles d'être polis. Il y a plus de cent ans qu'une carrière de marbre dut être abandonnée à Grindelwald, envahie qu'elle était par le glacier; dernièrement, elle a pu être de nouveau ouverte, grâce au recul des glaces. On exploite, en outre, des carrières de marbre à Ragaz, puis dans la vallée inférieure du Rhône (marbre noir de St-Triphon, Yvorne, Vionnaz, Mont Arvel près Roche). Mais ce sont les carrières de Saillon dans le Bas- Valais qui fournissent les plus beaux matériaux pour la décoration architecturale ; on extrait là un marbre cipollin richement veiné (Grand-Opéra à Paris).

Il n'est pas rare de rencontrer des gisements de tuf assez étendus dans les terrains calcaires. Cette pierre se taille facilement et on aime à l'employer pour les constructions dans des lieux humides, pour soubassements etc. Dernièrement, on s'en est servi pour la construction du Musée national suisse ainsi que de diverses églises à Zurich et à St-Gall. Flurlingen près Sehaffhouse, le Bas-Toggenbourg (Libingen, Bazenhaid) et le district de la Sarine (Corpataux) possèdent les principales exploitations de tuf.

Si les calcaires d'un bleu foncé des Alpes septentrionales ne sont guère employés que sur place, comme pierre à bâtir, on trouve cependant, dans le crétacé et le flysch, des calcaires siliceux qui sont avantageusement utilisés pour le pavage des rues. Il existe des carrières de ce genre au Lopperberg près de Stansstad, à Seedorf sur le lac d'Uri et dans la vallée du Lac Noir (Fribourg).

Dans le canton de Glaris, des grès et des conglomérats connus sous le nom de sernifite fournissent d'excellentes pierres meulières.

Les gisements de schistes ardoisiers sont limités aux Alpes calcaires, mais là on les trouve dans toutes les formations géologiques. Le terrain houiller du Bas- Valais, accidentellement interposé entre le gneis et le triasique, en recèle (Salvan, Dorénaz, etc.)- Les calcaires en lames d'un bleu grisâtre de Sembraneher, employés pour toitures, appartiennent à la formation jurassique. Les ardoisières situées entre Frutigen et Adelboden — ardoises d'école — de même que celles de la vallée de la Sernft (Elm et Engi) et de Pfsefers sont dans le flysch. Les carrières du Landesplattenberg près d'Engi et celles du Valais renommées depuis longtemps fournissent des ardoises pour toitures et pour tables; des plaques polies pour constructions, tables, etc., se font à Engi et à Pfsefers. Si nous exportons annuellement pour 250,000 à 300,000 fr. de schistes ardoisiers, nous importons des ardoises pour toitures pour une somme à peu près égale.

Les schistes durs à grain uni peuvent être utilisés comme pierres à aiguiser; on n'en extrait, mais sans grand profit, que dans le Haut-Simmental.

Depuis 1890, la fabrication "des ciments a marché de pair avec l'industrie si florissante du bâtiment. Le calcaire, la marne et l'argile sont les matières premières indispensables à cette industrie. Les centres de fabrication sont répartis dans tout le Jura et dans les Alpes calcaires du nord; il n'en manque pas dans la zone de la mollasse. Selon la composition chimique des matières premières, on fabrique de la chaux hydraulique, du ciment romain, du ciment Portland ou encore du ciment de scories.

Les formations calcaires du Jura et des Alpes sont souvent accompagnées de gisements très importants de gypse qui, en beaucoup d'endroits, attendent encore leur mise en exploitation.

En 1905, il y avait en Suisse 38 fabriques de ciment, de chaux et de gypse, dont la production totale fut de 53,000 wagons de 10,000 kg dont 22,000 wagons de ciment Port-

land ; 3510 wagons — principalement de chaux hydraulique — d'une valeur de 708,000 fr. ont été exportés ; nous avons importé, cette année-là, 5740 wagons — 1342 de gypse, 2407 de ciment romain — d'une valeur de 1' 759,000 fr.

Le sel se trouve aussi en Suisse; il est ordinairement accompagné de gypse. Un gisement d'une extrême richesse s'étend le long du Rhin, de Coblenz jusque près de Baie. Dans les environs de Bex (Vaud) se trouve une exploitation de moindre importance.

Voici, en quintaux métriques, un aperçu de la production du sel en Suisse:

Saline de Schweizerhalle

(près Bâle) 230,150 237,425 243,069 251,608

Trois salines argoviennes 297,329 315,797 324,138 272,882 Saline de Bex 38,549 42,076 45,905 48,706

La Suisse importe en outre annuellement environ 7000 tonnes de sel. La plus grande partie nous vient des salines françaises de Miserey près Besançon. Notre production suffit donc déjà maintenant aux 7/s de notre consommation ; elle pourrait facilement être augmentée au delà de nos besoins.

En 1909 la «Société des Salines Suisses du Rhin réunies» formée de tous les cantons suisses à l'exception du canton de Vaud, avec un capital de 2 y, millions, a racheté les quatre salines rhénanes pour en continuer l'exploitation à frais communs.

Le sable vitrifiable et la terre propre à la fabrication des poteries à l'épreuve du feu sont communs dans le Jura où ils sont associés au minerai de fer en grains. Le Mont Moron dans le Jura bernois est entouré à l'altitude de 800 à 900 m d'un grand nombre de gisements de sable vitrifiable. Ainsi au Petit Champoz la Société sidérurgique L. de Roll extrait ces terres pour en fabriquer à Moutier des briques, plaques, etc., d'une résistance à toute épreuve. On en fait

aussi une exploitation d'une certaine importance à Lausen, à Lengnau, à JEdermannsdorf et à Satigny près Genève.

Pour la verroterie fine, la Suisse est tributaire de l'étranger. La seule fabrique suisse de verre à vitres est celle de Moutier-Grandval. Monthey, Semsales, Wauwil, Hergiswil, Bulach, etc. ne font que des bouteilles et des produits analogues. L'industrie du verre occupe en Suisse environ 700 ouvriers.

Il y a des gisements de minerai de fer en maints endroits dans les Alpes calcaires (Gonzen, Windgaelle, Erzegg, Planplatte, Lauterbrunnen, Chamoson [Valais]), mais il n'est exploité nulle part. Seul le minerai de fer en grains du Jura est exploité en deux puits à Delémont (8000 à 10,000 tonnes annuellement) par les établissements métallurgiques de L. de Koll. Ce minerai dont le rendement s'élève à 42 %> soit au total d'environ 4000 tonnes, est réduit par le coke et la chaux dans l'unique haut fourneau de Choindez. La production annuelle est augmentée d'environ 11,000 tonnes par l'adjonction de scories et de déchets de fonte provenant de l'usine de Gerlafingen. Pulvérisées et mélangées avec de la chaux hydratée, les scories du haut fourneau sont transformées en un excellent ciment. Ce produit secondaire est même une des conditions essentielles de l'existence du haut fourneau, autrement il serait presque impossible de soutenir la concurrence étrangère, malgré l'excellente qualité du fer indigène. La Suisse achète au dehors, chaque année,. 300,000 à 400,000 tonnes de fer brut ou façonné (rails, poutres, câbles, tôle, etc.), ce qui représente une valeur de 60 à 70 millions de francs. A en croire les estimations des experts les plus compétents, les divers gisements de minerai de fer ne contiennent pas plus de 5'363,000 tonnes de fer brut et par conséquent ne suffiraient aux besoins du pays que pour 18 ans.

Quant aux minéraux combustibles, notre pays est très pauvre en gisements exploitables. On rencontre Y anthracite en Valais parmi les schistes carbonifères. Une cinquantaine

d'ouvriers sont occupés, en cinq endroits différents, et surtout à Collonges, à Chandoline et à Grône, à l'extraction de ce minéral (40,000 t. par an). La grande quantité de cendres que contient l'anthracite du Valais en confine l'usage aux environs, où on l'utilise surtout pour alimenter les fours à chaux.

Près d'Isérable, en Valais aussi, un dépôt d'anthracite s'est transformé en graphite, mais en ce moment ce minéral n'est pas exploité.

Parmi les exploitations minières les plus importantes de la Suisse, il faut citer les mines d'asphalte du Val de Travers. La société anglaise qui en a la concession occupe environ 120 ouvriers. L'exportation annuelle est de 30,000 à 40,000 tonnes, d'une valeur approximative de ll/2 million. En revanche, l'importation de ce produit se monte à fr. 100,000 à 200,000 par an.

3. Le produit minéral le plus important du Plateau est la mollasse. Plus de 250 carrières nous fournissent ce matériel de construction. Cette pierre est facile à travailler, mais elle ne résiste pas très bien aux influences atmosphériques. Presque toutes nos villes de la zone centrale lui doivent leur cachet particulier; la ville fédérale, entre autres, est redevable de son aspect monumental à la mollasse grise d'Ostermundigen.

La nagelfluh, dont les énormes dépôts sont plus rapprochés des Alpes, est bien moins utilisée que la mollasse. Le granit d 'Appenzell, comme on l'appelle quelquefois, est exploité à Ruti près de Eapperswil.

Les terrains du Plateau renferment aussi des argiles et des marnes dont on fabrique des ciments, notamment dans les cantons de Thurgovie et de Zurich. Des dépôts peu importants de lignite accompagnent parfois ces argiles et ces marnes; c'est le cas à Lausanne et à Ksepfnach. Ce n'est que grâce à l'exploitation simultanée de ces produits, que les mines de l'Etat de Zurich à Ksepfnach ont pu continuer à subsister jusqu'en 1907.

Les dépôts de formation glaciaire renferment, en quelques endroits, de la lignite schisteuse. On en extrait environ 2000 tonnes par an à Uznach, dans le canton de St-Gall.

Malgré les forces motrices que de nombreux cours d'eau nous fournissent actuellement, l'importation de charbons étrangers n'a cessé d'augmenter jusqu'en 1907. La production totale de la Suisse elle-même, en fait de minéraux combustibles, est comparativement minime. Dans les années 1907 à 1909, nous avons acheté à l'étranger 292,000 à 294,000 wagons représentant une valeur de 93 à 95 millions de francs. \

Wagons Valeur Wagons Valeur Wagons

Houille . . 183,8^7 U$3'298,000 218,275 68'304,000 187,785

Lignite . . 203 54,000 343 99,000 255

Coke . . . 22,864 8'310,000 23,389 9'259,000 30,995

Briquettes . 44,575 12'971,000 50,220 15'512,000 75,203

Total 251,019 74'633,000 292,227 93'I74,000 294,238

4. Un certain nombre de productions minérales sont communes aux trois zones géologiques de la Suisse.

Citons en premier lieu la tourbe, cette forme moderne de minéralisation des fibres ligneuses. Il se forme des tourbières partout où l'eau ne trouve pas d'écoulement, par exemple dans des vallées sans issue, dans les lits d'anciens cours d'eau, sur l'emplacement de lacs desséchés. Les conditions nécessaires à la formation des tourbières ont été créées à l'époque glaciaire: des dépôts d'argile ont rendu le sol imperméable et des amoncellements de débris ont barré en aval tout passage à l'eau. Malgré les importants travaux de dessèchement auxquels on s'est livré à notre époque, les 250 tourbières de la Suisse occupent une fraction beaucoup trop forte de la superficie de notre sol.

Les dépôts ^argile glaciaire répartis sur tout le territoire de la Suisse fournissent en mille et mille endroits la

matière première aux potiers et aux tuileries. Outre les innombrables petites fabriques de tuiles, il s'est fondé des usines de premier ordre dans le voisinage des grandes villes, par suite de l'extension énorme de l'industrie du bâtiment depuis 1895. Les tuileries suisses ont même réussi à augmenter leur débouché à l'étranger de 460 wagons en 1895 à 3220 wagons représentant une valeur de fr. 637,000 en 1905. Cependant, malgré la bonne qualité de leurs produits, elles n'ont pas encore complètement extirpé la concurrence étrangère. En l'année de hausse 1898, il a été importé en Suisse 5419 wagons de tuiles pour une valeur totale de 1 '937,000 fr., et en 1901, malgré la diminution des constructions, 2400 wagons estimés à 845,000 fr. En 1907 l'importation a été de 2860 wagons évalués à fr. 1 '376,000.

Pour les produits de la céramique, comme pour la verroterie, la Suisse est tributaire de l'étranger. Les poteries rouges en terre réfractaire de Bonfol (terre de Porrentruy) n'ont plus d'importance de nos jours. En revanche, la poterie ordinaire et les « majoliques de Thoune » fabriquées à Heimberg ont acquis une réputation méritée. Pour les articles de table et de ménage en grès, citons les fabriques de Carouge, de Nyon, d'iEdermannsdorf, de Mœhlin près Rheinfelden et de Schaffhouse. En 1906 la fabrication de porcelaine de table a pris pied à Langenthal. Depuis un certain temps, on fait en divers lieux des essais de fabrication de fourneaux artistiques décorés de motifs en vernis vitrifiable. Winterthour jouit depuis longtemps d'une belle renommée pour ce genre de produits.

Nombreuses sont en Suisse les vallées riches en carrières de sable et de galets qu'on emploie pour l'entretien des routes, pour les travaux en ciment, en béton, pour le pavage des rues, etc.

Enfin, les 620 sources d'eau minérale de notre pays constituent, avec ses beautés naturelles, un trésor précieux pour le développement de l'industrie des étrangers. Le can-

ton des Grisons en possède bon nombre (Schuls, Tarasp, St-Moritz, etc.); citons en outre celles de Stachelberg, Baden, Schinznach, Gurnigel, Heustrich, Weissenbourg, Lenk, Lavey. Les bains de Eagaz-Pfsefers, ceux de Baden et ceux de Louèche possèdent des sources thermales.

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