‹ Economie pratique des nationsChapitre 29 sur 90 · EFFETS DE I.’ÉCH. SUE LE CAPJT. ET SON REVENU · texte numérisé non relu

EFFETS DE I.’ÉCH. SUE LE CAPJT. ET SON REVENU

dées, des canaux, des chemins de fer, par exemple. Ces richesses sont de leur nature , aliénables , et font partie essentielle du capital ; nous ne commettons pas l’erreur de croire que le capital soit exclusivement formé de l’or et de l’argent. Quand donc on paye ses acquisitions avec ces éléments de la richesse accumulée, on s’appauvrit ; il n’y a que des titres qui soient échangés ; mais l’appauvrissement et la dépendance d’une nation qui consomme de tels échanges n’en sont pas moins extrêmes : tout le monde sent vivement les inconvénients qu’il y a pour un peuple de n’être pas même propriétaire de son sol et des plus grands instruments de la production. L’état de la balance du commerce, s’il ne fait pas connaître comment arrive la situation désastreuse qui va se développer, annonce au moins qu’elle se prépare; il dit que d’une manière permanente on importe plus qu’on n’exporte, qu’on consomme plus qu’on ne produit. Il permet de conclure qu’on paralyse le travail, qu’on entame, qu’on amoindrit, qu’on détruit le capital national , et qu’il y a lieu de veiller à la conservation de la grandeur du pays et à sauvegarder l’existence même des populations.

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