‹ Economie pratique des nationsChapitre 60 sur 90 · de fer · texte numérisé non relu

de fer

110,000 — d’aciers.

La filature de la laine à la mécanique qui n’était pas née, il y a 25-ans, exportait en 1845 des produits pour 2,360,350 francs.

Les tissus de laine exportés s’élèvent à 104 millions.

. La filature de coton qui n’employait en 1825 que 24,000,000 de kilogrammes de matières premières, en a mis en œuvre 61,000,000 de kilogrammes en

Elle exportait dans cette année pour 6,632,252 francs de filés ; et les tissus de coton exportés pendant cette même année atteignait une valeur de 127,700,000 francs.

La filature de lin et de chanvre , qui était à. peine constituée en 1837, possède en 1846, 240,000 broches et consomme 25,000,000 de kilogrammes de lin ou de chanvre teillés.

La fabrication d’acide sulfurique , d’où procède la fabrication du plus grand nombre de produits chi-

iniques, de 1827 à 1833, importait en moyenne, 11,000,000 de kilogrammes de soufre, elle en importait 21,000,000 en 1845.

La fabrication de la céruse, qui s’est naturalisée en France, plusieurs années après la restauration, avait une production de 1,000,000 kilogrammes en 1825, elle l’élevait à 4,500,000 kilogrammes en 1845.

Ainsi , nous voyons, nos travaux les plus essentiels s accroître à la faveur du système protecteur : ils multiplient leurs produits dans une proportion fort considérable, en même temps ils les perfectionnent, et de plus ils les donnent à meilleur marché. Les réductions de prix sont, dans quelques cas, énormes; c’est 20, 30, 50 et même 60 p. 0/0. Cet abaissement général de prix des objets manufacturés est de notoriété publique ; il nous suffira donc de mentionner ici les progrès qu’ont faits sous ce rapport les principales industries.

Par exemple, le cours du blé que nous ferons connaître plus loin par un tableau qui comprend le temps écoulé depuis 1801 jusqu’aujourd’hui , prouve que la denrée agricole qui sert, pour ainsi dire, de régulatrice au prix de toutes les autres, n’est pas sensiblement payée plus chèrement depuis près d’un demi-siècle , bien que la population se soit accrue de moitié , et que la valeur de l’argent soit diminuée dans une très-forte proportion. Le prix des principaux produits de l’industrie nous offre une situation plus avantageuse encore , il n’a cessé d’offrir des réductions successives , par exemple celui de la houille a été réduit de plus de 20 p. 0/0 ; celui du fer de 33 p. 0/0.

27 II ÉCONOMIE PRàTIQUE DE Là FRàN'CE.

Ainsi :

Les rails du chemin de fer de Lyon à Saint-Étienne ont

été payés

Ceux du chemin de fer de

Saint-Germain. *

Ceux du chemin d’Orléans et

Rouen

Ceux des chemins de Nîmes,

du Havre

Ceux des chemins d’Avignon , de Vierzon, etc. ......

Une hausse de 15 p. 0/0 s’est prononcée en 1845 et 1846, mais elle est uniquement causée par des demandes excessives, et non par un mouvement rétrograde de l’industrie , car la hausse a été en Angleterre de 100 p. 0/0.

Les autres industries ont abaissé leur prix d’une manière corrélative :

Les machines fixes qui se vendaient 1500 à 2,000 fr. par force de çheval se vendent 750 à 1,200 francs;

Les machines employées à la navigation maritime, qui se vendaient 1,800 à 2,200 francs par force de cheval, se vendent 1,200 à 1,400 francs;

Le prix de la broche des filatures

de coton est de

Celui de la broche des filatures de

lin

Celui des filatures de laine. . . .

Le mètre de mérinos fin se vend. .

— de mousseline-laine. . .

— de stoff.

— de calicot

9 fr. au lieu de 15 fr.

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