‹ Économie rurale (volume 2)Chapitre 11 sur 78 · EXPÉRIENCE TROISIÈME · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE TROISIÈME

Ovltnrc 4Lu froaieMt*

Quarante-«ix graines de froment ont été semées dans le sable calciné, au commencement du mois d'août. A la fin de septembre, les tiges avaient une hauteur de 36 à 38 centimètres. La plupart des feuilles inférieures étaient jaunes. Les racines avaient pris une extension considérable et formaient une espèce

(1) Récolte exempté de cendres a pesé :

Pois 1,468

F^nes et cosses 2,973

Poids total de la récolte. 4,441

de tissu, circonstance qui a rendu le lavage fort difficile.

ftÊftULTAT DBS AHALTSU.

Semenee. Récolte.

Carbone....:. 46,6 48,2

Hydrogène 5,8 5,8

Azole 3,45 2,0

Oxygène 44. i 5 44,0

■ÉSUHt.

Carbone. Hydrof . Oiygèae. Aïole.

LaieiMoee lèehe pcMit 1,644, contenant 0,767 0,095 0,7i5 0,057 U récolte lèche. S,Ott. contenant I.4SA 0,175 1,555 0.060

Gain dans la culture 1 ,578. 0.680 0,078 0,608 0,003

On voit qu'après trois mois de culture, le poids de la semence a pour ainsi dire doublé, mais l'analyse montre que le gain en azote a été à peine sensible. Cependant, l'expérience sur le froment a été conduite et faite exactement dans les mêmes circonstances que celle entreprise sur le trèfle. Les deux plantes ont végété dans le même appareil; elles ont été arrosées avec la même eau, et à très-peu près aux mêmes doses : on a même poussé l'égalité de conditions, jusqu'à semer les graines dans des vases présentant exactement des surfaces égales, afin que les deux cultures fussent exposées aux mêmes chances d'erreurs qui auraient pu provenir de l'intervention accidentelle des poussières de l'atmosphère.

Les plantes venues dans les circonstances oii je les avais placées, étaient loin de présenter la vigueur qu'elles auraient acquise en pleine terre. Après trois

mois de Tégétatîon, le trèfle se trouyait beaucoup moins ayancé que celui qui avait été semé comparativement dans un sol fumé et gypse. Le froment offrait la même faiblesse, et dès le deuxième mois, je remarquai que chaque feuille qui se développait vers le haut de la tige, faisait souffrir et jaunir une des feuilles fixées à la partie inférieure. Les pois, bien que parvenus à la maturité, avaient des feuilles beaucoup plus petites, des graines moins nombreuses et moins volununeuses que la même plante récoltée dans la grande culture.

On sait que c'est en grande partie à la fécondité du terrain dans lequel lèvent les semences, qu'il faut attribuer la force et la vigueur des nouveaux plants. Schwertz a constaté, par exemple, que les jeunes colzas épuisent d'une manière surprenante le sol dans lequel on les élève pour les transplanter. L'influence salutaire de cette première nourriture puisée dans une terre fumée, doit s'étendre par la suite sur toutes les parties du végétal; et l'on comprend qu'une plante qui a langui dans sa première jeunesse, ne puisse plus acquérir une constitution parfaite. Par cette raison même, les fonctions qu'elle est appelée à exercer dans l'atmosphère, doivent s'en ressentir et s'exécuter avec beaucoup moins d'énergie.

U devenait donc intéressant d'étendre les expériences rapportées précédemment à des plantes vigoureusement organisées, qui s'étaient développées dans un sol fertile.

74 phAioii^œs ghimiqcbs

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