‹ Économie rurale (volume 2)Chapitre 29 sur 78 · ORIGINE · texte numérisé non relu

ORIGINE

IfOlf COMPHIBBS.

de insiso.

Sléarique

Huiles végétales.

Mai^arique. . .

id.

Oléique

liquide.

id.

Cocus téarique.

Beurre de coco.

Myrislique.. ..

Beurre de noix muscades.

Patmitique. . .

Huile de palme.

Yalériauique. .

liquide.

Valériane.

Les matières grasses absorbent l'oxygène de Tatmosphère. L'absorption est d'abord très-lente, à peine sensible ; mais une fois qu'elle est déterminée, elle marche avec des progrès rapides, à tel point que si l'huile oQre une grande sui;face à l'air , si elle imbibe par exemple un tissu, l'inflammation peut avoir lieu. Le résultat de cette oxydation est toujours un épaississement des huiles, et il en est plusieurs qui se solidifient complètement, et qu'on désigne pour ce motif par le nom d'huiles siccatives ; elles sont surtout recherchées pour la fabrication des vernis. L'huile de noix, quand elle reste longtemps exposée à l'air, acquiert la consistance de la gelée ; ses propriétés

grasses ont totalement disparu, à ce point qu'elle ne tache plus le papier.

L'altération des graisses en présence de l'air et de l'humidité est encore plus marquée. Les huiles inodores, sans saveur, prennent dans ces circonstances, un goût désagréable et une odeur très-persistante. Les fruits charnus oléifères, les graines oléagineuses mouillées, éprouvent une véritable fermentation, dont le résultat est la désunion des acides et de la glycérine. J'ai eu l'occasion d'observer une semblable production d'acide libre, pendant la putréfaction de semences riches en matières grasses.

Les huiles soumises à l'action de la chaleur subissent de profondes modifications. La glycérine qu'elles renferment se décompose et donne des produits pyrogénés, parmi lesquels s'en rencontre un d'une odeur pénétrante, l'acroléine. Quant aux acides qui surgissent de cette distillation, ils dépendent de la nature même des acides contenus dans les graisses. Ainsi, par la distillation, l'acide stéarique donne de l'acide margarique, Tacide oléique de l'acide sébacique , acide volatil cristallisable et soluble dans l'eau chaude.

Les substances grasses des plantes sont principalement accumulées dans les fruits, et particulièrement dans les semences. Dans les parties herbacées elles sont moins abondantes, moins élaborées. Les huiles paraissent être enfermées dans le tissu végétal, sous forme de gouttelettes. Dans une semence émulsive, comme l'amande ordinaire quand elle se développe,

on reconnaît que le tissu cellulaire est plein d'une liqueur incolore et transparente. A mesure que la semence prend de l'accroissement, on voit chaque cellule se remplir de gouttelettes huileuses qui yont en augmentant en nombre et en volume.En même temps, un dépôt solide de matière azotée se forme au sein du Uquide, en trouble la transparence ; c'est ce dépôt qui épaissit les parois des cellules (1). Il faut que la force capillaire qui retient les principes gras dans le tissu de certaines semences, soit considérable ; car ayant fait bouillir dans l'eau des graines de colza renfermant 50 pour 100 d'huile, je n'ai vu aucune trace de matière huileuse monter à la surface du liquide. La graine de madia n'a pas abandonné plus d'huile dans la même circonstance. Au reste, le beurre parait être retenu dans le lait par une force semblable, car du lait en pleine ébuUition ne rend qu'une quantité insignifiante de matière butyreuse (2).

(1) Dumas, Traité de Chimie^ t. Yl, p. 564.

(2) Dans un ordre de phénomènes bien différents de ceux qui nous occupent ici, puisqu'ils se rapportent à une opération métallurgique, je connais un cas qui a peut-être une certaine analogie avec celui que je rappelle en ce moment. Dans les usines d'amalgamation de TAmérique, une partie de la perte en mercure est due à l'état de diTision extrême que prend ce métal par suite de son incorporation afec le minéral d'argent réduit en pâte. La /m, pour me servir du mot technique, est du mercure tellement ténu, qu'il est facilement entraîné dans les lavages. Aux corpuscules globulaires de métal, adhère une pellicule d'eau qui s*oppose aTcc une énergie singulière à leur réunion, à leur fusion en une seule masse. 11 faut broyer longtemps, triturer fortement la lis pour réduire une feible partie à Tétai de mercure coulant. Le moyen le plus efficace pour liquéfier la (t5,c*est de la chauffer, de manière à chasser toute

Nous admettons, M. Dumas et moi, que dans les menées Thuile est destinée à développer de la chaleur, en brûlant au moment de la germination. Une série d'expériences commencées dans mon laboratoire par M. Letellier, semble appuyer cette opinion.

Après avoir déterminé par un essai préliminaire fait au moyen de Téther, la matière huileuse contenue dans des semences, on les a fait germer; puis on a recherché, à deux époques de la germination, la quantité d'huile renfermée dans la graine germée. Dans des expériences faites sur le colza et lemadia, on a vu que par la germination une proportion considérable de matière grasse est détruite.

Un gramme de chacune de ces deux graines a été mis à germer. La germination fut arrêtée lorsque les cotylédons commencèrent à \erdir ; les jeunes plantes avaient alors deux à trois centimètres de longueur.

De semblables quantités des mêmes graines ont été laissées en germination jusqu'à ce que les cotylédons eussent acquis une couleur yerte très-prononcée ; on fit cesser la végétation quand les radicules eurent atteint un développement de dix à douze centimètres.

rhumidité interposée qui forme Tobsiacle réel à l'union des particules métalliqifes. Il n'est pas impossible que dans le lail« la matière butyreuse soit divisée à l'élat de lis, c'est-à-dire que chaque globule gras soit entouré d^une pellicule d'eau. Toujours est-il qu*if faut peur obtenir du beurre en masse un frottement, un battage longtemps continué, et qu'une méthode infaillible pour réunir promptement la substance grasse, consiste à évaporer le lait à siccité, afin d*expulser Teau interposée entre les globules butyreuz.

RÉSUMÉ DB l'expérience.

Coin. MadU

1 gramme de graines avant la germination, contenait. . hniie 0,50 0,41 1 gramme de graines mises à germer, à la 1« période. 0,48 0,39

1 gramme de graines, après avoir germéjusqu'à la 2* pér. 0,28 0,18

Il sera fort intéressant de connaître la limite de la perte éprouvée par les principes huileux pendant la première végétation, et de constater ensuite le retour des mêmes principes, à mesure que la plante avancera vers la maturité.

Les usages nombreux auxquels sont employées les huiles, en font un objet de fabrication de la plus haute importance. Les matièrea huileuses sont généralement extraites des olives, des graines oléagineuses et des fruits de plusieurs palmiers. On sépare Thuile par la pression qu'on peutsouvent opérer sur la graine en nature, on obtient alors un produit de belle qualité, maispeu abondant; ainsi le ricin donne de l'huile par l'action seule de la presse. En Amérique, pour préparer cette huile on fait d'abord subir à la graine de ricin une légère torréfaction, et ensuite on fait bomlllr dans un vase contenant de l'eau ; la matière huileuse se dégage aisément de la semence torréfiée. C'est un procédé analogue que l'on suit quelquefois pour obtenir le beurre de cacao.

Daasr«xtraction< de l'huile des graines, on com* mence par ooneasser les semences sous des pilons disposés eabocards, ou bien à l'aide de cylindres creux en fonte, tournants en sens contraire, et séparés l'un de l'autre par un esp&ce que l'on peut faire varier à

304 COMPOSITION DBS PRINCIPES

volonté. Ces cylindres sont alimentés par une trémie constamment chargée. Cette première opération a pour objet de réduire le volume des semences, et de les rendre'plus saisissables sous les meules qui doivent les réduire en pâte. Ces meules sont en pierres, disposées verticalement et tout à fait semblables à celles employées à écraser les fruits. La pâte peut, comme je l'ai dit, donner déjà de l'huile par l'action de la presse, mais le plus ordinairement on trouvé avantageux de la presser à chaud. A cet effet, on la porte dans des chauffoirs ; ce sont de petites chaudières en fonte ou en cuivre , chauffées à feu nu, et dans lesquelles la matière est continuellement mise en inouvement par un agitateur mu mécaniquement. Lorsque la graine broyée est suffisamment chaude, ce qui arrive au bout de quelques minutes , on la met dans de petits sacs en laine que l'on place dans une étoffe de crin doublé en cuir, et qu'on soumet à la presse.

Après une première pression, le marc ou tourteau resté dans les sacs est broyé de nouveau, chauffé et exprimé. L'huile obtenue par seconde pression est toujours moins pure, plus mucilagineuse , que celle retirée par la première opération.

Les tourteaux sortent des sacs entièrement secs, ce* pendant ils retiennent encore une très-forte proportion d'huile, et il n'est pas rare d'en rencontrer qui donnent à l'essai par l'éther, 8 à 15 pour 100 de leur poids en huile. On les emploie à la nourriture du bétail et comme engrais pour les terres.

L'huile nouTellement exprimée est ttouble, trèsmucilagineuse ; elle s'éclaircit par le repos ; cependant elle retient toujours certaines substances qui diminuent sa qualité, surtout quand elle est destinée à Téclairage ; ces substances font qu'elle brûle en répandant de l'odeur et de la fumée. Aussi l'épure-^ton généralement à l'aide d'un procédé imaginé par M. Thénard, et perfectionné par M. Dubrunfaut.

L'huile est mise dans un tonneau qu'on ne remplit qu'à moitié. On y introduit, en agitant constamment, 2 pour 100 de son poids en acide sulfurique concentré. On brasse jusqu'à ce que la masse ait pris un aspect yerdâtre. Quand le dépôt des matières altérées par l'acide commence à se former, on ajoute avec précaution de la craie délayée en bouillie épaisse. On cesse d'introduire le carbonate calcaire quand le papier de tournesol indique que l'acide sulfurique est saturé. On laisse déposer, on soutire et l'on filtre l'huile soutirée dans des cutcs dont le fond est percé de trous garnis de mèches de coton ou de laine cardée. Cette filtration est longue et embarrassante, on peut la remplacer par une opération mise en pratique depuis quelque temps.

On place Thuile trouble dans une grande futaille, et on la bat avec du tourteau pulvérisé et sec. Pour 6 hectol. d'huile on emploie 50 kilogr. de tourteau. Après vingt minutes de brassage, on laisse déposer. Huit à dix jours après cette opération on peut soutirer environ 4 hectoK d'huile parfaitement claire, qu'on remplace par une égale quantité d'huile trou-

3&6. COMPOSITIOIf DES PRINCIPES

ble f rcKTânaot du traitement par Tacide sulfurique. Troi^ jours <a|>rès, on peut exécuter un soutirage semblftlile tau premier, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on a}t /cAniûfié, avec les 50 kilogr. de tourteau, près de 200 bectoL d'huile (1).

*Centain$ fruits à pulpes offrent plus de difficultés que tes i graines dans le traitement qu'on leur fait subir pour en .extraire Thuile. Pour traiter les olives, on lies écrase sous des meules; et la pâte, mise dans des «spèces de paniers plats en sparterie, est soumise à ^Action de la presse. Par la première pression on obtient l'huile vierge ; elle est recherchée pour la préparation des aliments. Après avoir ôté les cabas de la presse, on introduit dans chacun d'eux de l'eau bouiUaiite, et on les replace sous le pressoir ; on retire lainsi une nouvelle quantité d^huile. Enfin les mares sont traités dans des ateliers spéciaux, ils doûneai encore un produit de qualité inférieure et qu'on em^oie particulièrement dans la fabrication du savon.

Les-friiitsdu palmier rendent trè&-faeilement l'huile qu'ils renferment. J'ai fait extraire des baies de la palma réal, un beurre de très-bonne qualité, d'un goût ltèd-4i^gi!éable, en les faisant simplement bouillir dans l'eau»

le 0000 dCNome deux qualités d'huile, selon le mode d'extraction. Pour préparer l'huile la plus appréciée, on rftpe la partie charnue du fruit, et on en presse

(0 Dumas, 'Ttêité de Chimie, t. VI, p. 625.

la pulpe, qui donne un liquide laiteux dont on retire l'huile par Tébullition ; on la décante après un repos suffisant. A la température de 27 à 30% cette huile est fluide et presque incolore; on remploie pour les usages de la table. La qualité inférieure s'obtient en laissant putréfler les cocos ; quand la putréfaction est déterminée, on place les pulpes oléagineuses dans des chaudières de cuivre exposées au soleil, et on enlève l'huile qui se rassemble à la surface de la masse liquide ; pour la priver de l'humidité qu'elle retient toujours, on la chauffe à une température un peu supérieure à celle de l'eau bouillante. Cette huile est brune, d'une odeur assez forte ; elle contient des acides gras qui, probablement, ont été mis en liberté par la fermentation putride.

La valeur du produit en graines oléagineuses d'une surface donnée de terrain, le rendement en huile de ces mêmes graines, dépendent, on le comprend, de diverses causes qu'il n'est pas toujours facile d'apprécier avec exactitude^ comme le climat, la nature du sol, les soins apportés dans la culture. Les observations faites sur diverses plantes à graines oléagineuses par M. Gaujac, à Dagny (Seine-et-Marne), peuvent cependant donner une idée comparative de ce rendement (1) :

[{) Gaujac, Annales de V Agriculture françaisey l, XLI, i" série.

PLATEES CULTIVÉES.

Planteshiyernales.

Colza

Julienne

Navette

Rutabaga

Choux frang. ....

Choux navet

Plantes printanièr.

Cameline

Soleil....-

Lin

Pavot blanc

Chènevis

Navette d'été

PEODDITS SDR HX BBGTIRK.

GftAIKU.

kil.

kil.

■OILI. TOCKTIAV.

kil.

DAKSlMDIfilMffCS

■CILI.

TOVITIAV

On doit aussi à M. Matthieu de Dombasle quelques essais entrepris à Roville sur la culture comparée des plantes oléagineuses ; voici les résultats obtenus par cet habile agronome (1). Produits par hectare :

PLANTES

GIAINBS

en volume.

GBAINBS en

poids.

ta j.

sis

Colta [Brauiea eampettrit) . , , Navette d'hiver

hectolitre.

IS

15 Vt

kll.

litr«.

kil

Colia de printemps {B. napus).

Navette de priotenpa

Moutarde notre {Sinapiinigra).

Moutarde blanche [S. alba) ....

Pavot {papaver iomni/erum). . .

Lin {Linum usitatiuimum).,,, Cameline

(1) Mathieu de Dombasle, Annales de l'Agrictdture française, It est très-probable que les graines n'ont pas été soumises à une pression assez forte.

Ces résultats sont bien moins avantageux que ceux obtenus par M. Gaujac. Comme je l'ai dit, la richesse du sol, les soins donnés à la terre, ont pu contribuer aux divergences observées, car ici Tinfluence du climat peut être négligée. Il est toutefois une circonstance qui peut encore expliquer les différences des rendements en huile, c'est celle de l'intensité de la pression exercée sur la graine. Dans les cas les plus ordinaires, l'imperfection des pressoirs laisse dans les tourteaux une proportion d'huile assez forte. J'en citerai deux exemples :

1* De 1256 kilogrammes d'un beau colza récolté en 1842, pesant 66 ",93 l'hectolitre, nous avons retiré :

Huile 513,88 kU.

Tourteau 629,^0

Pour 1 00 de colza :

Huile »... 40,81

Tourteau 50,12

Déchet 9,07

Or, par l'analyse on a extrait de la même graine 50 pour 100 d'huile.

V En 1 840 et 1 84 1 , nous avons entrepris quelques essais sur la culture du madia sativa, en premiërç sole fumée avec 54,000 kil. d'engrais de ferme. La récolte a été favorable ; le madia était intercalé avec des carottes. La culture a duré cent vingt-sept jours. Nous avons obtenu par hectare :

Graines de madia (semences déduites) i,i02 kil.

(l'hectolitre pesait 51 kil.) Fanes desséchées, employées comme litière. . 3,500

Carottes détachées de leurs fanes 14,530

Les graines (21 **•***, 6) ont fourni :

Huile 289 kil.

Tourteau 775,8

100 kilog. de graines ont donné :

Huile 26.24

Tourteau 70,42

Déchel 3,34 (I)

Cette même graine de madia dont on a retiré par le pressoir 26,24 d'huile p. 100, en contenait réellement 41 d'après l'analyse. Cette différence explique trèsbien pourquoi les tourteaux sont généralement si riches en matière huileuse. Lorsque ces tourteaux sont destinés à la nourriture du bétail, la perte n'est peutêtre pas très-regrettable, par la raison que les substances grasses concourent évidemment à la nutrition; mais quand les résidus de la fabrication passent dans le sol comme principes fertilisants, on poulconsidrrer l'huile qu'ils retiennent comme entièrement perdue.

La détermination exacte de la propoi tion des principes gras contenue dans les graines oh-agineuscs est un sujet de recherche bien digne d'exercer les agronomes. C'est une opération facile : il suffit, en effet,

(1) Boussingault, Compte rendu de V Académie des Sciences, l.XlV, p. 349.

de traiter les semences par l'éther sulfurique pom dissoudre à froid les matières grasses. Lorsque* la na^ ture de la graine le permet > on la pulvérise' et em h, met en digestion avec de l'éther qu'on renoatelle de temps en temps. Après un premier traitement, (a graine est phosphyrisée de nouveau ; la phospfayrisation se fait alors sans difficulté, même sur les settieii-» ces très-grasses qui résistent au pilon quand elles contiennent toute leur huile. On fait digérer elon continue le traitement jusqu'à ce que l'éther ne prenne plus de matière huileuse.

Les dissolutions éthérées sont mises, à mesure qu'on les séparede la graine, au moyen du filtre, dans une capsule de porcelaine dont le poids est connu. L'éther s'évapore spontanément et l'huile reste ; on la chauffe pendant quelque temps au bain-marie pour expulser les dernières traces d'élher. Le résidu huileux est re*pris par l'eau, pour lui enlever le peu de principes so* lubies que l'éther aurait pu dissoudre ; le résidu est desséché et pesé. On peut employer la même méthode pour doser les matières grasses ou résineuses contenues dans les différentes parties des plantes, dans les fourrages par exemple. Souvent il est à peu près impossible de pulvériser les matières à traiter par l'éther. Si c'est du foin, de la paille, il faut d'abord les couper menus ; après le premier traitement on les sèche fortement, on les broie, et la poudre est traitée de nouveau. Pour de semblables matières, dans lesquelles il n'y a que quelques centièmes de principes gras, il est avantageux de commencer le traitement

par l'eau bouillante, afin d'enlever les substances sucrées et gommeuses. L'éther agit ensuite avec plus d'énei^ie, et la substance qu'on recueille dans la capsuie tarée n'a plus besoin du traitement aqueux; on la pèse directement.

Voici le résumé de quelques recherches exécutées en suivant la méthode que je viens de décrire, par M. Ed. Moride, de Nantes. Les graines oléagineuses avaient été recueillies bien mûres et sur des plantes bien déterminées. On avait enlevé avec soin la pous* sière, les fragments de valves et de siliques ; les graines ont été desséchées au bain d'huile. I^s proportions de matière grasse , indiquées ci-dessous , se rapportent par conséquent à 1 00 parties de graines privées d'eau.

Page 1