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(1) Par acide uc il faut entendre l'acide privé de son eau de coQttitulioo lêl qu'il te trouve eogagé dans iet aeU d'argent ou de plomb.
Be0 alc»U« Tégétevx.
Quoique les bases alcalines formées pendant la yégétation contiennent toujours une certaine proportion d'azote, il a paru convenable de les étudier immédiatement après les acides organiques. Leurs propriétés générales sont celles des alcalis ; leurs dissolutions aqueuses ou alcooliques ramènent au bleu lateinsure de tournesol rougie, et elles constituent des sels en s'unissant aux acides. Ces bases ont dans leur manière de se comporter une certaine analogie avec l'ammoniaque. Comme l'ammoniaque, les alcalis organiques se combinetit avec les hydrates des oxa* cides; et quand ils sont privés d'eau de cristallisation, ils fixent les hydracides sans rien perdre de leur poids. La découverte des bases végétales est due à Sertuemer, qui, dès 1804, signala la morphine dans l'opium. La plupart de ces alcalis sont insolubles ou peu
292 couposmoN des principes
solubles dans Teau ; tous se dissolvent dans Talcool ; il en est quelques-uns assez volatils pour être distillés. Tout récemment^ on en a obtenu à Fétat gazeux qui possèdent une forte odeur ammoniacale.
On se procure les alcalis organiques insolubles, en épuisant les parties des plantes qui les contiennent, par de l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique ou sulfurique, et Ton précipite les dissolutions acides convenablement concentrées en les sursaturant avec de l'ammoniaque ou de l'hydrate de chaux. L'alcali précipité est ordinairement impur, coloré ; on le purifie en le dissolvant dans l'alcool et faisant cristalliser. Pour obtenir les bases solubles et volatiles, comme la nicotine, on traite la plante par un acide faible, on concentre la dissolution, et après avoir ajouté une solution de potasse on distille ; l'alcali, mêlé d'ammoniaque, passe avec la vapeur aqueuse. Pour séparer Tammoniaque, on sature la liqueur distillée par de l'acide oxalique, on évapore et l'on reprend par de l'alcool froid, qui ne dissout pas sensiblement l'oxalate d'ammoniaque, tandis qu'il se charge de Toxalate de la base v^étale. On chasse l'alcool, et l'oxalate est décomposé par une solution aqueuse de potasse. Dans le flacon renfermant le résultat de cette décomposition, on introduit de l'éther et l'on agite fortement. Par le repos, le liquide se sépare en deyx couches ; la couche supérieure est formée par l'éther tenant en dissolution l'aicali organique.
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Sous cette dénomination nous comprendrons toutes les matières huileuses, liquides ou solides; celles analogues à la cire végétale. Toutes se trouvent réparties dans les différents organes des plantes.
Un caractère commun à prescjue toutes les matières grasses est d'être insolubles dans Teau. Elles se dissolvent en quantité sensible dans Falcool, et surtout dans Téther. On peut diviser les corps gras en deux classes : ceux qui, en se modifiant facilement par l'action des alcalis, forment des savons; et les matières grasses non saponifîables, ou du moins celles qui ne sont attaquées par les alcalis que dans des circonstances toutes particulières.
Quand on chauffe un mélange d'huile grasse avec une dissolution d'alcali caustique, on remarque bientôt que l'huile s'incorpore avec le liquide alcalin ; la masse prend un aspect laiteux. Après une ébullition soutenue, si l'alcali est en excès, il apparaît des grumeaux, et en enlevant le liquide excédant, on obtient une masse blanche, soluble dans l'eau ; Thuile est saponifiée, et le produit de cette saponification est uni à une partie de l'alcali qui a été employé. Si maintenant dans une dissolution chaude de ce savon, on verse de l'acide chlorhydrique, cet acide s'empare de la potasse ou de la soude, et met en liberté la subtance grasse qui était combinée avec l'alcali ; elle se rassemble à la surface du liquide. U est alors facile de constater que cette graisse n'est plus celle dont on
a fait usage ; par exemple, elle se . dissout complètement dans l'alcool bouillant, et par le refiroidiseement il se dépose des cristaux brillants, nacrés, d'un corps gras doué de propriétés acides. En évaporant l'alcool où ces cristaux se sont formés, on en obtient une nouyelle quantité^ et quand la dissolnlion alcoolique est complètement évaporée, on aperçoit un autre corps gras, liquide, huileux, également acide. Par des procédés que la chimie indique, on parvient à séparer, à isoler ces différentsacides; en saponifiant certains corps gras, on obtient trois acides particuliers : les acides stéarîque, margarique et oléique. Les alcalis transforment donc en principes acides les substances huileuses neutres : cette transformation a été mise en évidence par les admirables recherches de M.- Chevreul, recherches qui constituent par leur ensemble et par leur importance , un des travaux les plus remarquables de la science moderne. Avant M. Che- Treul, on croyait que le savon résultait de l'union directe des grains avec les alcalis.
Les acides gras ne sont pas les seuls produits de la saponification ; leur poids ne représente pas celui de la substance grasse saponifiée. C*est qu'il faut tenir compte d'une autre matière préexistante dans les huiles, et qui en est éliminée par l'action des alcalis ; comme ce principe est soluble dans l'eau, il reste dans les liqueurs alcalines.
C'est le principe. doux de Scheele. Pour l'obtenir, on prend parties égales d'huile d'olive et de litharge en poudre très-fine, on met ces matières avec un peu
296 COMPOSITION DES PBINCIPES
d'eau dans une bassiue, on cfaauiîe modérément, en agitant continuellement et en prenant la précaution d'ajouter de temps en temps de l'eau chaude pour remplacer celle qui s'évapore. Lorsque le mélange a pris une consistance épaisse, on ajoute une nouvelle quantité d'eau, on retire la bassine du feu. Dans celte opération, la litharge se comporte comme un alcali. Les acides gras développés s'unissent à l'oxyde de plomb et forment du margarate et de.l'oléate insolubles, et le principe doux, la glycérine resle dissoute dans l'eau, unie à de l'oxyde. Pour isoler la glycérine on fait passer dans le liquide aqueux, préalablement ■filtré, un courant d'hydrogène sulfuré ; il se forme du sulfure de plomb qu'on sépare par le filtre. L'eau ne contient plus autre chose que le principe sucré ; on l'évaporé d'abord au bain-marîe, et la glycérine obtenue est placée dans le vide sec, à une température de 20' à 25" cent., pour lui enlever toute l'eau. Ainsi obtenue , la glycérine .est liquide, transpa-
glycérine excède toujours celui du corps gras saponifié. Dans une expérience ^ 100 parties de graisse ont fourni :
Acides gras 06,2 (1)
Glycérine 9,7
Cet excès de poids ne tient pas à l'absorption de Toxygène, comme on s'en est assuré ; ce gain provient évidemment, d'après les analyses élémentaires toujours si précises de M. Chevreul, de la fixation des éléments de l'eau dans les principes qui ont été isolés. Les acides gras et la glycérine contiennent une proportion d'eau qui n'entrait pas dans leur constitution quand ils étaient unis à l'état de corps gras neutre. On peut d'ailleurs s'assurer de l'existence de l'eau d'hydratation renfermée dans les acides libres, en les combinant avec des bases métalliques.
On doit donc considérerles matières grasses, comme des combinaisons de glycérine jouant le rôle de base, avec des acides particuliers ; ces combinaisons , analogues aux sels, si on n'envisage que leur constitution, se trouvent le plus souvent mélangées dans les huiles et les graisses. Quand on parvient à les obtenir à l'état de pureté, elles présentent des propriétés analogues à celles de leurs acides. Ainsi l'union de l'acide sléarique et de la glycérine forme la stéarine, solide à la température ordinaire, fusible à environ 62* c. L'acide stéarique fond à 72% L'oléine
(1) CheTreul , Recherches chimiques sur les corps graSy p. 335.
(oléate de glycérine) reste fluide à — 4"*, et Tacide oléique est liquide. Une huile a par conséquent d'autant plus de consistance, qu'il entre dans sa constitution une proportion plus forte d'un acide gras solide. Elle est au contraire d'autant plus moUe^ plus liquide^ que cet acide est lui-même plus fluide. La cire du myrica cerifera, par exemple, assez dure pour être réduite en poudre, est presque entièrement formée de stéarine. Dans les huiles végétales fluides, l'oléine domine toujours. On peut d'ailleurs, par une simple pression exercée sur un corps gras placé entre du papier non collé, séparer le principe solide du principe liquide ; ce dernier est absorbé par le papier. Le produit solide que Ton obtient par ce procédé peut encore retenir un peu d'oléine; pour l'en débarrasser, on le fond avec de l'huile essentielle de térébenthine, et l'on exprime de nouveau la masse fondue; l'oléine, devenue plus fluide par l'addition de l'huile essentielle , passe entièrement dans le papier. En opérant de cette manière , M. Braconnot a trouvé cjue :
iOO parties d^huile d'olives contiennent 28 de matière solide. Id. d'amandes, 24
Id. de colza, 46 (1)
Les huiles végétales sont toutes plus légères que l'eau. Selon M. de Saussure, à la température de 12% les densités sont :
(1) Braconnot, Annales de Chimie, t. XCIII, p. 235. Les huiles soumises à la compression étaient congelées.
Pour rhuile de noix. ....... 0,928
d'amandes 0,920
delin 0,939
de ricio 0,970
d'olives 0,919
Indépendamment des acides solides et liquides qu'on retire des graisses, on en connaît plusieurs qui sont volatils.
Composition
des 1
icides grum
du rèfpne t é|i;étal.
AaDES
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