GRAINES
par mètrea carr.
Arachide
Caméline
Chanvre. .......
Colza
grtmm.
Lit.
iï
Ruiabaga
Julienne
Lin
Madia • • . .
Moutarde blanche.
Navette
Pavot blanc
(I^luillelte
Radis
Ricin
Sésame
Soleil
La quantité d'huile rendue par une graine soumise au pressoir, est nécessairement inférieure à celle qui y est contenue; et Thnile retenue dans le tourteau est d'autant plus considérable que l'amidon , le ligneux, les principes albumincux, sont en proportion plus grande. Ainsi, le maïs qui renferme de 7 à 8 pour 100 d'une huile fluide, n'en donne cependant que des traces par la pression, l'huile restant imbibée dans le tissu de la graine.
Les fruits huileux et charnus, comme ceux des olives et des palmiers, donnent un produit assez élevé. Dans les pays méridionaux de l'Europe, particuHèrement dans ceux assez bien abrités pour que les oliviers aient résisté à l'hiver rigoureux de 1789, on récolte avec une bonne culture 918 kih d'huile par hectare.
Les arbres qui, après avoir succombé durant cet hiver mémorable, ont repoussé sur souches, rendent encore aujourd'hui, suivant M. de Gasparin, de 287 kil. à 597 kil. d'huile par hectare, selon l'espace laissé entre eux, espace qui varie de 5 à 7 mètres (1).
 conditions égales de climat, on comprend d'ailleurs que le fumier donné au sol doit influer sur l'abondance des récoltes. Il est des pays où on ne fume l'olivier qu'indirectement, c'est-à-dire qu'on n'engraisse régulièrement le terrain resté libre entre les arbres, que dans le but de favoriser une culture intercalée. Il en est d'autres où l'on introduit tous les trois ou quatre ans une forte dose d'engrais. A Marseille, au rapport de M. Sinetty, une surface plantée avec 40 oliviers, reçoit annuellement 2,500 kil. de fumier (2).
L'olivier est doué d'une longévité remarquable. J'en ai cité un âgé de plus de sept siècles ; la durée de son existence semble n'avoir d'autres limites que celle des hivers rigoureux qui le font périr. Dans une plantation, le produit doit donc dépendre en grande partie de l'âge des individus. En recueillant des renseignements nombreux auprès des cultivateurs, M. de Gasparin est parvenu à réunir les éléments d'une table que je crois devoir présenter ici, et dans laquelle se trouve exprimée la quantité d'huile fournie par les arbres parvenus à des âges très-différents. Celle table
(!) Renseignements communiqués par M. de Gasparin en 1841 (2) De Gasparin, Mémoires d'Agricult., t. H, p. 413.
indique des produits moyens^ ceux, en un mot, qu'on obtient dans les circonstances ordinaires de la culture du midi de la France (1).
AGE
PRODUIT
ÂGE
PRODUIT
EN HUILB