MAI
LA TniDAII«l.
par hectare.
lM«l*l.
16 ocl.
Mauvaise.
l«r octob.
Médiocre.
14 sept.
8 ocl.
Super, viffoe gelée.
Très-médiocre.
11 oct.
Mauvaise.
6 oct.
Médiocre.
23 depl.
Supérieure.
15 oct.
Récolte nulle.
11 oct.
Mauvaise.
26 sept.
Assez bonne.
25 oct.
Supérieure.
11 oct.
Médiocre.
17 sept.
MauTaise.
2 sept.
Très-supérieure.
Très*mediocre.
13 oct.
11 oct.
Très-médiocre.
19 sept.
Très-supérieure.
2 oct.
Mauvaise.
28 oct.
Passable.
l«'oct.
Médiocre.
12 oct.
Mauvaise.
28 sept.
Passable.
28 sept.
4 oct.
28 sept.
15 sept.
5 oct.
6 oct.
10 oct.
8 oct.
30 sept.
25 sept.
27 sept.
20 sept.
Voici y d'après notre comptabilité, la force dépensée par hectare d'une Tigne en plein rapport. Je prends mon exemple dans la culture du Schmalzberg.
Jonraéet «rhomme.
TraTail à la houe • 24
Un sarclage 12
Enlèvemenl du sarment, taille 15
Repiquage des échalas ou raccommodage de
treilles 5
Ligature à la treille, ou ligature des scions
aux échalas 7
Ligature el enlèvement des gourmands. . • • 5
Fumuro 10
Plantation de ceps manquants, provîgnage,
travaux accidentels 12
Jusqu a l'époque des vendanges 90 joum.
Le travail de la vendange est nécessairement en rapport avec le plus ou le moins d'abondance de la récolte ; c'est par cela même un des éléments les plus variables de la comptabilité. En 1847, je trouve que pour un hectare d'une récolte un peu au-dessous d'un rendement complet^ on a employé :
Vendanges il journées d'homme.
Id 21 journées de femme.
Transports 6 jouruées de cheval.
Foulage, fermentation, pressurage 9 jouruées d*homme.
Plus une dépense de 13 fr. 5 cent., en distribution de pain, fromage, vin et eau-de-vie.
fr. c.
La journée d'homme a été payée à. . . 1 00
— de femme 0 80
La journée du cheval est estimée .... 2 50
Si nous appliquons ces prix à la totalité des journées ex^es par la culture, la vendange el la prépa*ration de la récolle faite sur un hectare de vigne, nous aurons pour la dépense :
DE LA FERMBKTATION YINBUSB. 55 i
fr. ۥ
Cullure générale 90 »
Vendange Î7 80
Transport à la distance de 3 kiiomèlreâ 15 »
Pressurage 9 »
Boissons et comestibles 13 0$
 quoi il faut ajouter :
Pour supports , traverses , échalas , osiers pour
liens 31 70
Paille pour liens 4 13
Neuf voitures de fumier pour fumure annuelle. 90 »
Intérêt à 3 p. 1 00 de Thectare évalué à 5,000 fr. 1 50 v
Intérêt pour six mois, à 5 p. 100, des avances. 6 95
437 65 Intérêt de 437 fr. 65 c. à 6 p. 100, pour trois ans, temps nécessaire pour que le vin soit de
bonne vente 78 80
Impôt du sol, surveillance 15 »
Déboursé général 531 45
Telle est, pour les circonstances dans lesquelles nous sommes placés, la dépense occasionnée par la culture d'un hectare de vigne. Le prix de revient du vin dépendra donc de la quantité obtenue: rien, comioe je l'ai dit, n'est aussi sujet à varier que cette quantité. En portant la récolte moyenne à 20 hectolitres pour' ne rien exagérer, l'hectolitre reviendrait à 26 fr. 57 c.
Un cru cultivé constamment de la même manière, recevant la même dose et la même nature d'engrais, dont le vin est toujours préparé par la même méthode, rend néanmoins des produits dont la teneur en alcool varie d'une année à l'autre, suivant les circonstances météorologiques. C'est ainsi que la vigne du Schmalz-
berg près de Lamperlsloch, donne successivement les vins les plus dissemblables dans leurs qualités. On en jugera par les observations que je vais présenter, et qui ont été faites de 1833 à 1837 inclusivement (1).
TUirilATURX HOTKNlfB
VIH
ALCOOL
ALCOOL
AJXKÈES.
U ealtnra.
n L'ÎTi.
maanecant de raotomae.
produit par 1 heeUre
por
dans le tin,
en volume.
pnr
produit par hectare.
hedol.
berlol.
li»,4
ii,i
llo,9
Si nous recherchons maintenant comment les circonstances météorologiques ont influé sur la production du vin durant ces cinq années d'observations^ nous voyons tout d'abord que la température moyenne des jours dont le nombre compose la durée de ia cul» ture, a une influence perceptible. Cette température a été de 17%3 dans Tannée qui a donné le vin le plus riche en esprit^ et seulement de 14^,7 pour 1833 dont le produit était à peine potable.
Un été chaud favorise naturellement la végétation de la vigne; en 1833, la chaleur moyenne de cette saison n'a pas atteint 1 7M /2 ; à part cette année, que
(I) Boussingault, Annales de Chimie et de Physique, t. LXIV, p. 174, 2« série.
l'on doit considérer comme une des plus mauvaises, les trois étés favorables ont présenté une température qui se rapproche de 20\ Ce n'est pas cependant à l'été le plus chaud que répond le vin le plus spiritueux. C'est qu'indépendamment d'une chaleur soutenue pendant le développement de la vigne, il faut encore pour la maturité du raisin, un commencement d'automne doué d'une douce température ; c'est là une des conditions essentielles.
On voit effectivement qu'en 1834, les mois de septembre et octobre ont offert la température extraordinaire de 1 Ty tandis qu'en 1 833 la température des mêmes mois ne s'est pas élevée à 1 IM /2. J'ajouterai que l'année 181 1, si remarquable par la bonté et l'abondance des vins, a également eu un commencement d'automne très-doux ; on trouve, en effet, dans la belle série d'observations dont M. Herrenschneider a doté l'Alsace, que cette même année, après un été d'une température moyenne de 19"* 6, la chaleur des mois de septembre et d'octobre s'est soutenue à 1 5" ; or, en Alsace, la température ordinaire de cette époque de l'année est de 1 1"* 1/2 environ.
Si l'on sépare de ces observations les années 1 833 et 1837 comme décidément mauvaises, il semble que l'on doive conclure que les influences météorologiques agissent plus sur la qualité des vins que sur la quantité totale d'alcool formé. Ainsi, bien que le vin de 1836 ait été très-inférieur à celui de 1834, en somme, sa récolte a donné une plus forte proportion d'alcool par hectare.
En Alsace, pour que Tannée soit favorable à la vigne, il faut que la température des mois qui embrassent sa culture soit sensiblement supérieure à la moyenne déduite des longues observations de M. Herrenschneider. Dans un climat où la vigne, pour réussir, se trouve soumise à une telle condition, il doit paraître évident que sa culture ne peut être bien avantageuse; c'est, en eflet, ce qui a lieu. Là culture serait même loutà faitdésavantageuse,si levin, comme produit agricole, ne présentait celte particularité que sa valeur croit dans une proportion beaucoup plus rapide que sa qualité, de sorte qu'une bonne récolte indemnise souvent de plusieurs mauvaises années. Ensuite la vigne, comme Tolivier, vient et prospère dans des situations oii il serait difficile d'établir toute autre culture. .. .
I^ produit d'uoe vigne dépend aussi de son âge, et, sous ce rapport, il peut être curieux d'examiner l'accroissement progressif de la production. C'est ce que je vais faire pour une culture établie en Alsace, en regrettant toutefois de ne pouvoir présenter en même temps des observations analogues qui auraient été recueillies dans un climat différent et plus favorable aux vignobles.
La plantation du Schraalzberg remonte à 1822, époque à laquelle M. Le Bel père introduisit un nouveau cépage, composé do plants de France et des bords du Rhin (1).
(1) Pineau rouge, noiriii rouge, morillon rouge, sauTignonblanc^ lokay^ raslinger blanc cl doré, Iraminer, rulander.
On culthe en espaliers. Les. treilles ont maintenant.l*^ 3 de htoteur. La vigne commença à donner du vin en 1825. Voici les produits recueillis jusqu'en 1837 :