‹ Économie rurale (volume 2)Chapitre 61 sur 78 · OBS S0L · texte numérisé non relu

OBS S0L

filtre iBtérieùr. sur lequel a été recueilli le précipité, et le filtre extérieur : la différence représente le poids du ptiosph^te de peroxyde de fer, dans lequel il entre 47,7 pour 100 d'acide phosphorique.

D'après ce qui procède, on voit que Futilité la moina contestable de Tanalyse chimique dans Tétude des sols se réduit à la recherche de quelques principes très-^eu abondants, nuds «dont l'action est certainement utile à ia v^étation. Quant à la détermination relative des sables et de l'argile , elle repose sur un simple lavage; et un chimiste exercé emploierait mal son teaoDpi, en cherchant, à l'aide des moyens analytiques 4ont la seienoe dispose ^ la composition élémentaire de ceseubstanees. La partie la plus suIh tile^ëntraingepiri^eati^firésentiBna^ujours des propriétés analogues à' celles de l'argile; le sable, le plus souteo/k silicenx, rappellera les.caitetères du quartz, dei oHj^ne i|ue les fragments calcaires qui s'y trouveront Jiiékngés0ffivottt«e«x du carbonatéfde chaux. IL suffit doné^ ctLX0'i|uitooiîcèpqe la constitution mi« néralofgiqned» terres^ labourables i d'exposer très* sucdinctement lés |tropriétés générales jde l'argile , du quartz et du carbonate calcaire , substances qui sont réellement la base <de tous les sols cultivés.

.L'argile puce , composée de silice , d'alumine et d'eau, ne renferme pas ces matières à l'état de simple mélange. Les recherches de H. Berthier ont parfaitement établi que l'argile est un silicate hydraté d'alumine. Lorsqu'on ^icfnt , par exemple , à enlever une partie de l'alumine d'une argile, en la traitant

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par un acide puiœant, la silice, mise à nue, est su&^ ceptible de se dissoudra dams une^dissolution alcdine; ce qui n'arrrreraît pas,» cette silice se troutâit à l'état dessable quàrtseux.

hts afîgiles purèb sopt biancbes, onctueuses. Leurs caractères tes plus communs > sont de Siapper à là langue quand elles sont sèches, et d'émettre , par> l'insufflation, une odeUr bien connue, et qu'on désigne par le nom d'odeur argileuse. Cette propriété 4e l'argile sèche, de -happer, d'adhérer avec force aux corps humide^ est une conséquence de son avi-

.""il.*'

dité-pour l'eaii. On sait, en effet, que cette substance, quand elle est mise en contact, avec ce liquide, se gonfle d'abord , puis finit par s'y délayer complètement. Lorsqu'on l'humecte convenablement, on peut en forimer des pâtes liantes et éminemment plastiques. Lorsqu'elles restent exposées à l'air, ces pâtes argileuses subissent un retrait considérable, en abandonnant graduellement leur eau sui^abondante. Si la dessiccation est trop rapide, la masse se fendille dans tous les sens. C'est à une action de ce genre que sont dues le6 crevsâtses, les nombreuses fissures iqfui sillonnent les terres arables^ trop argiletiâes, aux époques des grandes Séchèresëesr * - '

L^eau de constitution, dans les argites, s'y trouve retenue pat* t^ne' affinité puissante; elle ne s'en sépare qu'à la^ chaleur rtmge.

L^argite ptirre iai lînè pesanteur spécifique d'en-* viron 2,8 ; ato^ reste' ^^ cetlè déMité est souvent modi-» fiée pair la pi^ése^Ce db matières étrangères. Ainsi elle

renferme du sable, des oxydes métalliques, de la pyrite, du carbonate de chaux, de la magnésie, et quelquefois même des substances combustibles, depuis le bitume jusqu'au graphite. Ces mélanges modifient souvent les propriétés que l'on estime le plus dans les argiles, comme la finesse de la pâte, la blancheur, rinfusibilité au feu de forge.

Voici la composition de quelques ai^iles analysées par M. Berthier :

LOCALITÉS

8ILICB.

ALUMINK.

MAGNisn.

OXTM Dl Fil.

lAU.

Forsres

traces.

Deyonshire

Le Montet

Pantin près Paris..

Le quartz est très-abondamment répandu dans la nature ; on le rencontre sous des états très-divers : en cristaux transparents , incolores , comme le cris^ tal de roche: en sable de différentes grosseurs ; enfin, en masses considérables formant de véritables roches, dans les terrains d'une époque ancienne.

Le quartz est la silice des chimistes, qu'ils considèrent comme le résultat de Toxydation du silicium; selon Berzélius, elle serait composée de 100 de radical et de 108 d'oxygène. A l'état de pureté, c'est une poudre blanche, rude au toucher, et d'une densité égale à 2,7. La silice est infusible au feu le plus

violent qu'il soit possible de produire par les moyens ordinaires; cependant, lorsqu'on la soumet à la chaleur résultant de la combustion d'un mélange de gaz hydrogène et de gaz oxygène, non-seulement elle fond , mais, comme Ta observé M. Gaudin , elle se volatilise.

Dans l'état sous lequel on l'obtient le plus ordinairement, la silice est considérée comme étant in* soluble dans Teau ; toutefois, lorsqu'elle est extrêmement divisée , quand , par exemple, elle provient de l'oxydation du sulfure de silicium par son contact avec l'eau, elle est soluble. D'ailleurs, son insolubilité n'est probablement pas aussi absolue qu'on le suppose communément. M. Payen en a trouvé des quantités notables dans l'eau jaillissante du puits artésien de Grenelle et dans celle de la Seine. La silice existe surtout en quantité très-appréciable dans certaines eaux thermales, où la présence d'une matière alcaline favorise sa dissolution. L'eau chaude et jaillissante de Reikum , en Islande , en contient environ 4 millièmes de son poids ; et la source thermale de Las Trincheras , près Puerto-Cabello, dont la température est de 99* centigrades, dépose d'abondantes concrétions siliceuses. Cette eau ne renferme presque autre chose que de la silice , du gaz hydrogène sulfuré, et quelques traces de gaz azote (1).

Le cristal de roche , quand il est limpide et inco-

(1) Boussingault, Annales de Chimie et de Physique, t. XXUI, p. 272, 2« série.

DES sou;.

lore, peut être considéré comme de la silice pure. Dans les variétés de quartz que les minéralc^stes comprennent sous les dénominations de sUeXy de calcédoine, d'agate et d'opale, la silice se trouve associée à différentes substances minérales et quelquefois à de l'eau y comme le montrent les résultats des analyses que je vais rapporter :

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