‹ Économie rurale (volume 2)Chapitre 62 sur 78 · BAU · texte numérisé non relu

BAU

ANALT5TBS.

Qoarts pur

Quarti améthyste..

Quarts rottge

Silex ;

• 0.5 tracei.

Bochob.

Rose.

B«rzéliug.

Tauauelin.

ficudant.

Biadbeim.

Beudant.

Klaproth.

Caieèdoine

Goroalioe

Opale de Hourrie.

Opale du Mexique.

Le carbonate de chaux , comme roche, appartient à toutes les époques de la série géologique. II constitue souvent des terrains très-étendus. On le Yoit avec l'aspect grenu, saccharoîde, former des couches puissantes dans les gneiss ou les micaschistes, et on le retrouve dans les dépôts les plus modernes des continents, à l'état plus ou moins mélangé avec de Targile. Lorsqu'il est entièrement pur, le carbonate de chaux est composé de :

Chaux 56,3

Acide carbonique 43,7

Sa deusité est alors de 2.7 à 2,9

Il se dissout avec effervescence, sans laisser de résidu, dans l'acide chlorhydrique ou Tacide azotique.

Chauffé à une haute température , son acide se dé« gage, et il rei^te de la chaux vi^e. Le carbonate de chaux est considéré comme insoluble dans l'eau ; il s'y dissout néanmoins en quantité très-notable à la faveur du gaz acide carbonique. Lors-» qu'une semblable dissolution est exposée à Fair, l'acide se dissipe peu à peu et le carbonate se dépose. C'est à cette dernière circonstance qu'est due la pro* duction de ces nombreux dépôts de tu& , de stalactites. Cette propriété que possède le carbonate calcaire, de se dissoudre dans l'eau acidulée par l'acide carbonique, permet d'entrevoir comment les sols peuvent transmettre ce sel aux plantes, par la raison que les eaux qui coulent à la surface du globe ne sont jamais exemptes d'acide carbonique*

Les substances minérales que nous venons d'étu-» dier, prises isolément, formeraient un sol à peu près stérile ; cependant, en les mélangeant avec discernement, on pourrait obtenir une terre qui offrirait toutes les conditions de fertilité. Ces conditions dépendent bien moins de la constitution chimique des matériaux du sol, que de leurs propriétés physiques ; telles que la faculté d'imbibition, la densité, la couleur, la conductibilité pour la chaleur, etc. C'est bien certainement par l'étude de ces diverses propriétés, qu'on parvient à se faire une idée précise des causes qui déterminent ou qui excluent les qualités que l'on exige des terres cultivables : c'est ce qu'un physicien distingué, Schûbler, a parfaitement compris; et son beau travail^ qui va nous servir de guide, restera comme un mo*

dèle de rapplication des sciences à Tagriculture (!)•

Les recherches de Schûbier ont porté sur les substances minérales qui se trouvent communément dans les sols, savoir :

i<» Le sable siliceux ;

V Le sable calcaire ;

3* L'ai^ile maigre , renfermant environ 0,40 de sable;

4* L'argile grasse, ne contenant que 0,24 de sable ;

5* La terre argileuse, donnant encore 0, 1 1 de sable ;

6* L'aigle à peu près pure, composée de :

Silice 58,0

Alumine 36,0

Oxyde de fer 05,2

7* Le carbonate de chaux pulvérulent, qui se rencontre sous divers états de ténuité, dans les terres, dans la marne ;

S"" L'humus ;

9* Le gypse ;

10* La terre de jardin légère, noire, friable, fertile, contenant pour 100 :

Argile 52,4

Sable quartzeuz • • . . 36,5

Sable calcaire. . . . • • 1,8

Terre calcaire. • • • • • 2,0

Humus 7,3

11'' Terre labourable, prise dans un champ d'Hoffwyl, composée de :

(0 Schûbier, ÀnnaUs de VAgricvitw française^ t. XL, p. 122, 2* série.

Argile 51,2

Sable siliceux 42,7

Sable calcaire 0,4

Terre calcaire 2,3

Humus 3,4

1 2^ Terre labourable , prise dans un Talion situé dans le voisinage du Jura, contenant :

Argile 33,3

Sable siliceux 63,0

Sable calcaire 1,2

Terre calcaire et humus. 1 ,2

Perle 1,3

Ces recherches ont eu pour objet de constater :

1* La pesanteur spécifique ; 2' la faculté de retenir l'eau ; S"" la consistance ; At" l'aptitude à la dessiccation ; y le retrait subi par la dessiccation ; 6* le pouvoir hygrométrique ; 7* l'absorption de l'oxygène de l'air; 8"* la faculté de retenir la chaleur; O"" réchauffement par la chaleur solaire.

Pesanteur spécifique des terres. — On peut comparer le poids des terres entre elles, sous un volume donné, à l'état sec et pulvérulent, ou à l'état humide. Enfin on peut se proposer de déterminer la pesanteur spécifique des particules qui les composent. Cette dernière détermination s'obtient facilement par la méthode suivante :

On prend un flacon ordinaire, bouchant à l'émeri. On le pèse bouché et plein d'eau distillée (1). On le

(1) Il est bon de terminer la partie inférieure du bouchon en forme de biseau, pour pouvoir boucher facilement. Tai quelquefois pratiqué un trait de lime sur la surface cylindrique du bouchon.

vide, pour y introduire une quantité connue de la matière pulvérulente, desséchée. On ajoute alors de l'eau et Ton agite, pour faciliter l'imbibition et aider le dégagement des bulles d'air ; on achève de remplir le flacon ; et quand la partie supérieure de l'eau est ëclaircie , on pose le bouchon : on essuie le flacon, et l'on procède à la pesée (1).

La différence du poids du flacon plein d'eau, augmenté de celui de la matière, avec le poids du flacon contenant la matière et de l'eau, donne le poids de l'eau déplacée par cette même matière. Ainsi :

Poids du flacon plein d'eau. . . 60s%0 Poids de la matière 24, 0

Le flacon devrait peser 84, 0

Flacon, eau et terre, pèsent. . . 74, 4

Difl*érence ou eau déplacée. ... 9, 6

C'est le poids d'un volume d'eau égal à celui de la matière introduite dans le flacon.

On a donc, pour la pesanteur spécifique de la terre, le poids de l'eau étant 1, |^ =2,5.

Ce nombre représente le poids spécifique moyen des particules isolées de la poudre sur laquelle on a

(1} 11 est impossible de faire sortir tout l'air interposé dans les corps pulvérisés par ce moyen, qui toutefois est sufûsamment exact pour robjct dont il s^agit ici. — Dans des recherches délicates, il faut, après avoir ajouté une certaine quantité d'eau sur la poudre, faire bouillir pendant quelque temps. On fait bouillir aisément Peau dans des flacons à fond plat et très-épais, en plaçant ces flacons sur un petit bain de sable chaufl'c à la lampe. On peut aussi extraire les dernières particules d'air, en plaçant le flacon dans le vide.

opéré : mais il ne faudrait pas vouloir déduire de cette densité le poids d'un volume quelconque de terre, d'un mètre cube par exemple ; on arriverait à un chiffre beaucoup trop fort. Le poids d'un volume donné de terre doit être déterminé directement, en la tassant dans un moule d'une capacité connue. Schûbler a expérimenté sur des matières sèches et sur des matières humides. Les terres avaient été de^ séchées dans une étuve , à la température de 40"* à BO"" centigr . Celles qui étaient humides avaient absorbé toute l'eau qu'elles pouvaient retenir, sans en laisser échapper lorsqu'on les plaçait sur un filtre.

Résaliats des expériences sur Ift densité des terres.

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