ET LA PRODUCTION DU FUMIER
La différence avec l'évaluation théorique est de 430 quintaux. Un semblable calcul fait en 1840-1841 à donné une différence de cet ordre et dans le même sens.
Thaer transforme en foin la nourriture consommée, et, après avoir ajouté la litière, il multiplie par 2,3 pour obtenir le poids du fumier. En appliquant cette formule aux données que je viens de présenter on a :
Alimeats eomommés. Eo foin.
quinlaui. quInUui.
Foin et trèfle 2,399 2,399
Avoine 153 241
Pomme de terre .... 394 114
Son 5,5 9
Belleraves 654 119
Pois 4,5 15
PaiUe 422
En multipliant par 2,3 on obtient 7,604 quintaux de fumier, c'est-à-dire 536 q. de plus qu'on en a réellement trouvé par les pesées. Il faudrait multiplier par 2,1 pour tomber à 79 quintaux près sur le résultat donné par lexpérience ; on a en effet le nombre 6,989.
Sinclair évalue lengrais de l'étable à quatre fois le poids de la litière (1). Dans le cas particulier qui nous occupe, on arriverait à un résultat erroné, puisque la paille' étant environ de 400 quintaux le fumier n'en devrait peser, dans l'opinion de l'agronome anglais, que 1600. On conçoit facile-
(i) Sinclair, Agriculture pratique etraisarmée, 1. 1.
638 RELATION ENTEE Uk GONSOMM. DBS FOUHR.
mepitt qn(\ .Q§i^, manière d'évaluer Vengràis suppose (iiupUciternent qu'oa> poOTVdit le bétail <FtiTieiHière ^très-abondante..
Il n'est pas nécessaire, je crois, d'insister sur l'utilité qu'il y a pour le cultivateur à prévoir, avec une exactitufle suffisante, l'engrais qu'il doit raisonnablement espérer d'une quantité connue de fourrages. Des moyens indiqués, celui que je propose semble conduire à la prévision la mieux fondée, lorsque surtout les nombres dont j'ai fait usage auront été rectifiés par une expérience plus étendue et par de nouvelles observations.
Voici, au reste, quelques rapports trouYès par des expériences directes entre le poids des aliments et celui des déjections. On entend fréquemment exprimer les opinions les plus exagérées sur la quantité de fumier produite par telle ou telle nourriture. Cest ainsi que la betterave ^ la pomme de tene sont considérées comme procurant, par leur consommation, une abondance d'engrais extraordihàire. La balance fait justice de toutes ces exagérations; car lorsqu'on pèse, d'un côté la nourriture, de l'autre les déjections, et qu'on tient compte, en outre,, de Thumidité, du ligneux des aliments qui, p&ssant inattaqué dans le tube digestif, se retrouve en entier dans les excréments, on arrive à cette con* cl'usion, que les principes alimentaires d'une ration quelconque donnent , à peu de chose près, la même quantité d'engrais azoté, et par conséquent phosphaté, quai>d ces principes sont consommés par des