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II

722 CONSIDERATIONS MËTtOHOLOCIQUeS.

l'iiropéetts, GH ce sens que la quantilo «iinudto à*: plui» rlitnjnue eu même temps que la hauteur auriessus du niveau de In mer augmente. Kllcs montreraient que, sous des latitude» très-peu difTércntes, il pleut tlavanta)|;e là où la température moyenne csl de 20'', 45, que là où eilcest (le fVjS.

Marmato est située par 5' 27' N.,ct par 5ii H' de long. 0. Altitude 1 ,426 mètres. Santa-Fé par V3& N, long. 0. 5" 6'; latitude 2,6S0 mètres.

Janvier. .

Février.

Mars. ...

Avril . . . .

Mai....

Voici Teau tombée à TAntisanaj^ près Quito, i)endant sept mois (1).

Pluit ea centimètres.

Année 1846. lantier 4,2

Février 9,7

Mars 14,8

Avril..' 20.9

Mai 23» . •

Juin 27,3

Juillet 27,8

AoAt... 4119

Enaoptmoîs. 166,8

Dans les climats tempérés, la fréquence de la pluie varie avec les saisoiïs. Près de Téquateur où la température reste constamment la m^p^e, leSf foirtes pluies, 1^ sai^n des orages, commence pvécîsémeot à l'époque où le soleil approche du zénith. Toutes les fois que la latitude d'un point de la zone équinoxiale est de même dénomination et égale à la déclinaison du soleil, les orages se forment. Dans de semblables circonstances, le ciel , dans la matinée , est souvent d'une pureté remarquable ; l'air est calme , la chaleur du soleil ip^upportable* Vers midi des nvages s'élèvent sur l'hûrizon , rhygromètm ne marche pas au sec comme» cela a lieu ordinairement, il reste fixe ou avance vers le signe de rhumidiié extrême. C'e^t toujoivrs après la culmination del'astre

que le tonnerre se fait entendre ; il est^ordkiairemeni

- - |,ii ..t.-tj.i., ., ,--, i....,pj..ii j.' ■

(1) Ces r^uUaCs sont extraits d'une suite d'obaervatioas <fife M. Carlos Aguirre a exécutée^ avec un z^lç e^,ui)^ prépjflp^ fWM assurent la reconnaissance des méiéorotôgistes.

précédé d'un vent léger , et bientôt la pluie tombe par torrent.

Dans mon opinion , la permanence des orages dans le sein de l'atmosphère est un fait capital, parce qu'il se rattache à une des questions les plus importantes de la physique du globe, celle de la fixation de l'azote de l'air dans les êtres organisés.

Les recherches les plus récentes indiquent pour la composition en volume de l'air atmosphérique sec :

Oxygène 20»8

Azote 79,2

L'air contient encore 2 à 5 dix millièmes de gaz acide carbonique , et des quantités bien plus faibles encore de vapeurs ammoniacales.

Nous avons établi précédemment que les animaux ne s'assimilent pas directement l'azote atmosphérique. L'azote est cependant un élément esse ntiel à la constitution de tout être vivant de l'un ou de l'autre règne. Si l'on recherche quelle peut être la source de ce principe dans les herbivores, on la trouve tout naturellement dans les végétaux alimentaires. Si l'on s'enquiert ensuite de l'origine la plus prochaine de l'azote des plantes, on la découvre surtout dans les engrais provenant plus particulièrement des débris des animaux ; car les plantes, pour prospérer, pour se développer activement, doivent recevoir par leurs racines une nourriture azotée. On arrive ainsi à concevoir, que les végétaux fournisseol

Tazote aux animaux, et que ces derniers le restituent au règne végétal lorsque leur existence est accomplie; on croit reconnaître, en un mot, que la matière organisée vivante tire la plus grande partie de son azote de la matière organisée morte.

Cette conclusion tendrait à établir que la matière vivante est limitée à la surface du globe, et que sa limite est posée en quelque sorte par la quantité d'azote actuellement en circulation dans les êtres doués d'organisation ; mais la question doit être envisagée d'un point de vue plus élevé , en demandant quelle est l'origine de l'azote qui entre dans la constitution de la matière organique considérée dans son ensemble.

Si nous examinons maintenant quels sont les gisements de l'azote, nous trouverons, en mettant en dehors les êtres organisés ou leurs débris , qu'il n'y en a véritablement qu'un seul : l'atmosphère. Il est donc extrêmement probable que les êtres vivants ont emprunté l'azote à l'atmosphère, comme ils lui ont certainement emprunté le carbone (1).

La supposition la plus vraisemblable , dans l'état actuel de la science, est déconsidérer comme l'origine des substances azotées des végétaux, et par suite des animaux, soit les vapeurs ammoniacales de l'atmosphère, soit l'ammoniaque formée aux dépens de l'azote de l'air pendant la combustion lente des ma-

(1) Boussiogault, Annales de CMm, et de Phys., t. LXX1> année 1839.

fois qu'une série dêtiDceiieî de l'air hiunide, il y a prod d'acide nitrique et d'ammooii inoniaque accompagne d'ailli (j^ pluUa d'Qrage; mais ce sa aaU|C9, ne saurait se maiat c'est d'ailleurs du carbonate s^alé dans l'air. En rappeli fait ctfiualtre, on. conçoit aisi que du nitrate amenée sur la .j ■ *' f en contract avec les roche

.; .";;- ; ensuite à l'étal de carbonate

.'. ^ ; ; ùccation du sol. Ainsi, en

t ■ '^ ■ \ action électrique, la foudre

l'.V": ,-; azotedel'atmosphèreàs'asBii

- .,"•''■*■ '■ ';. En Europe , où les orages si

%';■:- i peut-^tre difficilement autan

il;-, '.\i tricité des nu^es. Gependan

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