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L'eau wfmÊÊn pas sralement itena la 'constitution des planées; elki favorise encore la végétation à la manièie des engraisy à eusit des sobstances salines ou des matîèfM oi|;iniquet qu'elle referme. La fdnie est Torigino des» eaux dottcès qui coulent dans les fleuve»^ qui surgissent du sol ou qui reposent dans les laa« L'eau pluviale approcbe de l'état de pureté; cependant^ on ne doit pad la considérer comme aJbsolum^t exempte de corps* étrangers. L'air^ surtout après une sécheresse prolongée, tient toujours des poussières en suspension : ces poussières cèdent, à la pluie qui les entraine, les principes solubles. On sait aussi, par les expériences de Cavendishet de Séguin, que toutes les fois que l'étincelle électrique traverse un mélange humide d'oxygène et d'azote, il y a production d'acide nitrique et de nitrate d'ammoniaque. Or, celte circonstance se présente fréquemment dans l'atmoc^hère : aussi arrive-t-il, comme l'a constaté M. Liebig, que la pluie d'orage contient constamment de l'acide nitrique uni à la chaux ou à l'ammoniaque. La pluie ordinaire ne renferme que fort rarement
des nitrates; on y trouve seulement de légères traces de sel marin (1).
Dans Teau des rivières et dans celle des sources, il existe nécessairement une plus forte proportion de matières dissoutes provenant des terrains qu'elle traverse, et dont la nature varie avec la constitution géologique des localités. Sur des roches cristallines anciennes non altérées, comme le granit, coulent quelquefois des eaux si peu chargées de sels, qu'on peut, pour ainsi dire, les considérer comme de Teau distillée. Celles au contraire qui roulent sur un lit calcaire, ou qui sortent de formations gypseuses, sont toujours souillées par des sels de chaux. Néanmoins, malgré la faible quantité de substances salines ou terreuses que les eaux de sources et de rivières renferment presque constamment, elles sont potables, et on les considère comme bonnes quand elles sont limpides, sans odeur; quand elles dissolvent le savon, et qu'elles permettent la cuisson des légumes.
L'action des réactifs indique facilement quelle est la constitution des sels dissous.
Une eau contiendra : des sulfates^ ou des carbo-nates^ si elle précipite par le nitrate de baryte ; ce sera un sulfate, si le précipité ne se redissout pas par l'addition de l'acide nitrique;
Des chloruresy si elle donne, par le nitrate d'argent, un précipité cailleboté, insoluble par une addition d'acide nitrique;
(I) .4nmles de Chimie, l. XXXV, 2' sctie.
DBS EAUX. 129
De la chatAXy si elle est troublée par Toxalate d'ammoniaque ;
De la magnésie y si, mêlée à de rammoniaque pure et consenrée dans un flacon bien bouché^ il se forme un dépôt blanc floconneux. Toutefois, ce réactif ne donne une indication sûre qu'autant qu'on l'applique à une eau ayant subi une ébullition assez prolongée pour chasser tout l'acide carbonique qui favorise la dissolution du carbonate de chaux. En effet, l'ammoniaque précipite ce sel, au bout de quelques heures, sous forme de cristaux grenus.
Pour rendre plus sensible l'action des réactifs, il convient d'opérer sur de l'eau réduite à la moitié ou au quart de son volume par l'évaporation.
Outre des sels fixes, l'eau de rivière renferme toujours des sels ammoniacaux, notamment du carbonate ; ce fait a été constaté pour la première fois par M. Chevreul, sur l'eau de la Seine (1). Depuis, M. Liebig a trouvé le même sel ammoniacal dans la pluie, et M. Huenfeld a prouvé que l'eau de source en contient également (2) . Enfin, M. Hermann a pu doser du carbonate d'ammoniaque dans les eaux ferrugineuses d'une tourbière. L'eau du Nil n'est point exempte de ce sel, si on en juge du moins par l'analyse du limon qu'elle dépose. Selon Regnault, 100 parties de ce limon desséché à l'air contiennent (3) :
(i) CheTreul, Annales de Chimie, t. LXXXII, p. 56.
(2) Liebig, Traité de Chimie, introduction, p. cij.
(3) DetcriptUm de P Egypte^ l. 0, p. 406.
130 I>BS EAUX.
Chlorure de sodium, sulfate de soude
et carbonate cTammomaque 1
Malières organiques 9*
Bau «0 >^.
Oxyde de fer 6 .
Silice 4
Alumine » • 4ê
Carbonate de chaux 48
Carbonate de magnésie 4
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Une analyse plus récente, faite par M. Lasnigne, adonné : : ' '
Silice 42,5
Alumine Î4,S
Peroxyde de fer 13»6
Carbonate de chaux 3,9
Carbonate de magnésie 1 ,2
Magnésie i,0
Acide ulmique et matière azolée 2,8
Eau 10,7
Les belles expériences synthétiques de M. Dumas établissent que Teau est formée de :
Oxygène 88,89
Hydrogène ii,il
Quand elle est pure, elle bout à la températture de 100* sous la pression barométrique de 0",76. Elle se congèle à 0*.
Tous les corps de la nature se dilatent, augmentent de volume par Faction de la chaleur, et se contractent par suite d*un abaissement de température. L'eau est assujettie à cette loi, entre des limites assez étendues ;
elle, «'on, écarte ce{«qdaiit et présente une anomalie quand elle approche de la congélation. AJosi, comme pour ,t<\u^ les liquides, la densité de l'eau s'accroît graduelj^eat à mesure qu'elle se refroidit, jusqu'à ce qu'elle ait atteint la température de + i^i. A partir de. ce point, la densité diminue, le liquide va toujo.9nB.en «e dilatant de plus en plus, de manié» que, k 0* jU occupe à trés-peu près le même volume qu'il occupait à -j- 9°. De cette propriété singulière, il résulta, qqe, pendant les froids les plus intenses, l'eau dorp3iantei sur les prairies atteint bien rarement une température inférieure à + 4*,1, température qui ne porte aucun préjudice aux organes des plant^., Svipposon^ en effet, qu'au commencement de l'hiver une nappe d'eau stî^nante soit à + 12" ; à mesure, que le liquide placéà la surface se refroidit, il devient plus dense, dçscend, et est aussitôt remplacé; par 1^ couches inférieures, qui s'élèvent en raison de leur moindre densité ; mais ces nouvelles couches supérieures se trouvant soumises à la cause refroidissai^te, se contractent et descendent à leur tûui^.JLs'étaJbli^ alors dans, les, molécules du liquide des^q^iivepKots asjçen^^nte et descendants dont le résWt^,e4 le refrai^î^K^ii.M^.^ ma^,totale. Admettons maintenant que, par suite de ce mélange continuel ,^es couches supérieures refroidies, avec les couches ipférieures, la Icmpéralure de la nappe d'eau soit descendue à + 4'',1 ;. .arrivée h ce point de l'échelle thermométrique, l'eau a atteint son maximum de densité; en perdant de ta chaleur, non-seulemeni
elle ne se contracte plus^ mais elle deyient plus légère. Si donc une masse d'eau tranquille, ayant une température de + 4% 1 , est exposée à l'action refroidissante de l'atmosphère, la couche supérieure, bien que plus froide que les couches inférieures, ne sera phis sollicitée à descendre, puisqu'en fait elle deviendra de plus en plus légère à mesure que sa température s'abaissera. C'est ainsi que l'eau d'une mare, d'un lac, gèle à la surface, tandis que dans la pro* fondeur elle conserve une température de quelques degrés au-dessus de 0. Dans une circonstance où la température de l'air était de 2*, 5 au-dessous de 0, Davy a vu le thermomètre indiquer + 6"* dans l'herbe d'une prairie inondée, entièrement couverte de glace (1).
L'eau est toujours imprégnée d'air atmosphérique et d'une faible quantité d'acide carbonique. Privée d'air, elle est peu agréable à boire ; on assure même qu'à la longue elle peut causer des accidents assez graves ; par Tébullition, elle laisse dégager les gaz qu'elle tient en dissolution. L'eau de rivière renferme le plus ordinairement le 1/30 de son volume en air, et le 1/50 en gaz acide carbonique. Dans les eaux de source, la proportion de ce dernier gaz est souvent beaucoup plus forte.
La quantité et la nature des substances salines contenues dans l'eau potable sont assez variables, et, au point de vue agricole, une étude approfondie des eaux,
(1) Davy, Chimie agricole, 1. 1), p. 100.
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DBS BAUX. 133
SOUS le rapport des sels qu'elles renferment, aurait certainement son utilité. Celles qui abreuvent le bétail d'une ferme introduisent dans la masse des engrais toutes les matières qui y sont dissoutes ou tenues en suspension y et il arrive annuellement au fumi^, par ce moyen, une forte quantité de sels alcalins. Quand un cultivateur aura le choix entre plusieurs eaux pour abreuver ses animaux ou pour irriguer ses prés, il fera bien de donner la préférence à celle qui sera la plus riche en sels alcalins sans cesser d'être potable. Dans les steppes de rAmérique, on est étonné du discernement avec lequel le bétail distingue, pour se désaltérer, les eaux dans lesquelles il entre de faibles doses de sulfate de soude ou de sel marin.
Je terminerai les considérations que je viens d'exposer, en rapportant les analyses qui sont parvenues à ma connaissance.
TlBLIàO.
ANALYSE DBS BAUX DBS BNYlBOlirS DB PABIS (1]l
' Par MM. BotnnoN-CMARUKft et 0. Hemit.
SUBSTANCES coDfeoaes
DANS tOO L1TBI8 D*EAU.
laa de la Seine. . . ,
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— des prêt Saiot-GerTiie.
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