‹ Économie ruraleChapitre 27 sur 129 · II · texte numérisé non relu

II

Tels sont les prtneipea que doivent asdmiler en pariie Ite Végétaux rééoHés. Je 'dis «n partie, parce que je suis bien loin de penser que la txytàlité de ces matières entre nècéssairemeînt daiis là constitution des plantes obtenues pendant la durée de Tassolement. Nul doute qti'uiie partie notable d'engrais dé^ composé spontanément, ou entraîné par les eaux pluviales, ne soit perdue. U est encore certain qu'une autre partie demeurera longtemps dans le sol dans un état d'inertie, pour n'exercer son action fertiIi«-« santé qu'à une époque plus ou moins éloignée ; de

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même qu'il arme que, dans la rotatîoa actuelle, Tengrais antérieurement introduit agit de concert ajirec le nouvel amendement. Mais ce qui est bien étal)liy c'est qqe la proportion indiquée est indispen^ sable pour atteindre les récoltes moyennes^ et qu'en la diminuant, on. diminuerait également les produits de l'exploitation. Enfin, il est prouvé qu'après la ro* t^tion^ les récoltes ont consommé cet engrais, et que la terre ne [Hrésenterait plus une culture productive, si on négligeait de. la fumer.

Je comparerai maintenant^ à l'aide des données que nous possédons, le rapport qui existe, pour di« vers assolements, entre la quantité de matière enfouie dans le sol comme engrais, et la quantité de la même matière qui se retrouve dans les produits récollés, en m'occupant d'abord de la matière organique.

Cette comparaison permettra de déterminer, d'une manière approximative, les proportions respectives de matières élémentaires que les diverses sortes de récoltes prennent à l'air et au sol : en procédant ainsi,, nous arriverons à reconnaitce quels sont les assolements les moins épuisants, c'est-à-dire quelles sont les successions de cultures qui prélèvent sur l'atmo^ sphère la plus forte proportion de substance apte à Torganisation.

Les assolements inscrits dans les tableaux 1 et 2 sont ceux qui ont été définitivement adoptés à Be* cheibronn et dans une partie de l'Alsace. Ils ne diffèrent que par la plante sarclée, qui est la pomme de

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terfe dans l*une, et labetterave dans Taufare ; c'est à pen près la même quantité de matière sèche produite ]mr hectare^ à peu près la même quantité de matière organique prélevée sur l'atmosphère .

L'assolement n"" 3 a été introduit par Schwertz à Hohenheim ; ce serait une des rotations les plus avantageuses, si les pois et surtout les féveroles ne manquaient pas fréquemment.

Le taMeao n"" 4 montre l'assolement triennal avec jachère fumée. On voit que, sous le rapport théo-

rique, cette culture n'est pas avantageuse. La ma* tière organique des récoltes n'excède que de trèspeu la matière organique des engrais. En supposant même que la totalité de la paille soit transformée en fumier, on doit se trouver, comme on se trouve en effet, dans la nécessité de tirer des engrais du dehors, pour compenser l'épuisement que doit occasionner l'exportation du froment. On aperçoit pourquoi l'asaoleraent triennal exige toujours qu'une fraction trèsforte du domaine soit en prairies.

Dans le tableau n"" 5, je donne le résultat de la culture continue du topinambour. Â Bechelbroun, on la fume tous les deux ans avec vingt-cinq voitures de fumier par hectare, ou 45,450 kilog. En •moyenne, on retire dans les deux années 52,880 kilog. de tubercules, et 28,200 kilog. de tiges ligneuses. On remarquera» en exammant les éléments de ce tableau, que la culture du topinambour présente théoriquement des avantages considé- Tables. La matière organique de la récolte excède de

J)eaiHx>uplatiiattèr64)i)gati^ au raite,

cçtte culture, déjà fwt c^[Hiiid|ie eu ÀlMce^ y est 4X)0si^rée oaQune upe des^ploftpioductiyiMt qu'il 8Qit possible d'adopter.. Toutefois, dan» le» iiéeiiltat». Ui^ liques, il faut tenir comple et déduira joitéioe la matière organique de$ tige^ qui, dans lai pratique, oat peu de valeur.

J'ai rassemblé daqs le tableau n"" 6 les données relatives à un assoleoient ^pmêÊriennal dk^té par .M. Crud, et dans, lequel on ré(X)lto sucoe^ivemeiit; : .l"" pommes de terre ou betteraves > S"" iCrpoienjt, S"" trèQe rouge, 4'' froment. .La «première sole est amendée avec 44,000 kilogr* de fumier de ferme à jl^mi consommé. J'ai appliqué àce fumier, comiKie aux . j^oduits de la rotation, les conipositions que l'jiuaalyie a ipdiquées dans.L'engrai?. et les récolta dqJ'Abftoe. Le geiin en matière organiqve, obtenu dans cet assvlemwt, est supérieur à> celui des rotations |Hrécèdentés; maîseotnme led récoltes de trèfle ne dont plus assez assurées quand elles reviennent tous les quatre ans, M. Crud, par des raisoiA qui ne sont .peut-être pas à l'abri de la critique, foi t suivre cette rotatioa par l'établissement d'une luEemière à laquelle il demie dans le principe* un: supplément d'engrais. Il est. incontestaUe queute luzerne apporte au domaine une ma^se considérable de fourrage, et, sous ce rapport, la fertilité des teries doit s'améiie* rer grandement, si cette nour ritureioit censobimée sur place; mats j'av<Mie que je ne: comprends pas bien ce qui s'opposerait à ce qu'on jaissàt revenir le trèfle.

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si la luzerne réasBit ami bien que raffinue M. Gnid. Au reste, après ayoir voulu , dans l'assolement triepnali &irè revenir le trèfle avec trop de firéquence, on est peut-être tombé dans uft excès opposé, en ne! le cultivant que tous les cinq cu'lttx ans. U y à sur ce sujet detf'€xpérieBces importantes à tenter. Il n*est pas! impossible que le mauvds: succès <ïès soles de trèfle dépende souvent des coupes prématurées que Ton fait la première année, alors que les racines de la plante n*ont point acquis une vigueur suffisante. Depuis quelques années nous renonçons à cette première coupe, et tout semble annoncer que Texistançe de la sole durant la seconde année est mieux ipsurée.

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