LOT
Eroest , Teau mile de six mois
Bobert . ycaa mâle de six mois
83 Vj
Lucie, veau femelle de trois mois
Totaux
248Vi
Du 6 septembre au 3 1 octobre , le lot a consommé 507 kilog. de foin ; l'augmentation de poids a été de 26 kilogr.
Accroissement par jour, kik
Ernest 0,06
Robert 0,i3
Lucie 0,21
L'augmentation diurne a été très-faible, bien que le foin consommé fût de bonne qualité et que la ration ait été de 3,82 pour 100 kil. de poids vivant. U y a des cas ou le bétail jeune ne profite pas de la nourriture ; il reste en quelque sorte stationnaire, c'est ce dont on s'appercevait par les pesées générales de l'étable, et celte expérience a été entreprise pour vérifier si réellement, les veaux ne faisaient pas de progrès dans leur croissance.
L'augmentation de poids vivant du bétail en croissance dépend beaucoup du genre d'alimentation, et ce n'est pas une chose indifférente que celle de con-
ANNEXÉS A l'industrie AGRICOLE. 479
naître avec une certaine exactitude la dose la plus convenable de nourriture que la race bovine exige pour prospérer. Les auteurs qui ont traité cette question sont loin d'être d'accord sur la ration alimentaire exigée par le bétail. Car c'est évidemment donner un renseignement incomplet que d'assigner la ration des bêtes à cornes, sans indiquer en même temps leur âge, leur poids et la somme de travail ou de produits qu'on leur demande. Il tombe sous le sens qu'un animal d'une taille élevée exige, toutes circonstances égales d'ailleurs, une dose de fourrage supérieure à celle reconnue suffisante pour l'entretien d'un individu plus faible.
Une fois la ration alimentaire bien établie, il est à désirer qu'elle soit continuée sans interruption ; rien n'est aussi préjudiciable qu'une diminution de la nourriture normale. Cependant il y a telle position où, pendant l'hiver, le bétail est soumis à une abstinence qui se reproduit chaque année périodiquement; les animaux ne consomment alors que de la paille ; c'est, comme l'observe Thaer, la condition de nourriture la plus fâcheuse où puissent se trouver placés les animaux, car ils diminuent considérablement en chair, en lait et en force, et une fois qu'ils ont commencé à diminuer, à maigrir, leurs organes s'affaiblissent au point qu'il leur est souvent impossible, au retour de l'abondance, de récupérer ce qu'ils ont perdu. On ne peut réellement compter sur un succès complet dans l'économie du bétail qu'autant qu'on est en mesure de lui assurer en toutes saisons une
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nourriture abondante et substantielle. Heureusement que par les progrès toujours croissants de la culture cette mesure devient de plus en plus réalisable, et déjà dans la plupart des étables les racines et les tubercules suppléent pendant Thiver aux herbages du printemps, ou à l'insuffisance de la réserve de foin qu'on destine à l'hivernage.
Gomme je l'ai dit, la ration varie avec le poids de ranimai, et M. Perrault fixeà 12"'*, 5 lefo in nécessaire à la nourriture d'une vache laitière pesant environ 400 kilog., cette agronome ayant trouvé dans sa pratique qu'il faut à une laitière 3^'**, 12 de foin pour lOOkilog. de poids vivant (1).
Pabst, qui s'est beaucoup occupé de l'alimentation du bétail, admet que :
kil.
Pour ration d'entretien, il faut 1,75 de foin p. 100 de poids viv. S'il s'agit d'un bœuf d'attelage. 2,00 Pour une vache laitière 3,00
Les recherches que j'ai entreprises sur le même sujet m'ont conduit à des rapports un peu différents, ce qui me fait présumer que la relation du poids de ranimai en vie à celui du fourrage qu'il consomme n'est pas invariable. Une bête à corne de forte dimension parait, en effet, exiger, proportionellement à son poids, moins d'aliments qu'un animal plus petit. C'est même en admettant ce fait que certains éleveurs justifient la tendance, qu'ils ont de créer des
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(I) Pcrraol», Journal d'agriculture, t. Hl, p. 97.
ANNEXA A L'iNBUSraiE AGI^IGOLE. 481
animaux de forte taille, car ils reconnaissent que s'il est vrai qu'une grande race consomme plus de nourriture qu'une race plus petite, il l'est aussi que ce surcroit de consommation n'est pas proportionnel à l'excès de poids.
Les vaches laitières de nos étables ont par jour et par tète 15 kilog. de foin ou l'équivalent de cette quantité. Or, la pièce la plus petite pesait,, au moment où s'exécutaient mes expériences, 550 kilog. ; le rapport du poids vivant à celui du foin était :: 100 : 2, 73.
La vache la plus forte pesait 811 kil.;le rapport devient :: 100: 1,85.
Dans une moyenne prise sur toutes les vaches, le rapport a été fixé à 2k, 25 de foin p. 100 kil. de poids vivant.
Il parait aussi résulter de ces recherches que, pendant sa croissance, relativement à son poids, le bétail demande plus de nourriture qu'alors qu'il est adulte. Les jeunes animaux sur lesquels j'ai observé étaient âgés de 5 à 20 mois. Pour cet ftge, j'ai trouvé, qu'en moyenne, il se consomme Sk^08 de foin pour 100 kil. de poids en vie, ainsi qu'on peut le voir dans le tableau oii se trouvent consignés les détails des observations.
Tabi^au.
DB l'ÉÊONOVIB des ANUIAUX
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