LOT N® I AYANT EBÇO DV SEL
Foin Poids vhaot
PoidtîQilUI, Poidsflnâl. Gain. eoaioniifiê. par 100 ktl. de folo.
LOT N® 2 K'ATANT pas REÇC DE SEL.
Ainsi, la ration diurne moyenne du lot n"" 1, 18'^2def0in,aprodttit par jour i^'^âOe de viande sur pieds. Sans l'addition de 102 grammes du sel, on doit sttppo96r que cette même ration n'eut piMuit que 1^^^',257. L'eicès de poids vif, aÉtribuable à l'in^ tervention ôa 1 02 grammes de sel^ est donc de 49 grammes, ou 25^ de chair nette (1).
Si, dans mes expériences, le sel ajouté à la ration n'a pas eu d'effet perceptible sur la croissance d« hét,ailj il parait avoir agi favorablement sur Fasitecty sui^ la qualité des ^imaux. Jusqu'à la fin de. mars^ les lois ne présentaient pas eocoi^ de différence 'bieai trs^Qchée; cefiit dans le courant d*avril qfse cette di^re^icecommesça à se manifester, mèmeiponr vm
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(1) J'ai corrigé ici ooe légère erreur de chifrea.q^i slé^liitglifirr) sée dans le mémoire origiDal inséré dans les Annales de Chimie el de Physiqtief t. XXII, 3« série.
$02 M L'tCOMOMIE US ANlMàUX
qmI peu eMTcét Jl y aTaitalorsù n^isquele lo(ii*2 pe recevait pas de sel. Chez tous lestaurilloos, le nuHniement indiquait bien une peau fine, moeUeuse, s*étirant et 9e détachant des côtes; mais le poil, terne et rehrous^ sur les taureaux du n* 2, était lui* sant et lisse sur ceux du qM . A mesure que Texpé-* rience se prolongeait, ces caractères différentiels de- Tenaient plus prononcés; ainsi, au commencement d'octobre, le n* 2, après avoir été privé de sel pendant une année, avait un poil ébouriffé, laissant apercevoir çà et là des places oii la peau était mise à nu. Les taureaux du lot n"" 1 conservaient au contraire l'aspect des animaux de Tétable ; leur vivacité et les fipéquents indices du besoin de saillir qu'ils manifestaient, contrastaient avec l'allure plus lente et la froideur de tempérament du lot n"* 2. Nul doute que^ sur les marchés, on eût obtenu un prix plus avantageux des taureaux élevés sous l'influence du sel.
M. de Béhague, dans son domaine de Dampierre,a fait depuis plusieurs années des expériences conformes à oéUes que je viens d'exposer, en ce sens qu'elles établissent que le sel ne favorise pas la production du poids vivant. Voici les résultats que cet agronome distingué vient de publier, avec la collaboration de M« Baudement.
Six animaux demi-sang anglais, Durfaams-Nor* maiMk et Durhams-€hamlais ont été mis en observation pendant soixante et dix jours. Tous ont reçu ensemble une ration privée de sel d'abord, additionnée de sel ensuite.
ANNEXÉS A L'mDUgrftlK AGBIGOfJS. 608
La ration se composait d'ime partie constante et d'une partie variable, c'est-à-dire que, chaque jour^ on donnait aux six animaux :
Betteraves 88 kih
Tourteau de colza. 2 Son 9 lilr.
Puis du foin à discrétion.
Pendant trente-huit jours, le lot n'a pas eu de sel ; il en a reçu les vingt-huit jours suivants ; on a porté successivement la dose à 5* 10, 15 et 20 grammes pour 100 kil. de poids vivant.
Dans la première période, c'est-à-dire lorsque le lot n'avait pas de sel, il a consommé, comme ration supplémentaire, en trente-huit jours, 572 kil. de foin; soit, par jour, 15 kil., 05.
Dans la deuxième^période de vingt-huit jours, le lot a eu 0 kil.,89 de sel; le foin supplémentaire consommé a été de 701 kil. ; soit, par jour, 25 kil., 04»
Le sel introduit dans la ration a, comme on voit, poussé à la consommation du foin; mais la balance a montré que cette augmentation dans les alimente ingérés n'a pas eu d- eCTet utile.
Pesées de la première période de trentethuil joun sans sel :
Poids initial du lot... 1313ikiU
Poids final i524
Gaioen 3S. jour». •......•• 2ii.,
eahiparJèuK. .:.'.. .;.;'■ •*'*,»■ '"''' Par |oiir et par Itlè • e,M - ' i
504 M L'ÉCOlfOtflE «MS- AiaaAtit
Pesées de la deuxième pénede de TÎiigt^uît joars a^roc sel.
Poids initial du lot i 524 kil.
Poids final 1631
Gain en 28 jours. .1 107
Gain par jour 3,82
Par jour et par tète 0,63
La conclusion de MM. de Béhague et Baudement^ è est que le sel a provoqué Tappétit des animaux sans serfil" à leur développement, sans exciter, dans la même mesure, leur action d'assimilation.
Dans les plaines de TAmérique du sud où la race bovine fut introduite par les Espagnols, le bétail n'exige pas tous les soins qu'on lui prodigue en Europe. Dans ces immenses prairies, oii le boeuf se multiplie avec une étonnante célérité, on admet que le tiers des troupeaux consiste en femelles, uniquement parce qu'on fait une plus grande consommation de mâles ; car, dans les naissances, lé rapport entrcLles sexes est, autant qu^on en peut juger, à peu près ce qu'il paraît être en Europe, 19 m&lespour 16 femelles; letieh des vaches ^d'un nombreux troupeau est improductif, soit à cause de leur âge, soit par les accidents assez fréquents dans l'état de liberté absolue. Les éleveurs coiûptent une perte de 1/10 depuis la naissance jusqu'à l'âge d'un an, époque oii le propriétaire imprime sa marque sur l'animal.
C'est particulièrement à la, production de la chair qu on s'applique dans les Uànos; on comprend, en
éÊÊ^; qe» éêM un climat où l'homme est privé de la plupart 4les légumes propres aux régions tempérées, kl fiande soit la base de la ooarriture ; H. Godozzi ev évalue la consommation à 3G0 grammes par jofur pour chaque habitant de Venezuela.
Dans les régions chaudes, le bœuf passe difficilement à Tétat sauvage. Lors des guerres de Tindépendance de l'Amérique, on a vu des trou^ peaux considérables réduits à quelques individus après avoir été délaissés. C'est que le bétail est entouré d'ennemis : le jaguar le poursuit avec acharnement; \e&%ancudo8 (cousins) le tourmentent à tel point quMld le font souffrir de la faim au milieu des pAturages les pins riches. L'oesire, dont les larves perforent la peau des grands ruminants lui est phM funeste encore,, en donnant lieu à des plaies vvves, larges et profondes, dans lesquelles se meuvent des milliers devers. J'ai rencontré plusieurs fois, dans le voisinage de bouquets de palmiers, des bœufs séparés de leurs troupeaux, couchés, expi-^ Mn|b, et déjà à moitié dévorés par les insectes. Aussi, l'attention du vaquera est-elle constamment dirigée sur la pem du bétail; il en extirpe les gusa* mk, et panse les* plaies avec de la noix vomique (eetadiUa).* La nature place souvent le remède 'à- cMé du BM^; amsi, le' vacher des ZlMot renconbfe tt<i puis* saïkt aiuLiltaire' dans un oiseau attaché en quelque aarle aàxtMupèaitx.wnié8'à ses 'soins; c'est le gua^ mpatévù4Aoni¥mïitfÊe^ occupation lestée- mingéfe kb iieatin adhérents, à ')è {mm ttesi ruÉiinMti.^
Dans les JUtum^ 011 cbAlre la» : teuieaw qu'Us sont panredus k VA^ de trois w ;<]pi«te fH>> c'est à cet &ge qu'on expédie, paiir les régkms tonpéarées des GordîUères, les bœufs et les Vaicbesrqiia doWent recevoir les prtîries des UerroB firioMf oit las animaux trouvent, avec; une nouiriture abondante, le repos si favorable à un prompt et comidet. angraîasemenx»
Les signes, à l'aide desquels on prétend rocon^ naître si une vache est apte à donner un abondant produit en laît, sont, quoiqu'on en dise, assez trom« peurs ; je suis Men loin de nier, cependant, <pie l'ha* bitude de ji^er avec quelque certitude ne puisse pas s'acquérir. Ham cette faculté, acquise par one longue pratique, reste en quelque sorte la propriéfé de celui chez lequel elle s'est développée ; du mOiaa je puis afiiroier que les règles que j'ai entendu expo* ser m'ont toujours para fort vagues, et que plus d'iaie fois j'ai eu occaâon d'observer chez des vaches égBblement productives des conformations tcès-difiérentea des caractères extérieurs en quelque sorte opposés.
Les qualités que Ton exige d'une bonne vadw proviennent surtout de celles que pcflsMe son as^ cendance, et il est à peu près certain qn'nae. ffe nisse, issue d'une bonne laitière, deviendca elle» même une vache de valenr. Aussi la'>voie in phni diiwAe pemr créer une bonne raee , boMÎrila ^à élevsr ém pvAféieMe des génisses prorcoMl ë»
AmaÉê A L'masna aûigous. 507
mères qtaâse bm% reBUurquer par Tabwclanca duiaît plutôt que {wr la beauté de leurs fermes. Ail mosieut où j*écri$ ces lignes, il existe daus nos étâblès deux i»èces reconunandaUes pur leur produit : l'une est une vacbe de haute taille, mi^gre, aux os sailbmts, en un mot, de Taspect le plus disgra** cieux; l'autre est très^petite, à contours arrondis; aa charpente osseuse est peu irisible ; sa peau est doiïCe, son poil fin. Ces deux vaches ont cependant un caractère commun : chez l'une^ comme chez l'autre, l'appareil mammaire est extraordinairement développé.
Il ne faut pas, d'ailleurs, se hâter de juger la valeur d'une laitière après son premier veau; l'âge a de l'influence sur la sécrétion du lait, et, en général, le maximum de produit d'uue vaehe arrive quand elle a dépassé sa sixième année. Pour les chevaux et les bétes à laine, les dents ^nt des indices sûrs de l'âge ; la certitude tirée de ces organes n'est plus la même chez la race bovine, les signes de l'âge déduits de l'examen attentif des cornes présentent plus de garanties : chez le bœuf, il appan^t, vers la cinquième année, un anneau situé vers la racine des cornes ; chez les vaches, ce signe se manifeste au [mmier véli^; à partir de cette époque, chaque année voit naître à la mtaie place un nouvel ^uinean qui chasse le précédent. Sur les bètes avanoés en kgèy les anneaux se confondent et peuvent à peine être comptés. On observe aussi que les cornes, qui dans la jeunesse sont plus fortes vers
506 m i/ÈcomiM ms ANivAinc
leur baie et wiit 6» s'ftBiifiekMAi inA^ r«ttréiiiHé supérieure y présentent vers la tîettvjèfiMi eiet la dixième année' de raâimiGQ, une oonformation o<m^ traire; alors ellcfs offrent vem la raelne une . espèce d'étranglemeort. La dépresaion formée aunlesaos des yeux y des ongloBS plus développés sont encorè des signes d*un Age avancé (i).
Thaer estime qu'en moyenne et dans un établissement bien dirigé y le produit brut d'une vache est de 280 jonrs de rendement, durant lesiquels on obtient 1,287 litres de lait. Au reste, il est de toute évidence que le rendement annuel doit varier dans des limites fort larges, sekm la raoe, l'individu, l'&ge, Talimentation et le climat. Dans les régions les plus chaudes de l'Amérique équinoxiale, la taiterie a bien moins d'importance qu'en Europe. Les vaches des savannes du Casanare et dé TApure^ ne fournissent guère en moyenne que 1,75 lit. de lait par jour. La température élevée de ces cofitrées s'opposant à la préparation du beurre, la presque totalité du lait est employée à éiever , ou à la fabrication du fromage. Une vache fournit, année commune, 22 kil. de fromage. Dans les fermes (hatos), les 8/10 du lait sont utilisés dans eëttèfabricdtion ; 2/10 iservéni A Tallaitemelit des élevés.
Selon M. €iÂ*Ven, une vache bien nou^e ïktane annuellement 3,739 litres de lait. Par dès jaugeages journaliers du lait des vadies du domaine'
'{i) TUAeT,-AgHcidturé'taisonnéê,{Arlp.3(k. *' • ' ' '
ANNEXÉS A L'mDUSTRtB AGaiCOLE. 509
de la Feuillasse, M. Perrault porte le produit annuel pour une tète à 1,700 litres, ou 5 litres par jour, M. Low l'évalue à 3,406 litres. Comme on le voit, les dilTérences entre ces diverses données sont énormes, et peuvent à peine être jusliQées par tes circonstances influentes que nous avons admises; resterait à savoir comment le rendement annuel a été fixé parles divers observateurs; si, par exemple, on a toujours mesuré pendant une année entière le produit de chaque vache. Toute autre manière de procéder serait entièrement vicieuse, par cela même qu'elle supposerait un produit constant à toutes les époques; or, comme je l'établirai bientôt, il est bien loin d'en être ainsi.
Voici, en résumé, les faits parvenus à ma connaissance mir la quantité de lait qu'une vache peut produire.
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A Boch^lltronp, pendant longtemps, on a mesuré soir et matin, et Ton a enregistré le lait donné par chacune des taches. Je présenterai ici le résultat de ce jaugeage, efiTectué durant une année sur le lait de sept vaches entretenues à l'étable, et consommant par jour 1 5 làlog. de foin, ou l'équivalent de ce fourrage en tubercules et en racines.
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