DROITS POLITIQUES
queSy électorales et repiH!*sentalîve8^ faire le fond des statuts, faire interveoir les actioniiiaires au prorata de leur mise dans le fonds social , ou selon leur emploi et leur importance administrative.
C*est donc la mise, le capital et l'habileté ou la fonction qui donnent ici qualité et titre électoral , à peu prés comme en politique c est le cens et IWjonction des capacités. Les travailleurs , simplement salariés, ne sont pas membres actifs de ces petits corps électoraux de Tindustrie , tout comme ils ne le sont pas en politique ; mais, ainsi qu'on Ta vu, de plus en plus il dépendra d'eux, désormais et $ucr cessivement, de leur prévoyance , de leur écono«mie, d'être admis dans l'une et l'autre branphes d'élections, dès qu'ils auront capitalisé ou qu'ils se* seront élevés à l'aptitude qui rend l'admission l^i*time, c'est à dire hypothétiquement bienfaisante.
Mais, comme les mises du grand nombre des ouvriers ne peuvent être que fort restreintes, et comme ils sont toutefois intéressés au succès de l'établisse* ment où ils travaillent, peut-être nommeront^iis un jour un petit nombre de délégués dans leur sein, chargés de les représenter dans les assemblées d'actionnaires, à peu près comme le Uers état faisait auti*efois auprès des deux autres corps constituants des États généraux.
Ainsi, en généralisant cette économie administrative des réunions des centrer industriels, en l'étendant à toutes les sphères d'intérêts agglomérés, ce mode^ qui semble devoir envelopper un jour
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pi«sqiie le mouvement entier de la production et de la circulation , et par conséquent l'immense majorité des citoyens dans chaque nation, aboutirait à cette obligation salutaire et libérale que tout indi^^ vidu f pour compter dans la société industrielle et civile et être quelque chose, se trouverait encore forcé à la prévoyance, à Téconomie, à l'ordre , puisque le moindre petit capital épargné lui donnerait aussitôt valeur sociale individuelle.
Il y a plus, peut-être : cette valeur individuelle reconnue, témoignée par l'accession et la participation dans une entreprise industrielle, en qualité d'actionnaire à un certain cens d* action ^ ou en qualité de fonctionnaire principal , équivaudra à un diplôme, et donnera de droit la qualité d'électeur politique à tout actionnaire réel , puisqu'elle supposera de sa part un intérêt à l'ordre et à la stabilité, en même temps qu'une capacité certaine proportionnée à aa mise ou à sa qualité d'administrateur, de directeur, gérant, etc.
Quoi qu'il advienne, il n'est pas douteux que les .droits politiques ne soient reconnus alors à Timmense multitude des petits capitalistes actionnaires des établissements industriels» et que la société ne trouve un gage d'activité, d'aptitude et de moralité dans le développement intellectuel que leur permettra d'acquérir leur aisance : car ce sera tout simplement octroyer ces franchises à une classe moyenne extrêmement et successivement agrandie par 6uite du développement et de la diffusion des
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richesses, de l'augmentation de la population, des progrès, de la prévoyance et de Téconomie des classes inférieures. S'il en était ainsi, les électeurs de l'atelier et des collèges industriels seraient égale-* ment la classe où se recruteraient les électeurs des collèges politiques : car, dans notre langage, les savants, les artistes et les administrateurs, les agriculteurs et les commerçants sont des industriels.
Dans rhypothëse même où la concurrence individuelle resterait aussi multipliée qu'elle l'est aujourd'hui dans toutes les branches du travail , comme elle aboutirait encore à la difiusion des lumières et des richesses , grâce aux influences reconnues nécessaires des voyages, du rapprochement des individus, de la presse, etc., les mêmes droits politiques seraient toujours mérités et obtenus de la part du grand nombre , et les mêmes garanties oF-* fertes à la stabilité et au progrès social.
Ainsi les droits électoraux, les franchises politiques viendront à qui les conquerra par ses efforts, par ses sacrificesi par son travail et sa prévoyance. Ce seront, ce qu'ils doivent être, une récompense , un signe d'aptitude, et non un di*oit imprescriptible dû à l'ignorance, à l'immoralité, comme au savoir, à la modération et au respect de l'ordre.
Il est encore évident que toutes les réunions libres où Ton se propose la production la plus économique possible, où ceux qui participent à l'oeuvre sont loin; d'avoir un intérêt égal an succès (même dans le ca^ où la part du travail serait améliorée) comportent.
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ojcigont un lien hiérarchique, une relation de dh^ectcur ù dirigé, entre les travailleurs.
Il est donc probable que Texisteuce générale des grauds ateliers et des nombreuses corporations d*ouvricrs suggérera et uécessitera l'établissement successif d'articles réglementaires qui, un jour réunis, formeront le code de l* industrie, les statuts, la grande charte des maîtres et des ouvriers, la disci'pUiie des chefs et des soldats de l'armée industrielle.
La jouissance des droits politiques est donc fondamentalement une question de richesse, de bienêtre, puisque Taisance est la condition de la culture intellectuelle, outre qu'elle est un gage du désir de l'ordre et de la paix.
Or, les richesses, le bien^tre sont promis aux peuples et aux individus qui se rendront actifs, qui s'aideront des moyens de transport nouveaux et des forces motrices à la vapeur.
Donc, les franchises politiques s" universaUseront successivement avec l'aisance, avec l'intelligence et la moralité du grand nombre. Donc, les chemins de fer feront, non seulement des peuples aisés, mais aussi des citoyens, des électeurs, des hommes libres et di* gnes de l'être.
C'est assez dire par où est la véritable issue des prétentions audacieuses mais légitimes, des débats persistants et des conflits bouillants soulevés dans le inonde politique européen à cet égard.
f.A FOBMB DU POUVOM.
Ccrniment le gùtwernemefU fepri$ewlaiif pur sera la forme générale du pouvoir chez les natioos qui s'approprieront les agents nouveaux de production et de transport. — Que ce mode de relations politiques sHntroduira dans toutes les sphères de Factivité sociale. -— Précédents favorables. — ^Avènement de la capacité dévouée et méritante. — Gomment les sociétés se trouveront organisées pour le progrès ou mouvement en avant continu. — Rôle probable des gouverne* ments dans le milieu nouveau. — Comment la question de royauté et dtpréêidenee se trouvera réduite successivement à sa plus simple expression. — ^Résultats futurs de la sainte alliance des locomotives. — Rôle probable des diverses classes dans Féquilibre et le mouvement politiques à venir. — * Changements probables dans Pétendue des Empires.
S'il est vrai que^ par les mêmes influences^ un plus grand nombre de citoyens, dans chaque nation, se-* ront chaque jour émancipés matériellement et intellectuellement f il faut en conclure qu'ils le seront aussi politiquement.
S'il est vrai que les classes intermédiaires se recruteront sans cesse par le progrés graduel de la dif« fusion des richesses et de l'aisance générale, on doit encore prévoir que le nombre des électeurs politiques augmentera à mesure que croîtra le nombre des hommes morau.x, intelligents et aisés qui auront intérêt à l'ordre, et qui seront capables d'apporter une