‹ Économie socialeChapitre 9 sur 49 · LE MORCELLEMENT · texte numérisé non relu

LE MORCELLEMENT

ploitalion combinée des deux industries agricole et manufacturière dans les campagnes ; enfin avec le fonctionnement économique et le mode de transport et de Tente qui conviennent le mieux à la distribution f aux propriétés, et à la destination des chemins de fer 9 dont la force de traction et la capacité des wagons sont prodigieuses?

Nous croyons avoir prouvé la négative jusqu'au superflu; et avoir persuadé que le morcellement va^ au contraire , contre toutes ces fins.

tA COnCITlRBNCE.

Degrës précis e( limites du retour vers la centrnlisalion industrielle.^ Dam quelles branches se réfugiera la concurrence individuelle. — Économie future du commerce de débit dans les villes. —Aspect el physionomie extérieure des rues, etc. — La concurrence collective substituée graduellement à la concurrence individuelle. — Importance graduée des centres de travail et des associations. *— Loi générale ou mouvement de la concurrence. — Raison de la centralisation actuelle et prochaine. — Légitimité et nécessité étemelle de la concurrence. -* PrévisîoD. -*- Conseils aux petits propriétaires» agrieulteurs et aux petits industriels. '

Si noos avons démontré jusqu'au superflu que la propagation des chemins de fer et des forces économiques agglomérantes réalisera nécessairement la mobilisation du sol» elle retour du morcellement à une division ou plutôt à une centralisation mesurée, sans cependant diminuer le nombre des propriétaires , il s'ensuit encore naturellement que la concurrence elle-même sera réduite à un moindre nombre de raisons agricoles, manufacturières et commerciales; en d'autres termes , qu'il y aura moins de compétiteurs iiidividtiels pour la vente et

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Tachât; moins d'intérêts isolément en rivalité et en lutte dépréeiative.

Nous avons indiqué suffisamment les causes efficaces et les moments probables de cette transformation ; mais nos affirmations sont restées dans les termes vagues et élastiques de plus et de moins.

Or, ici nous sentons la nécessité de nous arrêter pour préciser davantage le degré relatif et les limites de cette concentration des ateliers et des raisons industrielles en général^ qui nous parait être le fait capital parmi les influences des innovations économiques dont nous nous occupons.

Il nous parait certain que^ dans chaque nation , l'époque du passage de l'état de concurrence extrêmement morcelée à Tétat de concurrence (mesurée sera longue , qu'elle débutera par la transformation des industries manufacturières et par celles qui leur sont le plus analogues; et simultanément par la transformation des industries agricole et commerciale ou de circulation , mais principalement de la dernière.

La concurrence individuelle, isolée etchétîve, se réfugiera en définitive presque exclusivement dans le commerce de petit détail quotidien ^ dant celui de consommation domestique ou dernière de la richesse par les individus et les familles; et dans une série très nombreuse de professions libé^ raies, d'arts délicats ou ingénieux, qui ont pour but de satisfaire les caprices mobiles et perpétuellement

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variables de la mode^ de l'opulence, et dn raffine* ment des beaux-arts et du goût.

£t cela y à tout jamais; car cette série de travaux et de produits ne comportera jamais d*autre mode bien économique que celui de la concurrence ou de la production indmduelle , de Tinspiratioii intime , de Texécution privée , et un à un.

De ce nombre sont la gravure , la bijouterie , l'or* févrerie; les objets de mode , de toilette, d'ornement, d*anieublement, etc. Les beaux-^rta ni les sciences ne comportent pas le jeu des machines. La main délicate, l'art et la patience, l'intelligence ou le sentiment de l'homme produisant individuellement et isolément , y sont obligatoires. D'ailleurs , d'autres travaux viendront; on confectionnera des choses noui^lles; et la main, l'intelligence de Tindividn artiste ou artisan, en seront la première force motrice et exécutrice; car l'homme aura toujoui*s à mettre son cachet personnel à une foule d'oeuvres utiles et agréables, qui , au début , ne comporteront pas la réunion. C'a été le propre de presque toutes les industries aujourd'hui exercées mécaniquement, qu'avant qu'un mécanisme bien supérieur et plus puissant leur eût été appliqué , elles avaient été pra« tiquées patiemment et artistement, durant long* temps, par la main de l'homme, et ultérieurement même par une machine moins parfaite qui réclamait encore, pour une forte part du fini de Tceuvre, le génie ou la main de t individu à part soi. Évidemment aussi, la bonne distribution des ri«

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