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COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU RHONE

Section d'économie sociale.

La section d'Économie sociale du Comité départemental du Rhône avait pour président M. Aynard, alors vice-président de la Chambre de commerce de Lyon ; pour vice-président, M. Romain, tisseur, ancien viceprésident du Conseil des prud'hommes ; pour secrétaires, MM. J. Dumond, directeur de la Caisse d'épargne de Lyon ; Bleton, ancien président du Comité des sociétés de secours mutuels, et V. Pelosse, secrétaire adjoint de la Chambre de commerce. Les autres membres étaient : MM. Arloing, directeur de TÉcole vétérinaire ; Bonnardel, président de la Compagnie générale

de navigalion ; Chabrières-Arlès, trésorier-payeur général ; Marius Duc, membre de la Chambre de commerce ; J. Gillet, membre de la Chambre de commerce ; Grjnand, conseiller général ; Guichard, conseiller général; Mangini, président de la Société d'enseignement professionnel du Rhône; Renard, teinturier; Robin, avocat ; Sabran, président du conseil d^admînislration des hospices; Vaulhier, ingénieur.

Le mémoire du Comité départemental du Rhône est un volume imprimé, grand in-S** de 464 pages, avec une introduction et un grand nombre de rapports spéciaux ou de notices.

L'introduction est de M. Aynard. Elle est suivie de nolices et de mémoires sur la rémunération du travail fournis par plusieurs industriels, et de notes pleines de renseignements sur les syndicats, les unions, les chambres syndicales, les associations d'étudiants et d'élèves des institutions d'enseignement de tous degrés et de tout ordre, sur les écoles professionnelles, l'apprentissage, etc. M. Blelon a fait un rapport étendu sur les sociétés de secours mutuels ; M. Dumond, sur les caisses d'épargne et les sociétés coopératives. On y trouve encore des notices très détaillées sur la construction des logements ouvriers, sur les cercles, les hospices. M. Marius Duc a fourni des notes précieuses sur les services intérieurs des hôpitaux de Lyon; M. Rougier, sur le dispensaire général. EnQn, dans un appendice,

on a donné des indications très précises qui permettent d'apprécier la permanence des professionsà Lyon; c'est une liste des maisons fondées avant 1789 et de celles qui, fondées depuis, ont deux et trois générations d'existence.

Ce mémoire est un ouvrage complet sur l'état social et moral du département du Rhône et de Lyon, quirépond avec beaucoup de généralisation et de détails à la fois, à la plupart des questions posées dans le questionnaire envoyé aux comités départementaux par la Direction générale de TExposition.

Le morceau capital est l'Introduction. M. Aynard y fait un portrait très étudié de Lyon et du Lyonnais. La ville et les habitants sont pleins de contrastes. La cité mystique sur la montagne de Fourvières ressemble À « une pyramide de couvents, de séminaires et d'hospices formant comme un grand décor religieux toujours étalé aux yeux de la ville basse ». La cité du travail fiur la montagne de la Croix-Rousse montre, de l'autre côté, ses ruches industrielles à neuf étages et ses fenêtres par centaines, donnant du jour et de l'air aux métiers des canuts. Sous un ciel ou très triste ou très radieux entre la Saône, mollis Arar, et le Rhône, fleuve de vertige^ le Lyonnais est tantôt sombre et renfermé dans sa pensée solitaire, tantôt bruyant, prêt h, la bataille et à la révolte. Tout le monde illumine pour la fête de l'Immaculée Conception, et on laisse ensuite tranquille-

menl enlever, par une municipalité antireligieuse, les croix des places publiques et des cimetières.

Le même contraste se révèle dans le commerce et Tindustrie. Les alTaires sonl menées avec une « sagesse rasant la terre >' et d'autres fois « Taudace allant jusqu'à la déraison » transforme Lyon en une rue Quincampoix où toutes les classes de la Société « se ruent au jeu ». C'est cependant le bon sens, c'est le travail bien ordonné, le progrès accompli par la réflexion qui finissent par l'emporter. Le rapporteur rappelle les excès de spéculation dont Lyon et les Lyonnais ont eu si souvent à souffrir : la machine Pascal, dont les actions de 500 francs ont atteint, par le jeu, le cours de 18,000 francs en 1867 ; l'aventure du simili-soie; la folie de spéculation sur la soie en 1876 ; celle de 1881 sur les actions de l'Union générale et le goût que la population avait autrefois pour la loterie royale. La fondation de la caisse d'épargne a fait à partir de 1822 une forte concurreace à la loterie. M. Aynard donne le tableau du produit de ce triste impôt qui a été en décroissance à partir de 1822 jusqu'à son abrogation en 1833, 4,500,000 francs en 1822 et 2,287,000 francs en 1833. C'est l'époque où les ouvriers ont commencé à prendre l'habitude de l'épargne. Cependant la Caisse d'épargne n'était pas la seule concurrence à la loterie royale, et les loteries clandestines de Genève ont peut-être joué alors un rôle aussi important que la Caisse d'épargne

dans la diminution des produits de la loterie.

Aujourd'hui les deux Caisses d'épargne de Lyon sont florissantes ; elles ont 62 millions de dépôts et ont ouvert 200,000 livrets; il faut dire qu'il s'est fondé 31 sociétés libres d'épargne sur le modèle de la Fourmi et que, dans ces sociétés, c'est l'appât des lots à gagner, car la capitalisation se fait en valeurs à lot, qui fait affluer le nombre des souscripteurs.

A côté de l'épargne, la charité a toujours été pratiquée à Lyon dans des conditions très larges et toutes particulières. Il n'y a rien en France qui ressemble à Inorganisation des hospices de Lyon.

Cette grande institution qui remonte au vu® siècle a traversé sans encombre toutes nos discordes et demeure respectée de tous en conservant une double originalité. Elle montre d'abord le spectacle d'une harmonie complète entre le laïque qui administre le bien des pauvres et le religieux qui les sert dans la maladie.

Les frères et les sœurs de nos hospices ne font point de vœux; ils forment une sorte de congrégation libre, fixée dans chacun des hospices, n'émigrant pas de Tun à l'autre et qui n'est liée que par un serment d'obéissance envers l'administration civile, serment rigoureusement respecté. L'autre originalité, c'est que nos établissements hospitaliers suffisent avec leurs seules ressources, non seulement aux malades de la ville de Lyon, mais encore à la région qui l'entoure; car la plupart des hôpitaux sont généraux et admettent sans s'enquérir du lieu de résidence. Le fait est unique parmi les grandes villes, qui toutes sont obligées de contribuer au budget de leurs hospices.

Les deux parties les plus intéressantes de Flnlroductien sont celles qui décrivent Torganisalion de l'industrie de la soie et les efforts persévérants et couronnés de succès de la municipalité, de la Chambre de commerce et des chefs d'industrie pour former les ouvriers de 'goût dont l'industrie de la soie ne saurait se passer :

La fabrique lyonnaise de la soierie est, au point de vue de rexcellence et de la variété des produits, de Tiraportance de la fabrication, comme de Tantiquité de Forigine, la plus belle des grandes industries françaises... Elle naît vers le milieu du xv« siècle, d'importation italienne. Les proscriptions des Républiques de Florence, de Pise et de Gênes devaient nous doter de Tart de la soie. Cet art grandit chez nous jusqu'à la révocation de redit de Nantes (1685), qui nous enlève brusquement les deux tiers de nos ouvriers. La proscription française implante à Grefeld et en Angleterre rindu strie que la proscription italienne avait amenée à Lyon. C'est à la fin du xvm*' siècle que se place Tapogée de nos manufactures. Au point de vue de la concurrence, presque toutes leurs rivales, notamment en Italie, sont abattues; au point de vue delà beauté et de rorigiualité de la fabrication elles sont alors incomparables. Aux xvi" et xvu« siècles, il est assez difficile à l'œil du connaisseur de distinguer une étoffe de soie de provenance italienne, de Nimes ou de Tours, d'une étoffe lyonnaise : le goût et les procédés se ressemblent ; mais au xvm" siècle notre fabrique est servie par des dessinateurs de génie et par des ouvriers admirables. Le dessinateur Philippe de la Salle donne à ses conceptions décoratives une originalité particulière.

Puis est venue une époque de décadence pour le

goût, qui se reforme heureusement aujourd'hui, grâce à. des efforts persévérants. Il a été fondé, en effet, à Lyon des institutions admirables dans cet ordre d'idées. L'instruction artistique s'accroît ; les écoles municipales de dessin donnent un enseignement pratique, et il se forme toute une génération d'ouvriers artistes, de commerçants instruits, en un mot, une population destinée à porter très haut le drapeau du commerce et de l'industrie de Lyon. Voici Ténumération des écoles lyonnaises où s'élève la jeunesse industrielle et commerçante : Ecole de la Martinière des garçons. Ecole de la Martinière des filles, Pensionnat des frères, École congréganiste de la Salle, Ecole de comptabilité pour les dames et demoiselles, entretenue à frais communs par la ville et la Chambre de commerce, Société d'enseignement professionnel. Cours municipaux du soir, École de tissage de la Croix-Rousse, École centrale lyonnaise, École supérieure de commerce et de tissage. École des hautes études de chimie industrielle créée à la Faculté des sciences, par M. Raulin, et subventionnée par la Chambre de commerce, École nationale des beaux-arts et les huit Écoles municipales de dessin.

L'École nationale des beaux-arts, qui s'obstinait par trop à procréer des artistes incomplets, a été profondément réformée en 1876, ou plutôt arepris ses anciennes traditions, car elle procède de TÉcole ouverte par le peintre Oudry dans rintérèt des manufactures lyonnaises. L'enseifme-

ment des arts décoratifs y est intelligemment donné et promet des dessinateurs excellents. La Chambre de commerce de son côté ne cesse d'enrichir le musée et la bibliothèque d'art qu'elle a créés en 4854. La superbe collection d'étoffes anciennes et les documents précieux au point de vue de l'ornement et de l'étude des styles que possède la bibliothèque, en font des laboratoires très fréquentés par nos dessinateurs et nos décorateurs.

La fabrique lyonnaise de la soie a une organisation séculaire. Le fabricant lyonnais ne possède ni métiers ni usines ; il emploie les métiers et les usines des autres. Cette organisation non seulement subsiste dans les petits ateliers de la ville en vertu de la coutume de plusieurs siècles, mais elle a été appliquée au métier mécanique qu'on a commencé à employer vers 1860.

Groupés en grandes usines pour remplacer les métiers à bras, il semblait que les métiers mécaniques dussent retomber à la charge des fabricants. Point du tout, les grands usiniers qui possèdent les métiers mécaniques sont des entrepreneurs de main-d'œuvre, des tâcherons pour le compte de nos fabricants, à la manière des petits chefs d'atelier de la Croix-Rousse. En cela se découvre la cause de la solidité exceptionnelle de la fabrique de Lyon. Si cette organisation se révèle souvent bien dure pour la maind'œuvre, grande ou petite, elle sauvegarde cependant l'intérêt général en ce qu'elle permet d'éviter le fléau endémique de toutes les autres industries, à savoir la surproduction. Par ce système, le fabricant n'est point un industriel pur, et c'est pourquoi dans les actes anciens on le dénomme « marchand ». Il fournit le capital, la matière première, la création, l'indication, ou le choix de l'article.

et court Je risque commercial. L'ouvrier lui apporte à forfait et Toutil et le bras, tandis que dans les autres industries le patron a tout à sa charge : le bras est donné contre un salaire.

Le tisseur lyonnais, ou le canut, est le dernier représentant des anciennes races ouvrières françaises ; de même que le fabricant lyonnais n*est pas tout à fait industriel, le tisseur n'est pas tout à fait ouvrier : il est entrepreneur. Propriétaire du métier et de l'outillage, il fait un contrat à façon; il travaille néanmoins de ses mains avec son compagnon. Il n'a pas changé depuis des siècles, mais le nombre en diminue, parce que les métiers mécaniques émîgrentà la campagne. En 1848, il y avait encore 50,000 à 60,000 métiers dans la ville ; il est difficile aujourd'hui d'en compter plus de 10,000 à 12,000 dispersés dans 5,000 à 6,000 ateliers.

Cette organisation antique peut-elle durer? On entrevoit ses merveilleux côtés : elle donne Tindépendance au travailleur, elle maintient la famille, elle stimule Tesprit d'invention, elle donne un appui et une sécurilé considérables au fabricant. Est-elle tout à fait condamnée? On ne peut se résigner à le croire. Certes il faut faire la part de l'inévitable. Le métier mécanique ne reculera pas, au contraire; il s'appliquera à un nombre d'articles de plus en plus grand. Le travail à la campagne est un grand bienfait ; pendant que notre tisseur souffre, les nombreux métiers épars dans la région qui nous entoure ont mis l'aisance dans ces familles qui ont tour à tour pour les nourrir la terre et l'industrie, qui peuvent ainsi faire face au mal cruel du chômage.

En même temps, il faut bien le dire, le contrat de façon a ses difficultés, et les tisseurs à la recherche de la fixité du prix de façon ont eu souvent les plus graves discussions avec les patrons. On connaît l'histoire des conflits lyonnais entre les ouvriers et les fabricants, allant quelquefois jusqu'à l'émeute et la répression sanglante. Il y en a eu en 1693, en 1744, en 1776 comme dans notre siècle avant comme après 1789 et 1830. Gomme Ta dit Louis Reybaud, en parlant de Tinduslrie de la soie à Lyon en 1859 : « L'organisation de la fabrique couvre trop le fabricant et laisse trop l'ouvrier à découvert», et enfin, ajoute l'auteur de Tintroduction :

Ne peut-on point calmer, en quelque mesure, la grande inquiétude de rouvrier, qui est le manque de suite dans le travail? Gela est plus difficile; les caprices de la mode sont devenus de plus en plus brusques : c'est de Fart commercial que de savoir s'assurer les consommations constantes, mais est-il impossible de réserver aux tisseurs urbains les articles de production continue et de rejeter à la campagne ceux qui sont les plus incertains? La permanence dans les engagements est la clef de voûte des bons rapports entre patrons et ouvriers. La fabrique de Lyon, par humanité comme par intérêt, doit la préférence à ses collaborateurs d'élile, et doit savoir accomplir quelques sacrifices en leur faveur. On ne saurait oublier qu'il ne se forme plus d'apprentis à la Groix-Rousse.

Les conclusions de M. Aynard sont d*un ordre très élevé :

L'erreur, dit-il en terminaut, serait de croire qu'en économie sociale on peut se contenter de la simple justice, c'est-à-dire de l'observation stricte des lois économiques / qu'on croit inexorables. Les lois économiques sont certaines et doivent être obéies ; elles règlent par la liberté et soumettent à une concurrence nécessaire les mouvements du travail humain. Mais ces lois ne sont que le résultat de l'expérience et de l'observation qui les découvrent comme le meilleur moyen de développer et de féconder le travail. Elles ne sont point inviolables à la manière des grandes lois physiques. Si elles sont fondées sur la nature, on peut leur appliquer le mot de Bacon sur l'art : c'est que, pour les appliquer, l'homme doit s'ajoutera la nature. Lois non écrites et dépourvues de sanction apparente, elles doivent être suivies par chacun en interrogeant une conscience mise en présence de Dieu. User d'un homme et user d une machine seront des choses éternellement différentes aux yeux de la morale.

Parmi les notices insérées à la suite de l'Introduclion de M. Aynard, il faut mettre à part les rapports MM. P.-A. Bleton et Jules Dumont sur les sociétés de secours mutuels et de retraites, sur les associations coopératives et les sociétés d'épargne. Ces rapports ont été réimprimés avec de nombreux documents annexes dans un volume de 202 pages du même format que le mémoire principal. On y trouve des notices sur 136 sociétés de secours mutuels et 44 associations coopératives avec un tableau contenant la liste de 31 sociétés d'épargne capitalisée. Ces documents importants ont servi aux rapporteurs des sections V, VI, VIII et IX.

Dans un appendice on a fail le relevé des maisons d'industrie et de commerce qui à Lyon se sont continuées depuis un grand nombre d'années pour montrer l'esprit de suite des Lyonnais dans la profession de leurs pères. 8 maisons remontent au delà de 1789; 6 par filiation directe et 2 par ligne maternelle ou collatérale; 21 fondées depuis 1789 ont trois générations d'existence : 9 par filiation directe et 12 par ligne maternelle ou collatérale ; 95 maisons fondées également depuis 1789 ont deux générations d'existence : 85 par filiation directe et de 10 par ligne maternelle ou collatérale.

Nous reproduisons enfin ci-dessous quelques-unes des notices jointes au mémoire du Comité départemental du Rhône.

Le jury a décerné un grand prix au Comité départemental du Rhône pour le beau travail dont nous avons rendu un compte sommaire et des médailles d'or de collaborateurs à MM. Aynard, P.-A. Bleton, Marius Duc et J. DuuoND.

Note sur la rèmnnératlon da travail.

Le petit nombre des notices consacrées dans la section t à Vétude de la rémunération du travail ne doit point faire supposer que peu de maisons de commerce ou de fabrique de la région lyonnaise se soient efforcées d'améliorer la situation de ceux qu'elles emploient. On se tromperait en le pensant. Lyon, au contraire, est une des villes où la

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question de la rémunération a été le plus approfondie et où de nombreuses créations, soit originales, soit rentrant dans les types déjà connus, ont été introduites depuis longtemps déjà.

Mais les habitudes et les traditions lyonnaises font une sorte de loi de ne pas divulguer les améliorations particulières que chaque patron a créées chez lui. On observe une grande discrétion à cet égard pour des motifs qui n'ont pas être examinés ici, de telle sorte que de très intéressants sujets d'étude, au point de vue de Tapplication pratique des diverses théories de rémunération du travail, échappent à Texamen.

Il ne faut néanmoins pas douter des avantages sérieux et réels que les chefs de maisons ont introduits en faveur de leur personnel. Dans une ville on la grande question du travail prime tout, où maîtres et employés savent au juste le prix d'une heure de labeur, où l'esprit charitable, humanitaire et de véritable confraternité existe à un si haut degré, on ne pouvait se désintéresser de la grave question de la rémunération de tous ceux qui, à un titre quelconque, collaborent à Tœuvre de la production. Mais le Comité, nous le répétons, a dû borner forcément ses publications.

Au cas où Ton voudrait avoir un aperçu sur la variation des salaires dans la grande et dans la petite industrie, nous ferions les remarques suivantes :

La grande industrie personnifiée à Lyon dans le tissage de la soie ne se prête pas à une étude de ce genre parce qu'en définitive les ouvriers tisseurs travaillant chez eux pour le compte des patrons sont de véritables entrepreneurs de travail et non point des ouvriers ordinaires.

A l'égard des autres industries principales à Lyon nous relèverons les variations de salaires survenues depuis trente ans dans les industries de la bâtisse, de la menuiserie, de la métallurgie, de l'ébénisterie et de Fimprimerie.

Maçons . . . . , Menuisiers..

Forgerons. .

Ébénistes...

Imprimeurs,

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